112 Rescue code

14 commentaires

Pour les moins « nouvelles techno » du blog, le flashcode est un code-barre 2D qui se lit avec un smartphone (via l’appareil photo du téléphone, une application est capable de lire le contenu du flashcode, souvent un lien vers une page web) et permet d’accéder à des informations associées à ce code.

Dans l’Est de la France est née l’idée d’un rescue-code, un flashcode personnel qui permettrait à chacun d’avoir une fiche d’informations médicales aisément accessible par les secours en cas de besoin.

L’initiative est bonne et louable ; je vois toutefois 2 freins à son développement :
– le besoin de formation des secours à l’utilisation de ces flashcodes (faire savoir que ça existe, équiper les secours de smartphones, les former à l’utilisation (même si simple))
– la présence sur soi et de manière assez visible (il faut que les secours voient ce flashcode en cas de besoin pour qu’il soit utile) d’un accès public (n’importe qui peut lire un flashcode) à sa fiche médicale… ça va en gêner certains

Merci à Stéphane pour l’info !

COMMENTAIRES RESEAUX SOCIAUX

Pour commenter cet article, vous pouvez soit utiliser le module réseaux sociaux ci-dessous (s'il ne s'affiche pas c'est que votre ordinateur bloque l'affichage de facebook sur les sites tiers), ou bien le module traditionnel du blog situé un peu plus bas.

14 Comments

  1. 112academy

    15 janvier 2012 at 9:19

    Bonjour à toutes et à tous,

    Un  »coup de gueule » que nous pensons légitime… Vous avez pu constater soit en regardant votre journal télévisé soit en lisant certains magazines et PQR, qu’une société dans la Sarthe propose une solution ‘’révolutionnaire’’ pourtant 10 mois après l’annonce de notre projet 112RESCUECODE, d’un autocollant QRCODE à coller un peu ou vous le pouvez, sous votre montre ? peut être sous votre casquette ? (aux médecins du SAMU de deviner ) qui peut vous sauver la vie . Toutefois en monnayant 36 € par an !

    Une solution dite sécurisée qui est encadrée par la CNIL( visiblement un nouveau référent dans l’offre de soin et la Sécurité Civile en France?) sur seulement deux départements toutefois engagés cette micro-entreprise fournira d’ici à 2012 un Iphone4 (600€)pour tous les centres SAMU/SMUR certes pour 36€ …il faut que cela sonne lourd.

    Nous vous invitons à découvrir sur le site du Ministère de la Santé ce sujet visant le DMP (dossier médical personnel) qui vous informe que créer votre Dossier sécurisé est ‘’gratuit’’.

    http://www.dmp.gouv.fr/web/dmp/accueil-espace-patient

    Nous étions reçus ce mardi 10 janvier au sein de la Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des crises à Paris pour une réunion tripartite réunissant la Direction de l’offre de soin, la Sécurité Routière les Pompiers et la sous Direction des ressources des compétences et de la doctrine d’emploi. Objectif faire un point de nos travaux au sujet de nos deux systèmes (désincarcération et aide aux victimes) car notre démarche est encadrée par les instances référents depuis novembre 2009.

    Sans une recommandation des services de l’Etat nous ne pouvons imaginer lancer un projet aussi complexe, délicat visant l’aide au victime.

    Afin de permettre au SAMU / Pompiers d’assurer leurs missions dans un contexte d’évolution croissante de leur activité et pour garantir la sécurité des dispositifs mis en place la loi du 13 Août 2004 impose la migration des systèmes de radiocommunication des services de sécurité civile (SAMU SMUR POMPIERS POLICE) vers le réseau numérique sécurisé ANTARES (données cryptées).

    C’est-à-dire que les services de Sécurité Civiles n’utiliseront jamais de IPHONE ou SMARTPHONE afin de récupérer des données médicales via un serveur qui n’est pas normé et mis en place par le Ministère de la Santé ou sous sa tutelle. Quel médecin prendra le risque de scanner un QR code sur un accessoire comme un casque qui pourrait ,être prêté ou volé ?

    Il est bizarre qu’un dispositif aussi révolutionnaire qui fait un tel tapage médiatique ne soit pas porté par un Ministre Sarthois, ou de la Santé et directement même par le président du SAMU de France ??

    Restons vigilants et réagissons face à des individus qui ne pensent qu’a faire ‘’ de l’argent ‘’ en annonçant humblement le chiffre visant 50000 abonnés en 2012 (qu’ils confondent en millier d’euros ).

    La bonne prise en charge d’une personne blessée malade et ou Handicapée ne peut pas être ainsi monnayable, le Ministère de la Santé ne peut labeliser un tel dispositif ouvrant ainsi la possibilité à d’autres chefs d’entreprises de proposer des offres hétéroclites.

    L’offre RESCUECODE est portée par des associations populaires reconnues d’intérêt général, elle se veut  »gratuite » sous forme d’un don (l’achat du bracelet 15€ somme déductible de vos impôts) sans abonnement puisque vos données seront stockées sur le serveur de la Santé accessibles aux médecins par un matériel normé utilisant un réseau crypté. Ainsi votre Bracelet RESCUECODE personnel gravé au laser, peut offrir en cas d’urgence, ce lien instantané avec votre dossier médical.

    RESCUECODE Je M’équipe !

    Merci de votre compréhension

    Bien cordialement

    Ps La 112Academy et les EUROBICKER inscrivent le dispositif Rescuecode 2RM dans l’EUROTOUR 2012 Luxembourg / Moscou + d’info http://www.eurobiker.lu/fr/

  2. thomas

    16 janvier 2012 at 18:51

    Oui j’ai aussi vu cet abbonnement payant concernant le même genre de systeme.
    Et je me suis posé les mêmes questions, de manière moins poussé mais j’y ai pensé, notamment celle de l’accesoire emprunté.

    Mais cela est purement privé, on paie une entreprise pour qu’elle mette à disposition une base de données à la personne ayant ce Qrcode et un téléphone adapté.
    Cela ne devrait pas choquer autant, de nos jours tout est privatisé alors si dans quelques années ce seront les secours, je ne serai pas vraiment étonné…
    Mais le fait est que l’on est quand même en train de jouer un peu avec la vie des gens.

  3. Guillaume [admin]

    16 janvier 2012 at 20:43

    Le rescue code vient d’être évoqué au JT de 20h de TF1… avec l’exemple d’un code collé sur un casque de moto. Il ne faudra plus laisser traîner son casque si l’on a des maladies que l’on préfère cacher à ses collègues/amis :/

    Sur le sujet du côté payant ou pas… je ne sais pas quelle est la situation et si le positionnement de cette entreprise est une escroquerie ou pas. Mais sur le principe, je ne trouve pas choquant de payer pour un service si cela est nécessaire pour garantir sa niveau de QOS. Les services gratuits n’existent pas (normal, il y a un système d’informations derrière, des ressources pour sa maintenance & exploitation, de la promotion pour le faire connaître, de la formation pour le faire utiliser, etc.)… alors privé ou public, on ne peut avoir un avis qu’en comparant objectivement prix/QOS.

  4. Curieux

    17 janvier 2012 at 10:53

    Ce n’est pas seulement une question de payant/pas payant. Il me semble que la question principale est la fiabilité des infos. Qui garantit que les infos contenues dans le code sont exactes?

    En France, sans carte de groupe sanguin, pas de transfusion sanguine. Et même avec une carte, si la labo a oublié de mentionner le prénom sur la carte, le médecin traitant ne pourra pas commander les poches de sang nécessaires.

    L’exigence sur la fiabilité des infos médicales est élevée. Donc sans un système carré pour convaincre les intervenants médicaux que les infos contenues dans le code sont fiables, elles seront tout simplement ignorées.

  5. Curieux

    17 janvier 2012 at 11:41

    En complément la procédure pour une transfusion sanguine :
    https://centre.sante.gouv.fr/drass/sante/hemo/indicgr.htm

    En clair, ou bien il y a une carte de groupe sanguin valide, ou bien ils refont les tests. Il n’y a pas de place pour l’à peu près…

  6. aramis

    17 janvier 2012 at 12:35

    une carte de groupe sanguin n’est qu’une indication. Les services d’urgence pratiquent systématiquement un test de vérification.

  7. Curieux

    17 janvier 2012 at 15:12

    @Aramis
    La carte de groupe sanguin n’est pas une simple indication mais un document codifié par décret (Annexe N° II à la circulaire du 17 mai 1985, voir ici en bas de page
    https://centre.sante.gouv.fr/drass/sante/hemo/17051985.htm). Elle est donc pris en compte (voir la procédure dans le lien plus haut).

  8. aramis

    17 janvier 2012 at 15:42

    négatif, cher ami, elle n’est pas considérée comme apportant des garanties suffisantes par les médecins. Avant toute transfusion, il est réalisé Un examen immunohématologique.
    En cas d’urgence, on transfère du O- compatible avec tous les groupes. On ne transfère JAMAIS le groupe du receveur avant test, qu’il soit porteur ou non d’une carte GS.
    Je vous parle des réalités du terrain. C’est ainsi que ça se passe, quoi qu’en dise la (très longue) circulaire que vous citez. La carte GS n’a donc bien qu’une valeur indicative pour les urgentistes.

  9. Curieux

    17 janvier 2012 at 17:04

    Je citait la circulaire pour montrer que le contenu d’une carte de groupe sanguin était codifié par décret. En ce qui concerne l’utilisation de la carte pour les transfusions, j’avais donné un autre lien illustrant le protocole utilisé.

    Tant mieux si l’amélioration des techniques aidant, on va de plus en plus vers un contrôle systématique pré-opératoire. Mais on ne peux généraliser. J’ai pu m’en rendre compte par moi même lors des préparatifs pour l’opération d’un proche. Les tests ont été réalisés par un labo extérieur à l’hôpital où a eu lieu l’opération et le médecin anesthésiste a utilisé les infos de la carte pour commander les poches de sang. Je l’ai d’ailleurs vu en direct décrocher son téléphone pour descendre en flammes le labo qui avait oublié de mettre le prénom sur la carte (On est retourné au labo et ils ont refait une nouvelle carte).
    Le médecin nous a expliqué que sans une carte nikel, impossible de commander du sang ce qui sous-entend que la commande est bien basée sur la carte.

    Donc les pratiques varient suivant les hôpitaux mais on s’est éloigné du sujet. Je pense que vous serez d’accord pour dire que si même une carte de groupe sanguin n’est pas considérée comme apportant des garanties suffisantes, un flashcode sur un casque sera très certainement tout simplement ignoré…

  10. aramis

    17 janvier 2012 at 18:37

    ce que vous dites n’est pas possible. Votre proche a nécessairement subi AVANT l’opération un examen immunohématologique. C’est systématique.

  11. Curieux

    18 janvier 2012 at 11:28

    Ils ont pu faire au bloc un examen par mesure de précaution, juste avant l’opération (Donc ayant déjà commandé les poches). De mémoire le départ pour le bloc s’est fait deux heures avant le début de l’opération donc c’est possible. N’ayant pas accès au bloc, je n’en sait rien.

  12. aramis

    18 janvier 2012 at 14:44

    non, si une opération nécessite une transfusion, l’examen immunohématologique a lieu au moins plusieurs jours avant l’intervention. Je le répète, il n’y aura jamais de transfusion sans cet examen, sauf cas d’urgence avec du sang O-, jamais avec le même GS que le receveur.

  13. Curieux

    18 janvier 2012 at 15:37

    Écoutez, je vous ai dit ce qu’il en a été. Je ne peux pas faire plus.
    Par ailleurs cette pratique correspond au protocole officiel consultable ici:
    https://centre.sante.gouv.fr/drass/sante/hemo/indicgr.htm

    Comme on est hors sujet, je propose d’en rester là.

  14. aramis

    18 janvier 2012 at 16:14

    vous devriez arrêter de perdre votre temps à faire des copier-coller et écoutez ce qu’on vous dit des pratiques réelles. Et comprendre le doc que vous envoyez. Que veut dire en effet Carte de groupe et RAI conformes ? Que l’on vérifie :
    1-que la carte comporte des informations conformes donc fiables.
    2-Que l’on va rechercher les agglutinines irrégulières (RAI). En gros, c’est une recherche d’anticorps. Cette recherche est SYSTEMATIQUE avant transfusion opératoire, car le test n’est valide que trois jours. Ce test est également pratiqué dans les 20 jours suivants la transfusion. C’est ce qu’on appelle un examen immunohématologique.
    De deux choses l’une : soit vous vous trompez, soit l’hopital a commis une faute, ce dont je doute.
    Vous devriez cesser de vous entêter…

Laisser un commentaire