Souvenirs… suivi par un individu au Louvre

5 commentaires

Ce billet est le 500ème posté sur protegor.net !

Pour l’occasion, n’hésitez pas à surfer dans les archives (par mots clés dans le moteur de recherche, dans la liste « random » dans la colonne de droite, en prenant une page du blog au hasard, etc.) 🙂

Il y a quelques jours, je me suis remémoré une mésaventure de jeunesse, et m’amusais à voir les bons & mauvais réflexes que j’avais eus. Je venais d’arriver à Paris, j’avais 22-23 ans. C’était l’été, un soir de semaine, à la tombée de la nuit (cette demi-heure où il fait encore jour mais la luminosité est en train de flancher… et les lumières ne sont pas encore toutes allumées). Je me promenais sur la rue de Rivoli, près du Musée du Louvre, quand j’ai eu l’impression que quelqu’un me suivait. Pas totalement convaincu, je me décide de tourner dans une rue pour voir si l’individu me suivait. Il me suivait [bon point : l’awareness c’est être conscient de son environnement mais aussi savoir entendre certains signes que notre corps détecte, comme une intrusion dans sa zone de proximité, ou une sensation de suivi].

Pas encore très habitué à Paris, je venais en fait d’entrer dans l’un des passages couverts du Louvre qui amène près de la Pyramide. Vu l’heure, la pyramide était fermée et les touristes tous partis. Le passage couvert était désert et je regrettais un peu d’avoir pris ce chemin finalement plus risqué que si j’étais resté sur Rivoli (bien plus passante) [1e loupé : éviter de s’isoler]. J’accélère donc un peu le pas, à la fois pour m’éloigner de l’individu et pour rejoindre une zone que j’espérais moins déserte. Là, honnêtement, les idées commencent à s’entrechoquer dans ma tête [sans le savoir, je venais passer du mode « orange » à « rouge »]. Pourquoi ce mec à l’allure patibulaire me suit-il ? Que veut-il (me voler mon argent, me tuer…) ? Que faire si je me retrouve dans un cul-de-sac ? Que faire s’il a une arme ? etc. Je débouche dans la cour du Louvre où se tient la Pyramide. Là, pas plus de monde en visuel. Ah mais je me souviens, à l’entrée de la Pyramide, il y a des agents de sécurité. Je décide de contourner la Pyramide par l’arrière, un chemin assez peu usité, ce qui me confirmera définitivement si cet individu me suit. M****, il me suit. Là, je suis en train d’imaginer ce qu’il se passerait s’il s’approche. A l’époque, je sors de ma jeunesse consacrée au Karaté, et suis en train de goûter au Pankido. Encore souple, formaté Karaté, pas encore formé à la self-défense, la première idée qui me vient en tête, c’est « 1 coup, 1 mort » [2e loupé : dans la réalité, il vaut mieux envisager des enchaînement techniques, il est très difficile de mettre KO en 1 coup]… autrement dit, je n’envisage aucune discussion (je suis trop stressé anyway) [3e loupé : discuter, négocier, peut permettre de désescalader (idéal), ou au pire, de se positionner et de « cadrer »], et imagine un coup violent. Je vais être transparent avec vous… le coup que j’imaginais, c’était un Jôdan Mawashi Geri (coup de pied circulaire haut) [4e loupé : un coup de pied haut est évidemment à bannir en self-défense, c’est une technique à prise de risque inutile].

J’accélère et me rapproche de l’entrée de la Pyramide. Il y a des barrières de sécurité qui m’empêchent d’aller à l’entrée, mais les agents de sécurité sont toujours là, derrières les portes vitrées. Je décide de déclencher la prise de contact ici, car les agents sont à proximité [bon point : positionnement au plus près d’une force d’intervention probable]. Je me retourne et le laisse venir. Dans ma tête, j’ai comme un HUD qui s’allume. S’il approche trop, le pied part direct. Il est à peine plus grand que moi, bien plus âgé, s’il n’est pas entraîné, il ne verra pas le coup de pied partir et je peux le décapiter [bon & mauvais point : un plan d’attaque, une visualisation, mais beaucoup de stress qu’il faut espérer non inhibant]. Stressé comme pas possible, une phrase sort : « si tu approches encore, t’es mort ». C’est l’acmé de l’histoire là 😉

L’individu s’arrête net, et dit d’une petit voix (je m’en souviens encore nettement) : « les choses auraient pu être dites plus gentiment ». Il fait demi-tour et s’éloigne, déçu. Moi je reste là, pantois.

COMMENTAIRES RESEAUX SOCIAUX

Pour commenter cet article, vous pouvez soit utiliser le module réseaux sociaux ci-dessous (s'il ne s'affiche pas c'est que votre ordinateur bloque l'affichage de facebook sur les sites tiers), ou bien le module traditionnel du blog situé un peu plus bas.

5 Comments

  1. Christophe

    18 juin 2012 at 9:57

    Rôh le pauvre, tu lui as brisé le coeur (à défaut d’autre chose, mdr 😉

  2. Thanos

    18 juin 2012 at 22:37

    Bon mais alors au final, que voulait il ?? O_o

  3. contractor

    19 juin 2012 at 20:53

    Même question que Thanos.

  4. Lo

    20 juin 2012 at 15:50

    …simplement boire un verre ? plus si affinité ?

  5. Bernard

    2 juillet 2012 at 3:53

    Ben disons qu’il n’était pas très loin des souterrains des tuileries… haut lieu de débauche homosexuelle la nuit…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :