Saisir la culasse d’un pistolet en action…

40 commentaires

La défense contre arme à feu dans les cours d’arts martiaux ou de self-défense est un sujet souvent décrié & critiqué. Décrié & critiqué car parfois pas réaliste, car beaucoup se disent qu’en France se défendre face à une arme à feu n’arrive jamais, et car la différence de létalité entre une arme à feu et une technique à main nue fait qu’intellectuellement il semble bien peu probable de réussir à se défendre contre une arme à feu. Et pourtant, en défense rapprochée, une arme à feu peut être détournée de sa cible (ce qui la rend inoffensive pour la cible :)).

Je voulais ici mettre le focus sur une vidéo qui tourne sur le net depuis plusieurs années déjà. Cette vidéo est intéressante au-delà du point particulier qu’elle démontre, car elle souligne un premier point pour moi fondamental de la défense face à une arme à feu : pour avoir une chance de se défendre efficacement face à une arme à feu, il faut être à l’aise avec les armes à feu, savoir utiliser ces « outils », maîtriser leur fonctionnement (dans quelles configurations un coup part / l’arme s’enraye, etc.). Sans en être fana.

Cette vidéo a été faite pour répondre (négativement) à la question « est-il dangereux, en combat rapproché, de saisir la culasse d’un pistolet ? ». Elle répond donc aux remarques de certains pratiquants sur la dangerosité des techniques de self-défense rapprochée qui consistent à saisir l’arme à pleine main (pour la détourner, par exemple, ou pour luxer l’index de son propriétaire, etc.), en 2 points :
1 – le risque de blessure est minime
2 – et de toutes façons, on s’en fout, vu le risque que cela peut permettre d’évacuer

En situation d’urgence, il ne faut donc pas avoir peur de saisir un pistolet automatique par la culasse/glissière(*) pour le détourner ; les blessures que pourrait occasionner sur la main le recul de la culasse/glissière restent minimes. Les professionnels qui portent des gants risquent encore moins.

(*) la culasse/glissière (cf commentaires) est la partie mobile supérieure du pistolet qui recule violemment lorsque le coup part, sous la pression des gaz dégagés ; ce mouvement de recul rapide permet d’éjecter la douille vide et de laisser la balle suivante se positionner pour le prochain coup

Par ailleurs, on notera que lorsqu’une culasse a été gênée dans sa course lors d’un coup, l’arme ne s’est généralement pas ré-armée (sur tous ces essais, il est obligé de ré-armer (« racker ») l’arme pour engager une nouvelle balle, alors qu’en temps normal, ces pistolets sont automatiques).

Je profite de ce billet pour rappeler les règles de sécurité en tir.
Ne pas essayer de faire comme le monsieur chez soi, à la campagne, ou en stand sans excellente maîtrise de l’arme, habitude de s’en servir, et un contrôle total de la direction des coups.

40 Comments

  1. Samir CARTIER

    23 juin 2012 at 17:07

    Juste une remarque: la culasse N’EST PAS la partie mobile supérieure du pistolet qui recule. Il s’agit de la GLISSIERE !!!
    Soyons précis:la culasse est l’ensemble des pièces assurant la fermeture et regroupant certaines fonctions-clés d’une arme à feu. Elle assure l’étanchéité du mécanisme au gaz à haute pression produit pendant le tir et permet donc à la balle d’être propulsée vers la bouche.

    • Guillaume [admin]

      23 juin 2012 at 17:16

      Oui, tu as raison Samir, c’est un abus de langage, la culasse est la partie interne… le problème c’est que le terme « glissière » est très peu usité et encore moins de gens ne comprennent :/

      Mais tu fais bien de le préciser dans les commentaires, ce n’est pas la culasse que l’on saisit mais la glissière (« slide » en anglais) qui est souvent solidaire de la culasse (en dessous).

    • Samuel GIDEON

      24 juin 2012 at 0:49

      Exactement ! Précision tout à fait nécessaire ! « Saisir la culasse d’un PSA » ??? LOL ! Techniquement impossible sauf si l’arme est démontée !

      • Samuel GIDEON

        24 juin 2012 at 0:56

        Et d’ailleurs c’est amusant parce que le titre de la vidéo est bien « grabling slide » !!! CQFD !!! 🙂

  2. aramis

    23 juin 2012 at 19:32

    erreur de samir cartier. La definition qu’il donne est celle concernant les armes disposant d’un ensemble mobile de culasse (ex : fusil d’assaut).
    Sur un PSA, la culasse est d’un seul bloc constituée de la partie extérieure visible et des pièces internes (le percuteur). On nomme cette pièce « bloc culasse ». Par extension, et il ne s’agit nullement d’un abus de langage, on l’appelle culasse. Guillaume à donc raison.
    Un PSA est composé d’une carcasse, du bloc culasse, et du système de détente (platine).
    Les glissières, ce sont les rails situés de chaque côté de la carcasse pour permettre à la culasse de faire mouvement (glisser). Ce n’est pas du tout le nom du bloc culasse.

  3. Samuel GIDEON

    24 juin 2012 at 0:45

    Bravo et merci à Samir Cartier pour ce rectificatif ! En effet saisir une arme par la culasse n’a aucun sens ! La culasse désigne « ce qu’il y a en dessous de la glissière » c’est à dire une partie interne de l’arme où se fait la combustion de la poudre! Dans tous les manuels et écorchés d’un PSA on voit bien que la partie externe sur laquelle le tireur exerce une traction pour faire monter une première balle dans la chambre s’appelle « glissière » (slide, en anglais). D’ailleurs on parle toujours de « recul de la glissière » et non de « recul de la culasse ». En effet il faut être à l’aise en connaissant bien les différents éléments d’un PSA !

  4. Samir CARTIER

    24 juin 2012 at 1:02

    celui qui arrive à saisir une culasse de pistolet semi-auto sur une arme prête à tirer… euh … faut qu’il m’appelle d’urgence parce qu’il mérite que je l’enrôle dans ma brigade Golani ! la vidéo s’appelle bien « Grabbing slide » en effet !

  5. Guillaume [admin]

    24 juin 2012 at 1:08

    pour d’autres images de « gun disarming »

  6. aramis

    24 juin 2012 at 1:51

    desolé, samuel, mais La combustion de la poudre se fait dans la chambre.
    le terme glissière est inusitée dans la terminologie française et désigne exclusivement la partie couvrant la culasse et servant à son action, lorsque la culasse est un ensemble mobile non solidaire de la partie supérieure. Comme expliqué plus haut, sur un psa, c’est un bloc unique que l’on désigne bien en france sous le terme commun bloc culasse ou culasse. Vérification faite dans ma doc, les écorchés français dénomment bien cette pièce sous le nom de bloc culasse, en précisant quelquefois que l’on peut utiliser le terme de glissière, traduit de l’anglais.
    Au final, la terminologie de guillaume est donc exacte. Polémique sans importance donc, chacun étant libre d’utiliser le terme de son choix sans être dans l’erreur.

  7. Anis

    24 juin 2012 at 12:58

    Désolé mais c’est bien Samir et Samuel qui ont raison ! Dans la nomenclature internationale des composants d’un pistolet semi-automatique, la glissière est bien la partie sur laquelle est gravée le nom du modèle de l’arme. C’est bien la glissière que l’on tire pour armer (to cock) le pistolet ! Le bloc culasse se compose essentiellement de l’extracteur, du percuteur et du levier d’armement ! On dit bien UNE glissière et non pas « des glissières » comme écrit improprement aramis ! Il n’y a pas non plus de « rails » mais des « rainures » sur lesquelles vient glisser la glissière ! Les seuls rails qui existent sur un pistolet sont les rails de type Weaver ou Picatinny ! Enfin c’est bien sur la glissière que se découpe la fenêtre d’éjection ! Donc c’est bien glissière et non pas culasse !

  8. aramis

    24 juin 2012 at 13:47

    @anis
    vous tentez de créer une polémique sémantique Sans intérêt qui témoigne d’une méconnaissance du sujet.
    1-vous ignorez visiblement que sur un PSA(je l’ai pourtant expliqué deux fois !), l’ensemble percuteur:extracteur et glissière (puisque vous tenez tant au mot) forme un seul bloc. Ce bloc est bien désigné dans les manuels français officiels (je les tiens à votre disposition) bloc culasse ou culasse.
    -je n’ai jamais écrit (il vous faut apprendre à lire avec PRECISION)que ce que vous appelez rainures s’appelait rail ! J’ai utilisé le mot rail afin de rendre l’explication claire pour le non-initié. La aussi, querelle sémantique sans grand intérêt.
    Je viens à l’instant de relire le manuel d’utilisation et de démontage OFFICIEL des administrations françaises du SIG PRO. On désigne bien sous le nom de culasse la partie supérieure de l’arme. Le terme glissière ne figure pas.
    A contrario, je constate que les manuels en anglais utilisent uniquement le terme glissière (slide) pour désigner l’ensemble de la partie supérieure du PSA, et n’utilise jamais le terme culasse (breech).
    Nous sommes donc bien là devant une simple utilisation de termes différents selon les pays. Fait confirmé par un ami, maître-armurier de l’armée de terre. Glissière n’est utilisé dans la nomenclature française que lorsque la culasse et la partie supérieure forment deux pièces distinctes. Sur un PSA, il s’agit d’une pièce unique.
    Donc, pour résumer :
    -nomenclature en langue anglaise : glissière.
    -nomenclature française : glissière lorsque la culasse est un ensemble mobile indépendant, culasse ou bloc culasse sur un PSA.
    Bientôt trente ans de carrière et 20 ans d’instruction me laisse penser que je commence à maîtriser un peu mon sujet.
    Tout cela a finalement peu d’importance et s’avère stérile. Vous appelez glissière ce que les manuels officiels appellent culasse. Ce que vous pouvez parfaitement faire. Mais ne vous enflammez pas en rejetant, non sans prétention, les explications que d’autres apportent.

    • gesivi

      31 décembre 2015 at 13:49

      Tout à fait Aramis. Le jour où on a à agir, les termes on si peu d’importance. Seule compte l’action et pourvu que ce soit la bonne car on a pas droit à l’erreur. mais au delà de cela les termes en instruction ont leur importance. Bonnes fêtes
      http://www.gesivi.fr

  9. dajla

    24 juin 2012 at 15:17

    Parler de « bloc » de culasse est une aberration française due à un manque de culture des armes de la part d’un pays qui est à la traîne technologiquement dans le domaine des armes de poing. En effet ladite « culasse » n’est pas une pièce unique mais bien un ENSEMBLE d’éléments mécaniques formant un dispositif. Par contre la glissière est bien un seul et unique élément si l’on démonte le guidon et la hausse. La culasse est bien un dispositif INTERNE et non externe ! Il existe différents types de culasses:
    – fermée (majorité des PSA)
    – ouverte (MAT 49, uzi)
    – non calée (Walter PP, Makarov PM)
    – calée (Browning GP)
    Je confirme qu’il n’y a pas de « rails » sur un PSA mais bien des « rainures ». C’est le terme technique.
    Les rails sont des dispositifs permettant la fixation d’accessoires sur l’arme tels que des organes de visée.
    Je précise que cela fait 38 ans que je suis ingénieur en armement. En d’autres termes c’est donc bien la terminologie anglosaxonne qui est la plus précise. Et c’est d’ailleurs elle qui prévaut internationalement.

    • Samir CARTIER

      24 juin 2012 at 15:46

      Excellent commentaire !!!

    • Samuel GIDEON

      24 juin 2012 at 17:03

      Mon D.ieu ! Le pauvre ! Il va faire une fixette sur les « rails » maintenant ! 🙂

  10. aramis

    24 juin 2012 at 15:42

    en quoi la terminologie anglo-saxonne serait-elle supérieure à la terminologie française???C’est un réflexe intellectuel bien français de soumission à la langue anglaise.
    D’autre part, pour un ingenieur en armement, vos propos sont plus que surprenants.
    J’espère que vous n’ignorez pas que sur un psa les éléments de la culasse (percuteur et extracteur) sont intégré dans la partie supérieure (glissière) et ne forme pas un ensemble mobile comme sur un fusil d’assaut ? La glissière, contrairement à vos dires, ne forme donc pas un seul et unique élément. Je confirme et persiste : il s’agit donc bien du bloc culasse, et cette dénomination n’est absolument pas une « aberration française », mais constitue au contraire une terminologie bien plus précise que l’anglo-saxonne.
    D’autre part, et la aussi il aurait fallu me lire avec un peu plus d’attention, je n’a

  11. aramis

    24 juin 2012 at 16:07

    en quoi la terminologie anglo-saxonne serait-elle supérieure à la terminologie française???C’est un réflexe intellectuel bien français de soumission à la langue anglaise.
    D’autre part, pour un ingenieur en armement, vos propos sont plus que surprenants.
    J’espère que vous n’ignorez pas que sur un psa les éléments de la culasse (percuteur et extracteur) sont intégré dans la partie supérieure (glissière) et ne forme pas un ensemble mobile comme sur un fusil d’assaut ? La glissière, contrairement à vos dires, ne forme donc pas un seul et unique élément. Je confirme et persiste : il s’agit donc bien du bloc culasse, et cette dénomination n’est absolument pas une « aberration française », mais constitue au contraire une terminologie bien plus précise que l’anglo-saxonne.
    D’autre part, et la aussi il aurait fallu me lire avec un peu plus d’attention, je n’ai écrit que la culasse était une partie externe. A l’instar de Anis, vous vous enflammez sans raison.
    Il faut également être un rien outrecuidant pour oser écrire » un manque de culture des armes de la part d’un pays qui est à la traîne « . C’est à la fois insultant et faux. La aussi, cette façon de s’aplatir devant la prétendue supériorité anglo-saxonne (et surtout américaine)en la matière est agaçante. Nos spécialistes valent les leurs.
    Vous comprendrez donc que je reste sur mes positions et m’en tiendrai à la nomenclature OFFICIELLE française.
    Je suis au regret également de vous contredire sur un autre point : les rainures désignent les encoches sur les faces internes de la glissière dans lesquels viennent se loger les excroissances situées sur la carcasse, que j’ai, faute d’un terme plus adéquat, appelées rails. Rainure n’est donc pas le nom de ces « excroissances ». C’est logique, une rainure étant en creux. Rainures (hélicoïdales) est également le terme OFFICIEL utilisé en balistique pour désigner les rayures du canon.
    Je m’étonne que vous fassiez de telles confusions après « 38 ans d’ingéniérie en armement ». Mais je comprendrais fort bien que vous ne soyez pas un spécialiste en APC.
    Mais encore une fois, nous sommes dans une polémique sémantique bien stérile et un rien ésotérique.

  12. YannC

    24 juin 2012 at 16:20

    Juste pour recentrer sur le sujet initial, et suite à une question sur face book.

    De mon avis personnel, c’est une méthode qui marche bien.
    Je l’ai encore drillé pas plus tard que jeudi avec 2 élèves instructeurs de L’EIKM à balle réelle avec un glock 17 9mm para.
    Du bruit, une grosse vibration désagréable dans la main mais aucun bobo.

    Bien entendu on parle ici de techniques extrêmes ou de « la dernière chance » quand vous faites face à un adversaire qui va vous tuer de toute manière.

    Je précise, par ailleurs, loi française oblige, que mon commentaire n’ai aucunement un encouragement à essayer ou s’entrainer à ce genre de méthodes pour quelques raisons que ce soit.

  13. aramis

    24 juin 2012 at 16:33

    même constat après avoir tester il y a quelques années. Bon, on avait commencé avec un gant. Courageux mais pas téméraire….

  14. aramis

    24 juin 2012 at 17:02

    ce que dit la lexicologie française de l’armement.

    Glissière : Pièce mobile de la plupart des PA du type Browning qui coulisse sur la carcasse et contient le canon.
    synonyme: bloc de culasse.
    Et l’inverse à bloc culasse. CQFD.

  15. Robert Marchenoir

    24 juin 2012 at 20:51

    Querelle typiquement franco-française : on parle d’une méthode pour sauver sa vie en dernière extrémité, et au lieu de s’emplâtrer sur la question de savoir si oui ou merde ça permet de ne pas se faire tuer, on se castagne sur le fait de savoir s’il faut dire glissière ou culasse.

    A grands renforts de moi Monsieur je suis policier depuis trente ans, moi Monsieur je suis ingénieur de l’armement depuis plus longtemps que ça.

    Pendant ce temps-là les voyous continuent de flinguer les honnêtes gens, et seraient bien incapables, à mon avis, de faire la différence entre une culasse, une glissière et un cor aux pieds.

  16. aramis

    24 juin 2012 at 21:53

    nous sommes bien d’accord, cher ami. Je l’ai dit : polémique stérile et quelque peu ésotérique.Il n’en reste pas moins que certains gloseurs doivent être renvoyés à leurs chers études.

  17. Guillaume [admin]

    25 juin 2012 at 2:59

    Ne nous fâchons pas pour de la terminologie.

    Je suis un grand partisan de la précision (et m’excuse si j’ai employé un terme imprécis, c’est pas le genre de la maison et je suis toujours reconnaissant quand on me le signale).

    Après l’important reste que tout le monde ait compris l’idée derrière : « faut pas hésiter à attraper un pistolet à pleines mains » 🙂
    (enfin pas devant le canon, lol)

    Coucou des US à tous !

  18. Jeff

    25 juin 2012 at 10:35

    Bonjour,

    Au delà de la polémique sur la cullasse j’aurais une question.
    On est bien d’accord que saisir l’arme par la « cullasse » ou « glissière » n’empeche pas le coup de partir, alors pourquoi enseigne t on cela dans les cours dekrav ou autre systeme de self défense?
    Merci par avance

  19. aramis

    25 juin 2012 at 12:24

    le but est d’empêcher le départ du second coup, en immobilisant la culasse, pour ensuite désarmer le porteur de l’arme.
    Il faut préciser qu’il s’agit d’une technique de survie extrême. Sa réalisation (sortie d’axe, saisie de l’arme…) est complexe et nécessite entrainement, vitesse, sang-froid etc.

  20. aramis

    25 juin 2012 at 13:01

    non, guillaume, tu n’as à t’excuser car le terme que tu as utilisé est parfaitement exact. Tu as d’autant moins à t’excuser que les commentaires qui ont déclenchés la polémique, témoignent de connaissances lacunaires.
    Bon séjour !

  21. Jeff

    25 juin 2012 at 13:38

    Merci pour cette information.
    Il est trop souvent enseigné que le fait de saisir la culasse empêche le coup de partir, je me rapelle avoir posé la question à un instructeur et sa réponse avait été catégorique : « le coup ne part pas ».

  22. aramis

    25 juin 2012 at 13:48

    si la cartouche est chambrée, il est évident que le coup partira, par l’action du doigt sur la queue de détente. La saisie est destinée à empêcher le recul de la culasse (ou glissière, lol), qui rend impossible la montée d’une cartouche dans la chambre, donc le départ du 2e coup.

  23. Guillaume [admin]

    26 juin 2012 at 6:15

    Jeff, je pense voir ce à quoi fait allusion ton instructeur.

    Si tu arrives à « bouger » la culasse, ne serait-ce que de qq millimètres en arrière, en effet le coup ne part. Il se passe comme lors d’un « incident de tir » (par exemple quand une douille s’éjecte mal et coince le mouvement). Quand une arme est mal entretenue aussi, il arrive parfois que la culasse ne revienne pas à fond, et ça fait le même effet (le coup ne part).

    Mais c’est super chaud comme technique, car pour réussir à faire reculer la culasse un peu, le plus simple serait de la pousser depuis l’avant du canon (exemple du Glock)… donc avoir la main alignée avec le canon (et pousser la partie supérieure) : c’est quitte ou double, si tu arrives à la reculer, le coup ne part pas, si tu n’y arrives pas, tu prends la balle dans la main/bras (voir ailleurs selon la position du corps). Si ce n’est pas par l’avant, il faut la saisir (que ce soit de côté ou par l’arrière) et la reculer… on est dans du « fine motor skills » (autrement dit, des techniques bien trop complexes à faire dans le stress).

  24. aramis

    26 juin 2012 at 9:57

    je crois que tu pretes à cet instructeur un raisonnement qu’il n’a pas….En fait, il est exact que nombreux sont ceux qui sont persuadés que tenir la culasse suffit à elpe^cher le départ du coup.

  25. Jeff

    26 juin 2012 at 14:36

    Merci Guillaume pour ces infos.
    Mais le raisonement qui m’a été tenu rejoint les propos d’Aramis. Sachant que je suis moi-même instructeur d’arts martiaux et de self défense j’ai donc relayé de fausses informations…j’ai interêt à rattrapper ça…

  26. YannC

    26 juin 2012 at 21:30

    @ guillaume : on avait évoqué à l’entrainement, cette autre technique extrême à laquelle tu fais référence, qui celle-ci empêche le départ du coup en jouant sur le concept de culasse-sécurité.

    A savoir que sur beaucoup d’arme moderne le départ du coup ne peut avoir lieu que si la culasse est correctement fermée.(je passe sur le pourquoi volontairement)

    Le moyen de faire agir cette sécurité est de frapper le canon de l’arme dans l’axe de l’arme, le canon (mobile sur les glock, Sig, VZ, S&W, colt etc… système bowning)recule, la culasse avec ! 2 cm suffisent ! l’arme devient inopérante, tant que la pression de la main est maintenue (NDLR).

    Si cette manip est « intégrée » dans une séquence (comme pour l’autre manip ) elle peut permettre de retourner la situation.

    Elle était couramment enseignée en CEC à l’époque de l’engagement français en Algérie de même que le vrai close-combat.

    Mais maintenant à l’époque des drones tout le monde s’en fout…..
    Sauf peut être 2 gendarmettes… Paix à leurs âmes.

    Je précise, par ailleurs, loi française oblige, que mon commentaire n’ai aucunement un encouragement à essayer ou s’entrainer à ce genre de méthodes pour quelques raisons que ce soit.

  27. Samir CARTIER

    2 juillet 2012 at 14:31

    Normalement un opérateur qui s’y connaît un peu en combat rapproché sait que s’il tient en joue un ennemi, il a tout intérêt à rester à distance « raisonnable » avec son arme, c’est à dire à 1 ou 2 mètres, ce qui est amplement suffisant pour que son arme ne puisse être saisie ou que sa ligne ne soit détournée … Dans l’affaire de l’islamiste de Toulouse les 3 soldats français n’ont eu aucune chance alors qu’ils étaient théoriquement plus expérimentés, contre un « jeune de banlieue » qui a tiré à bout portant …

  28. didier

    14 août 2012 at 22:26

    Un très bonne vidéo. Je précise tt de même que le bruit lié au départ de feu (si le coup part) peut conduire à une action réflexe qui est de lâcher l’arme. Mais vous avez raison, cette action est en ultime recours

    • gesivi

      31 décembre 2015 at 13:58

      Tout à fait d’accord, d’où l’intérêt de s’y préparer (au son et au choc, qui est minime)
      Pour le son, on a été surpris de constater que le stress réduit la puissance du son. Là encore c’est vérifiable au niveau scientifique…mais c’est pas une raison pour abuser dans les tests

  29. defdef

    4 mai 2013 at 18:57

    je prend la conversation en cours de vol, suite a une autre recherhce sur internet et pose mon commentaire :

    la vision de la self est souvent, la meme que dans les arts martiaux, le faible qui se fait agresser (c’est vrai que l’inverse…) Mais à partir du moment ou une arme est sortie,;;;??

    Donc face à une arme, mémé le plus féru des connaissaeurs à parfois du mal a faire la distinction entre une vraie arme de poing et une bonne copie.
    Vous ajoutter une dose de manque de lumière et un zeste de stress c’est assez détonnant.

    Donc meme un passionné d’arme, peut ne pas connaitre toutes les caractèristiques d’une arme, san compter que d’une arme à l’autre, il peut y avoir des vices.

    pour en revenir aux armes, la vidéo est interressante, et j’ai donc fait l’expérience, avec mon arme, et pas ma main.
    1° mettez quelque chose a l’arrière de cele ci, ca fait un bon recul , et la deuxième est engagée, bis repetita.

    j’ai ensuite tenté de maintenir l’arme en exercant une pression du haut vers le bas, avec un crayon, tenu horizontalement – que dalle, le coup est parti et la balle suivante c’est bien engagée.

    Moralité, avec MON arme, le bonhomme de la vidéo aurait eu plus mal.
    ————–
    Mon arme est tres bien entretenue. et n’a aucun défaut mécanique.
    ————–
    Je suis prof en self, et comme la probabilité qu’un de mes eleves se trouve dans une telle situation, il vaut mieux leur apprendre à gérer, plutot que de jouer les Rambos.
    Sans oublier que la plupart des profs, pas tous , mais la grande majorité ne connaisse de la self que la partie vue en dojo. Sans compter le nombre n’ayant meme jamais toucher une simple arme d’alrme

  30. YannC

    26 mai 2013 at 17:35

    à defdef :
    cette technique fonctionne parfaitement avec les armes à système browning c’est à dire 90% des modèles en circulation à ce jour (glock, Sig, CZ 75, Colt 1911 etc…)

    Elle nécessite de prendre l’arme à pleine main avec la force maximale possible.

    De cette manière, la culasse ne recule que de qq centimètres à peine et donc enraye l’arme par un défaut d’extraction.

    Cela na rien à voir avec l’état technique de l’arme ni son niveau d’entretien.

    Encore une fois, c’est une technique CQC extrême face à un adversaire qui va de toute manière tirer sur vous.

    et encore il y a plus extrême encore…

    Cette technique ne marche pas sur les revolvers ni sur les armes longues type M4, AK47 etc…

    • gesivi

      31 décembre 2015 at 14:02

      Tout à fait d’accord sur le fait que c’est extrême. Pour le révolver, on a une vidéo en prépa. Mais on travaille une gestuelle unique pour le PA et le revolver. Rester simple et idiot. Il y a un geste très simple pour neutre un revolver. Vous le savez certainement si vous avez testé. Cordialement

      http://gesivi.fr/Espace-stagiaires/Face-à-une-arme-à-feu

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