Vaincre, un feeling

3 commentaires

Miyamoto MusashiLes vacances sont pour moi l’un des rares moments où j’ai le temps de revenir sur des écrits ou sur des actions enfouies au fond d’une todo-list jamais épuisée.

En relisant des notes personnelles, j’ai retrouvé cet extrait que j’ai eu envie de partager avec vous :

« 18 janvier. Je crois que j’ai suivi l’un des cours d’arts martiaux les plus importants de ma vie. C’est un cours quasi-particulier, avec Patrick Lombardo, le fondateur du Pankido. Nous sommes deux, avec David, pratiquant avancé de Yi Chuan. Le cours durera 1h et demi environ. Un seul exercice. Eviter la surprise. L’un face à l’autre, l’un attaque librement (mais franchement, et sans feinte), l’autre défend — c’est lui qui travaille le plus ; son objectif est d’anticiper les techniques de l’attaquant, de ressentir cette bulle d’influence ou de protection qui l’englobe. Il faut réussir à tenir cette tension mentale de « je suis là et tu ne m’auras pas », à ce que son esprit ne fuit pas face à l’attaque, à « rester dedans », à englober la situation, à ne pas se laisser enfermer dans l’effet tunnel… et parfois, ô magie (pour moi qui ne maîtrise pas le phénomène), on ressent cette sensation de voir venir les coups & les réponses sont alors évidentes… et puis paf, un coup passe, une faille dans la défense, ou une pression mise par un enchaînement surprenant et cette sensation a disparu, on n’y est plus, on est mentalement perdu, il faut se re-concentrer (est-ce le bon mot, la sensation étant plus du détâchement vigilant que de la concentration pure) et se remettre dedans, refuser la fuite, refuser l’abandon, et retrouver la « gnack », le courage de faire face avec les membres souples, le corps légèrement vers l’avant, le bassin basculé vers l’avant, les bras en antenne, et l’esprit tendu, concentré sur la situation. Le but n’est pas de gagner, ni de perdre, mais de résister aux éléments. On se sent Musashi… Allez, on change de rôle. »

3 Comments

  1. chris

    20 août 2010 at 10:50

    Bjr,

    Tu devais être épuisé après un tel entrainement sans nul doute bénéfique.

    Une fois au krav-maga, on a joué « tous contre un » une de ces sacrées surprises…le stress à 100%.

    Au début j’étais stupéfait d’un tel entrainement…mais quelques jours après mures réflexions « quand est-ce qu’on recommence? » 😀

    @+

  2. H.H.L

    20 août 2010 at 11:30

    Très bel extrait. Merci de nous le faire partager.

  3. Pierre ANTONINI

    26 août 2010 at 21:26

    hello,

    Suis super curieux d’en savoir plus, ce doit être effectivement épuisant…

    A bientôt

    Pierre

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