Le Manuel Officiel du Krav-Maga, avec Richard Douieb

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Une des nouveautés littéraires (enfin « guide-pratiquaire » plutôt) de la rentrée en arts martiaux, sports de combat et self-défense, c’est indéniablement le Manuel Officiel du Krav-Maga, avec Richard Douieb (accompagné de Yann Veillerant & Djamel Ouazine), publié par l’énorme Hachette (les gros éditeurs mainstream commenceraient-ils enfin à flairer le besoin de développer leur gamme sécurité ?).

Super news, et manuel forcément de référence puisque signé par celui qui structuré et développé le Krav-Maga en France et dans plusieurs pays d’Europe, depuis des décennies. Alors depuis ce développement fulgurant initié par Richard Douieb & la FEKM, l’organisation du Krav-Maga s’est un peu délitée en plusieurs structures fédérales, mais les techniques & les principes, eux, restent les mêmes. Ce manuel devrait donc plaire à tous les pratiquants de Krav, et aussi à ceux qui ont entendu parler du Krav-Maga et cherche à en savoir plus sur ce qu’enseigne cette discipline d’origine israélienne, tant réputée pour ses aspects d’auto-défense.

Le Manuel Officiel du Krav-Maga, Richard Douieb

Sommaire du Manuel Officiel du Krav-Maga

Extrait du Manuel Officiel du Krav Maga

Pour rappel, Richard Douieb a été l’auteur de plusieurs manuels de Krav-Maga notamment aux éditions Européenne de Magazines (Karate-Bushido), et plus récemment du livre Le combat d’un homme de paix, Imrich Lichtenfeld.

10 Comments

  1. chris

    7 septembre 2017 at 10:23

    Bjr,
    Le fait de créer des ceintures, des grades et l’apprentissage de techniques pour passer de grade a pour résultat de dévoyer le krav-maga.

    L’esprit du krav-maga n’y est plus en voulant administrer cet art de self-défense, sans compter la création d’ une pseudo-fédération rattachée à celle du karaté!

    Tout ça pour la finalité: le pognon!

    • Guillaume [admin]

      8 septembre 2017 at 13:05

      Le sujet des grades/ceintures est un vieux débat des arts martiaux. Le Judo, le Karate, etc. ont initié les ceintures pour, de ma compréhension, aider le développement large de la discipline. Quand tu as l’ambition de vouloir développer une discipline largement, auprès d’un public varié (en âge, en sexe, en catégorie socio-professionnelle), s’il n’y a pas une structure pour un peu organiser les niveaux tu vas avoir de grosses disparités d’un club à l’autre, et surtout, c’est bête, mais ceux qui ne sont pas à la base déjà passionnés par la discipline peuvent se lasser de ne pas avoir des objectifs clairs à atteindre. Une ceinture est un objectif pour entretenir une motivation à s’entraîner !

      Alors bien sûr, quand on est déjà passionné à fond sur les arts martiaux, on n’a pas besoin de ceinture. Mais si un art martial ne vivait que de ses passionnés extrêmes, il n’irait pas loin… et on ne peut pas reprocher aux différentes écoles de vouloir plus de pratiquants, d’aller au delà des purs passionnés. Il y a tellement de gens qui n’ont aucune passion.

      Alors ce développement, ça peut être pour le pognon (et alors, quand c’est le cas, je ne vois pas où est le problème tant que l’enseignement reste authentique/sincère et apporte du positif aux pratiquants — après tout, tout travail mérite salaire), mais dans la plupart des cas, et pour connaître un peu Richard Douieb je pense qu’il rentre dans cette deuxième catégorie, il y a la motivation pour le fondateur ou celui qui a pris en charge le développement d’une discipline, la satisfaction de voir une méthode partir d’un petit club et de s’étendre à tout un pays voire au-delà, et de voir l’intérêt de nouvelles personnes pour une méthode que l’on a créé ou bien pour laquelle on est le représentant officiel. Quand tu es passionné d’un art et que tu as la charges de développer cet art après la disparition du fondateur, il y a une motivation passionnelle certaine, au-delà de l’argent. Et pour connaître très bien le sujet de l’édition, un bouquin d’arts martiaux qui sort chez un éditeur rapporte peu d’argent à son auteur.

      Sur le différend entre FEKM (qui existait avant la scission avec la FFKDA) et FFKDA, j’ai compris que la discorde était plutôt sur les passages de grade et la possibilité que des Karateka non expérimentés en Krav-Maga puissent juger des passages de 1e dan de Krav. Peu importe au final. Richard Douieb a fait un super boulot de développement du Krav depuis des décennies, avec la FFKDA ça aurait pu encore plus s’accélérer mais hélas le modèle n’a pas fonctionné. Aujourd’hui la FEKM a repris le lead historique sur le Krav, la FFKDA garde une partie Krav Maga avec Alain Formaggio entre autres qui fait aussi du bon boulot… et puis d’autres clubs / fédérations se créent, c’est la vie des arts martiaux, il y a toujours plein d’écoles qui ne sont pas d’accord, et beaucoup de rivalités entre les personnes. Mais après, personne ne pourra enlever à Richard Douieb le rôle qu’il a eu dans le développement du Krav en France et dans d’autres pays d’Europe, et donc le bouquin devrait plaire au-delà de la FEKM.

  2. Ecto

    8 septembre 2017 at 12:02

    Bonjour Chris,

    Vos informations ne sont pas exactes : la fédération liée à la FFKDA a effectivement initialement été créée par Richard D., mais il les a quitté (justement à cause des intérêts financiers de la FFKDA) il y’a maintenant de nombreuses années afin de créer une fédération entièrement autonome, la FEKM.

    Quant aux ceintures, elles sont nécessaires à l’encadrement et au contraire nécessaires. Pour rappel elles ont été initiées par Imi L. lui-même, qui est le fondateur du Krav Maga. C’est une spécificité du Krav Maga, bien d’autres self n’ont effectivement pas de ceintures.

    La logique : on n’apprend pas à se défendre contre une arme tel qu’un pistolet, avant de savoir bien se positionner ou bloquer un direct ==> Tout l’intérêt des ceintures.

    A contrario, les Self Defense où l’on apprend à se défendre contre une attaque à 3 adversaires (parce que commercial), mais sans même savoir positionner ses pieds ou donner un direct sans se casser le poignet, c’est là où il y’a une anomalie de pédagogie et où l’intérêt n’est pas d’apprendre la défense mais bien le pognon.

    Quant au livre, merci protegor pour l’info, c’est commandé 🙂

    En espérant qu’il sera de meilleur qualité que les précédents (pas assez explicites sur les techniques)

    • Bastoun

      12 septembre 2017 at 9:37

      Ecto, tes info ne sont pas exactes non plus: la FEKM n’était pas affiliée à la FFKFA dès le début. De mémoire, elle a été affiliée à la FFKDA qu’à partir de 2007 ou 2008 (je venais de commencer le Krav et j’ai vu le rapprochement se faire) et l’a quittée en 2012.
      Je me prendrai également le bouquin, en espérant qu’il soit suffisamment exhaustif.

  3. chris

    12 septembre 2017 at 18:41

    Bsr,
    merci à tous pour les explications.
    De toutes façons, en apprendre plus pour passer grades et ceintures ne sert à rien car en cas de stress, il en reste que le basique.
    Merci
    @+

    • Bastoun

      13 septembre 2017 at 10:44

      Tout à fait d’accord. J’ajouterais qu’en plus, les techniques les plus à même de nous servir dans la vie de tous les jours se trouvent dans les 1ers grades, et qu’il est sans doute plus utile de les travailler encore et encore plutôt que d’ajouter de nouvelles techniques plus avancées mais qui a priori nous serviront beaucoup moins (parades contre arme de poing, fusil d’assaut etc.)

  4. EvilEmile

    27 septembre 2017 at 11:45

    Les techniques avancées de krav ne servent qu’à valider ce qui a été appris en ceintures jaune/orange.
    Les parades contre couteau en ceinture marron sont très importantes et invalident en partie votre vision des choses. Ensuite, l’aspect ninja ne fait que renforcer l’équilibre, la rapidité et l’assurance du geste et d’ailleurs, Richard Douïeb dit clairement que certaines situations sont improbables mais elles sont tout de même envisagées. Les parades contre FA sont valides contre un simple bâton utilisé en pique.
    Pour avoir fait partie de la FEKM pendant presque 10 ans, je ne crois pas que le pognon fasse partie des priorités. L’association FFKDA/FEKM devait rendre le krav visible, enfin. Quand la FFKDA a pondu des profs de krav issus des arts martiaux et non de la self, ça a coincé.
    J’insiste sur la qualité de l’enseignement de la FEKM. On en bave, c’est dur, mais indépendamment des ceintures, ce qu’on y apprend reste et c’est l’essentiel.
    Pour les techniques retenues, je suis tout à fait d’accord et je rajouterai qu’elles servent à ne pas tomber mal ou à ne pas prendre une porte dans le grouin…Loin du warrior de base.

  5. EvilEmile

    9 octobre 2017 at 10:47

    J’ai acquis le bouquin. Attention, malgré l’effort pour rendre les techniques claires, il faut avoir pratiqué pour comprendre les enjeux. Je crains que ce livre ne donne des illusions aux débutants, à savoir les dispenser des nombreuses heures de travail nécessaire pour arriver à un résultat probant.
    Ce n’est pas un programme pour préparer un passage de ceinture mais plutôt une sorte de testament.

    • Bastoun

      16 octobre 2017 at 12:21

      Je confirme. D’un autre côté, c’est ce que je recherchais: un bouquin unique qui « compile » l’ensemble des techniques, en dehors du cadre des grades et des ceintures, et auquel je peux me référer lorsque j’ai un doute sur tel ou tel mouvement. Et en effet, il ne s’adresse sans doute pas à quelqu’un qui n’a pas au moins quelques années de pratique.

  6. Fab

    21 octobre 2017 at 1:07

    Bonsoir,

    Même sans années de pratique je pense que avec le livre il y a moyens de écouvrir cet art de combat et même je pense qu’on peut faire quelque chose de potable sans forcément maitriser a 100%.

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