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Articles taggés avec self-defense

Self-DéfenseEntraînement personnel

Ces arts martiaux qui vous rendent faibles

Un art martial, une discipline souvent ancestrale, parfois moderne, tout le temps pensée dans l’esprit du combat, peut-elle nous rendre plus faible qu’un individu Lambda dans le cas d’une agression ?
La réponse est hélas OUI, et son explication est simple. La pratique des arts martiaux dans une société bien moins dangereuse qu’il y a N siècles a évolué vers de nombreuses motivations, incluant l’activité sportive (pour transpirer), la pratique de la compétition (pour se dépasser sans risque), l’éducation des enfants (discipline), etc. éloignée et parfois incompatible d’ailleurs avec la self-défense efficace.

Je vois trois éléments qui peuvent rendre un pratiquant d’arts martiaux plus faible qu’un non-pratiquant :

1 – la complication des techniques
L’introduction de « règles », le besoin d’exercices pédagogiques variés (pour développer la maitrise des pratiquants, mais aussi pour éviter l’ennui d’un cours à l’autre dans les clubs) conduit à s’entraîner à des techniques et surtout à des schémas de riposte de plus en plus compliqués. Alambiqué parfois. Cela entraîne les « fine motor skills » et peut permettre de développer une excellente dextérité. Mais en situation de stress, les ripostes complexes ont peu de chance de passer (cf. la bonne vieille règle des « gross motor skills », à savoir que seuls les mouvements peu complexes marchent sous le stress). Et tous ces schémas complexes qui viennent remplir votre arsenal technique inutilement, le parasitent.

2 – la dénaturation des réflexes naturels
Cela peut aller de paire avec le point précédent, mais s’y ajoutent les « mauvaises habitudes »… citons par exemple : garder le poing en garde à la hanche, toujours garder les épaules basses, garder les bras le long du corps pour protéger les côtes des coups de pied, se mettre sur le ventre au sol pour renoncer au combat au sol, etc.
Chacun de ces exemples est une mauvaise habitude en self-défense, et pourtant est largement répété dans les clubs, soit dans un soucis de « forme technique » (esthétique technique, optimisation idéaliste de certaines frappes au détriment de la protection qu’apporte un membre, etc.) ou bien en raison des règles de compétition (et là on retombe dans le fameux débat des avantages & inconvénients de la compétition). Un non-pratiquant aura par exemple naturellement le réflexe de rentrer la tête dans les épaules quand les coups pleuvent et cela pourra lui être salvateur, pourquoi s’entraîner à lutter contre cela ?

3 – la confiance en soi et le développement de l’égo
C’est peu de temps après avoir eu mon 1e dan que j’ai pris le plus gros coup de poing dans la figure que j’ai jamais pris. J’avais 18 ans, et pensais que quand on avait une ceinture noire, il ne fallait pas avoir peur et y aller tête baissée. Les grades, les titres, les diplômes… augmentent la confiance en soi, ce qui est super dans la vie pacifique de tous les jours, mais peut parfois être dangereux en combat réel. On peut être confiant dans les règles que l’on a apprises, mais être confiant face à un inconnu armé par exemple, cela n’est pas donné à toute « ceinture noire ». Il faut rester réaliste sur ses capacités et faire attention au côté « safe environment » de la salle d’entraînement qui est important pour s’entrainer sereinement, mais qui est une forme de mensonge dont il faut être conscient.
La pratique des arts martiaux ne doit pas conduire à « aimer combattre » (avec la dérive du « chercher à combattre ») ; Ce n’est pas parce que l’on fait des arts martiaux qu’il faut oublier le principe de base de la sécurité personnelle, l’ « avoidance » (quand on a anticipé et que l’on peut éviter un combat, on a gagné avec une efficacité optimale).

Alors, je ne listerai pas, comme pourrait le laisser entendre le titre bien provoquant de ce billet, les « arts martiaux qui rendent faibles »… car d’une part cela dépend parfois plus de la pédagogie du professeur que de la discipline elle-même, et d’autre part ce serait bien manichéen de fustiger des disciplines globales uniquement sous l’angle de la self-défense (autrement dit, il reste tout de même plein de choses bien à tirer de ces disciplines que je respecte fortement). J’espère juste que tous les pratiquants puissent régulièrement prendre un peu de recul dans leur pratique et y intégrer ces éléments (finalement résumés par les concepts connus du « reject what is useless » et du « connais toi-toi même »).


Self-DéfenseActualités

La self-défense en explosion aux USA

Il y a 6 mois, je trouvais plusieurs hors-séries sur la sécurité personnelle dans la presse américaine, hors-séries des magazines American Handgunner & Gun Buyer’s devenus réguliers sur base trimestrielle ou semestrielle. Le mois dernier, je rachetais donc de nouveaux numéros, voici les engins :

hs-usa-winter-2011

J’en profitais aussi pour rencontrer le rédacteur en chef de Black Belt Magazine, Robert Young, à Valencia (dans la « valley », au Nord de Los Angeles), et lors d’un entretien de plus de 2h à échanger sur les nouvelles tendances des arts martiaux, il m’a confirmé que les méthodes de self-défense modernes devenaient clairement le sujet prioritaire du magazine et reflétait une véritable mouvance dans la pratique des arts martiaux aux Etats-Unis… comme si le terrorisme, la guerre en Afghanistan, les catastrophes récurrentes avaient renforcé le côté pragmatique des arts martiaux. L’entretien complet avec Mr Young (en photo ci-dessous) sera publié ultérieurement.

at-black-belt-magazine-2011


Self-DéfenseActualitésArsenal technique

Contact shooting, les armes à feu en self-défense

Black-Belt-Septembre-2011« Le pistolet devrait-il faire partie de votre entraînement en self-défense ? », c’est la question que pose le magazine américain Black Belt dans son numéro de Septembre 2011. On ne parle pas ici d’entraînement au tir, mais de « Contact Shooting », où comment savoir utiliser une arme à feu à très courte distance ou corps-à-corps. Les illustrations techniques de l’article sont des attaques au couteau* sur une victime surprise par l’attaque & portant une arme à feu. Il s’agit donc de contrôler où va la lame tout en réussissant à dégainer/tirer efficacement à très courte distance et sans se blesser… ce qui est bien moins évident qu’un tir en stand.

Ce genre de situations plus susceptibles d’arriver aux Etats-Unis qu’en Europe compte-tenu des réglementations sur les armes à feu & des jurisprudences sur leur usage en self-défense, ont-elles un sens dans les cursus d’entraînements à la self-défense ? Pour les professionnels, sans aucun doute, et pour les particuliers, je le pense aussi si cela ne vient pas remplacer les bases à mains nues & aux armes blanches.

*pour rappel, en self-défense, une arme blanche est considérée à moins de 7m comme largement aussi dangereuse qu’une arme à feu

NB : Google Book permet de lire de vieux numéros de Black Belt Magazine en ligne


Sécurité PersonnelleConseils & astuces

Ne pas être prévisible

Ce blog pourrait laisser croire que je passe mon  temps sur des sites de sécurité, d’arts martiaux & de matériel tactique… mais en fait, j’évite (par peur d’être influencé), et car mon plus grand plaisir est de trouver des principes & nouveautés sur d’autres types de blogs, soit directement (on est parfois surpris de voir des sujets très « sécu » au milieu d’un blog généraliste), soit par « cross-fertilization », c’est à dire par extension ou analogie avec d’autres secteurs.

L’un des secteurs avec lequel il est amusant d’essayer de tisser des liens est le management. Un de mes blogs favoris sur ce sujet est Friday Thoughts, de l’excellent Walt Shill. C’est en anglais, avec pas mal de références à la culture américaine (parfois assez pointues), mais souvent très pertinent.

L’article que je voulais mettre en avant sur Protegor s’intitule He is not right in his mind (il n’est pas normal dans sa tête).

cet homme est-il prévisible

Extrait :

« Les dirigeants sont formés pour être logiques, rationnels, séquentiels. Nous avons des outils sophistiqués pour nous guider à prendre les meilleures décisions (…). Mais le hasard, l’irrationnel, l’imprévisible sont incroyablement perturbants : le 11 septembre, le tsunami japonais, le sniper de Washington, la dette grecque, le virus du SIDA…

(…) avoir un adversaire imprévisible est déconcertant… un adversaire irrationnel bouleverse l’approche traditionnelle. La plupart du temps dans le business et dans la vie, nous travaillons à réduire le hasard et l’imprévisible… nous combattons pour rendre les choses rationnelles & logiques (…)

Mais (…) observer à quel point il est difficile pour un adversaire de s’adapter à un comportement irrationnel fait poser la question : doit-on toujours être si logique, si rationnel, si prévisible ?

N’y a-t-il pas des moments où « ne pas être normal dans sa tête » serait une stratégie très intelligente ? Je me demande donc s’il n’y a pas des fois où il est bénéfique d’avoir un adversaire qui pense : “Il a l’air net, et la plupart du temps il agit normalement, mais on peut pas savoir comment il va réagir sous pression. Il pourrait facilement devenir fou et tuer tout le monde.” »

Bonne lecture !


Self-DéfenseEntraînement personnel

Pan Taikai & nouveau club de Pankido

lombardo2Une des bonnes nouvelles de la rentrée pour les parisiens, c’est que le Dôjô Central du Pankido a retrouvé une salle (il faut dire que c’est galère pour les enseignant à Paris de trouver une salle propre, suffisamment grande et « abordable » :/) :

Institut Pandokan
47 – 49 Avenue du Président Wilson
93100 Montreuil Sous Bois
Métro Ligne 9, stations Croix de Chavaux ou Mairie de Montreuil
Tél. : 06 60 76 46 40
http://pankido.blogspot.com

… et un bon moyen de tester le Pankido ou de se remettre en forme pour la reprise de la rentrée, c’est de faire le Pan Taikai (Grand Stage), les 26-27-28 Août.

Je ne pourrai pas y être personnellement, car en déplacement aux Etats-Unis, mais je le recommande chaudement, Patrick Lombardo est à la fois un expert technique et un excellent pédagogue


Sécurité PersonnelleConseils & astuces

Protegor, le guide pratique, et zoom sur sécurité vs. paranoïa

protegorC’est l’été, nous sommes beaucoup à préférer bronzer à la plage, se balader en montagne ou courir le monde à l’aventure… plutôt que surfer sur le web. Et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait !

En discutant avec des internautes, je me suis aperçu que certains ne savaient même pas que l’origine de ce blog était un guide pratique — donc j’en profite pour faire un peu de pub sur Protegor. Pour ceux qui l’ont déjà, n’hésitez pas à l’offrir :) et pour que cette brève ne soit pas sans intérêt pour vous, je voulais remettre en avant un paragraphe du bouquin sur lequel j’ai eu plusieurs retours positifs :

extrait-protegor-paranoia


Self-DéfenseEntraînement personnel

Liberate yourself…

liberate
Beaucoup de sujets « lecture » en ce moment, l’été est souvent propice à cela, non ? :)
Il y a un numéro du magazine américain Black Belt (celui de Septembre 1971) qui est assez mythique pour 1 article, rédigé par Bruce Lee. Cet article est devenu, à mon sens, un texte classique des arts martiaux, et s’intitule « Liberate yourself from classical Karate« . A la base, c’est une explication sur ce qu’est le Jeet Kune Do, nom que donne Bruce Lee à son approche de la pratique des arts martiaux.

Morceaux choisis :
- « If you do not first empty your cup, how can you taste my cup of tea? (…) The usefulness of the cup is in its emptiness. »
ie « Si vous ne videz pas d’abord votre tasse, comment pouvez-vous goûter mon thé ? (…) L’utilité d’une tasse réside dans son vide. »
- (à propos de certains styles traditionnels) « So, what originated as one man’s intuition of some sort of personal fluidity has been transformed into solidified, fixed knowledge, complete with organized classified responses presented in a logical order. »
ie « Donc, ce qui découlait à l’origine de l’intuition d’un homme d’une sorte de fluidité personnelle a été transformé en connaissances solidifées, figées, proposant des solutions classifiées, organisées et présentées dans un ordre logique. »
- « Knowledge in the martial arts ultimately means self-knowledge. (…) you will have to find out all by yourself. You must accept the fact that there is no help but self-help. »
ie « La connaissance dans les arts martiaux est forcément une connaissance personnelle. (…) il faudra tout trouver par vous -même. Vous devez accepter le fait qu’il n’y a pas d’aide autre que s’aider soi-même. »

L’article est à lire par tous ceux qui s’intéressent aux arts martiaux.


Self-DéfenseRencontre avec un expert

Interview de Ofir, fondateur du Hagana System

ofir-haganna1Ofir a étudié intensivement le Krav Maga en Israël, puis au fur et à mesure de ses expériences professionnelles dans la sécurité, il a mis au point le Hagana System. Explications.


Ofir & le Hagana System

ofir-haganna1Ofir a créé, via son expérience de terrain, un nouveau système de self-défense d’origine israélienne, le Hagana. Le premier club en France se situe à Marseille et a été créé en 2005. L’énergie qu’il insuffle dans sa méthode mérite de s’attarder un peu sur le concept, pour bien comprendre les spécificités et points clés du Hagana System.

PROTEGOR : Ofir, quel est ton parcours personnel ?
Ofir :
J’ai tout d’abord étudié les arts martiaux (judo, tae kwon do) étant enfant, puis à l’âge de 17 ans, j’ai étudié le Krav Maga, à raison de 7h par jour pendant une année, en Israël chez un élève direct d’Imi Lichtenfeld (le fondateur du Krav Maga). Ensuite, je me suis dirigé vers le secteur de la sécurité ; au cours des différents tests de passage et formations professionnelles en protection rapprochée ou autre, je me suis vite rendu compte, grâce à d’autres instructeurs des forces spéciales, que certaines techniques de Krav Maga (que je pensais à l’époque parfait), ne fonctionnaient pas du tout et n’étaient pas adaptées à réagir face à un ou plusieurs individus en crise, avec une force extrême et dans un contexte de stress intense. Grâce à mes expériences de terrain de policier dans une unité spéciale puis dans de nombreuses fonctions de terrain, j’ai décidé de mettre en place un système adapté aux situations extrêmes, rencontrées dans des opérations ou interventions sensibles. Ce système prend en compte les paramètres d’agressivité, de stress, de fatigue physique avant intervention, etc.

PROTEGOR : Justement, qu’est-ce que le Hagana ?
Ofir :
Le HAGANA SYSTEM est un concept  de combat comprenant 3 grands départements :
- Le 1e est dédié aux forces d’intervention, avec tout ce que cela comprend : pénétration dans un bâtiment, travail de cohésion d’équipes, stress extrême, neutralisation d’individu armé ou non, etc.
- Le 2e est destiné aux civils qui souhaitent avoir un outil pour se défendre dans la rue en cas d’agression
- Le 3e, appelé HAGANA KIDS, est comme vous l’aurez compris, réservé aux enfants (de 7 à  12 ans), et enseigne sous forme ludique, tous les comportements à avoir en cas d’agression ou pour prévenir une telle situation. Nous apportons ainsi aux enfants, confiance en eux, ouverture d’esprit, coordination, renforcement musculaire, discipline et respect.

Les entrainements sont  composés d’une partie de condition physique, indispensable au combat et d’une partie technique self défense qui varie : saisie, étranglement, car jacking, home jacking, défense dans un endroit confiné (bus, ascenseur, taxi,…), dans des positions diverses (assis, couché, mains ligotées, …). Nous augmentons petit à petit le niveau de stress des élèves afin d’augmenter leur tolérance à celui-ci.

J’ai également créé un système de préparation physique très performant à efficacité court terme. Je pourrai développer cela lors d’une prochaine interview.

PROTEGOR : Quelle différence avec le Krav Maga finalement ?
Ofir :
On me pose souvent la question… évidemment parce que les origines de ces 2 systèmes sont israéliennes.
Le Hagana est composé de techniques tout simplement différentes du Krav maga ou des autres systèmes.
Nous n’avons pas de ceintures ou kimonos dans mon système, car il reflète rarement le niveau d’efficacité dans la rue.
D’autres parts, nous sommes le seul système à ne pas mettre l’accent sur la perfection technique (dans un premier temps) mais sur l’action de réaction à une agression. Je ne passe pas 2 mois à enseigner un coup de poing direct à mes élèves, mon objectif est qu’ils réagissent le jour J et pour cela nous travaillons beaucoup de simulations.

Le Hagana est un mix de nombreux systèmes, j’ai pris le meilleur, à mes yeux, des autres méthodes existantes, puis j’ai élaboré mes propres techniques grâce à mon expérience de terrain et aux retours d’expérience des élèves que je forme et qui travaillent au quotidien sur le terrain face au terrorisme ou a la délinquance.

Le Krav Maga comprend 15 attaques au couteau  alors que nous en avons 119 par exemple, des situations tirées d’attaques du monde entier ( Brésil, Mexique, Afrique, Europe, …) avec des contextes très violents.
Le Krav Maga enseigné en Israël est très différent de celui enseigné en France dans les clubs, et les gens pensent étudier les mêmes techniques que les soldats, mais comment peut-on penser qu’une armée aussi évoluée que Tsahal ou que des unités spéciales dans le monde puissent s’entrainer avec des techniques enseignées à monsieur et madame tout le monde dans les clubs de part le monde !? (sourire)
Le Krav Maga est une des  composantes  du  Hagana tout comme le Judo, le Karaté, la Boxe, etc.
Beaucoup d’ « experts » en Krav Maga  sont nés dans les dernières années mais lesquels ont vraiment été dans l’armée ou la police israélienne et ont pu savoir ce qu’est le vrai Krav Maga comme il était à son origine, avec son état d’esprit ?
Les systèmes de combat israéliens sont plus un état d’esprit que des techniques.

D’ailleurs, un livre sur le Hagana sortia en Février 2012 dans les librairies (FNAC, Virgin, Amazon, …).

PROTEGOR : Mais pourquoi développer un nouveau système ?
Ofir :
J’ai toujours trouvé que dans les systèmes existants, que je respecte beaucoup, il fallait étudier 3 ou 4 années afin de sentir une petit maitrise de l’art martial pratiqué, et de gagner en confiance en soi.
D’autres parts, peu de systèmes travaillent des agressions de rues modernes, ils ne sont pas évolutifs mais figés.

Un petit exemple : beaucoup de systèmes travaillent sur une menace au couteau, nous nous travaillons les menaces couteau mais nous travaillons également les mêmes situations avec des menaces à la seringues (infectée du sida).
Quelle grande différence entre ces 2 armes ?
En réagissant sur un couteau , je peux me permettre de me faire couper sur un endroit non vital,(comme ce sera souvent le cas)  mais avec une seringue, un simple contact avec celle ci m’empêchera de dormir pendant 3mois le temps de savoir si j’ai été contaminé ou pas.
Ce n’est qu’un exemple d’un travail différent et d’un niveau de stress différent que vous comprendrez aisément.

PROTEGOR : Dans le Hagana, enseignes-tu l’utilisation de certaines armes ? lesquelles et dans quelles conditions ?
Ofir :
Concernant le travail armé, nous travaillons le combat mains nues contre un individu armé de couteau, objets coupants, tranchants, arme à feu, bâton, tonfa, matraque télescopique, hache, tesson de bouteille, machette etc. Mais nous travaillons aussi le maniement des armes  tels le Tonfa, Bâton télescopique, Kubotan (dont j’ai créé un modèle unique), menottes à utilisation offensives, utilisation des vêtements en défense ou en attaques, neutralisation etc.
Il y a également tout un panel technique et technologique qui est réservé aux unités dans lesquelles j’enseigne dont je ne peux dévoiler le contenu à tous les publics.

PROTEGOR : Quels sont tes EDC (every-day-carry) ?
Ofir :
J’utilise  une  sacoche du type 5.11 PUSH avec des modifications que j’ai faite au niveau des attaches (en mettant des crochets plus larges à la base de la sacoche afin qu’elle ne bouge pas lorsque je suis en moto) & des zip d’ouvertures (ajout de bouts de cordes à l’extrémité des tirettes des fermeture, afin de pouvoir les ouvrir plus rapidement).

ofir-haganna2

PROTEGOR : Pour un novice en arts martiaux et en self-défense qui souhaite rapidement acquérir quelques reflexes, sans investir 4h d’entraînement par semaine à vie, que lui conseilles-tu ?
Ofir :
De venir rejoindre un club HAGANA au plus vite ? (rires)  sur Nice, Valence, Strasbourg, Paimpol ou à Marseille bien sûr. Sinon, je conseille à un novice ou autre pratiquant de tester plusieurs systèmes et de chercher un instructeur avec de l’expérience réelle de terrain et non un collectionneur de grades ou de diplômes qui ne reflètent que rarement une efficacité et un professionnalisme hors norme.
Qui mieux qu’un professionnel de terrain peut comprendre ce qu’il enseigne ? Aucun diplôme ne retransmet cela. Ne vous laissez pas berner. Ce point est important car nous parlons de self-défense, de sauver une vie et non d’arts martiaux. Etant depuis des années sur des terrains sensibles, je peux vous assurer que peu de mes collègues d’intervention ont des diplômes ou des ceintures d’arts martiaux, ils ont l’expérience, un entrainement adapté à leur besoin.

PROTEGOR : Inversement, pour un pratiquant d’arts martiaux traditionnel qui souhaite rendre sa pratique plus adaptée à la rue, que lui conseilles-tu ?
Ofir :
Les conseils donnés ci dessus valent également pour un pratiquant confirmé. Je lui conseillerai de continuer l’art martial qu’il pratique et de suivre des stages spécifiques à thèmes, couteau, bâton, stress extrême, etc. afin de compléter et élargir sa vision du combat.

PROTEGOR : Pour finir, aurais-tu 3 principes clés du Hagana à partager avec les lecteurs de Protegor ?
Ofir :
REAGIR, VITE et FORT, notre devise.

Les personnes souhaitant organiser un stage dans leur ville, leur dojo, peuvent me contacter avec plaisir afin d’organiser ces stages.

Merci Ofir !
www.haganasystem.com


Self-DéfenseArsenal technique

Self-défense illustrée (5)

Self-défense illustrée (5)Voici une nouvelle séquence illustrée de self-défense mettant en exergue quelques « points clés ». Cliquez sur la séquence pour la voir en détail.

Un grand merci à l’Académie Franck Ropers pour les enchaînements (et à Pierre pour avoir jouer au méchant).


Self-DéfenseEntraînement personnel

Couteaux d’entraînement, dans PROSECURITE

prosecurite91Le numéro 91 (Mars 2011) du magazine PROSECURITE vient de sortir en kiosque. Vous y trouverez un article sur les différents types de couteaux d’entraînement (trainers), made by PROTEGOR :)


Self-DéfenseArsenal technique

Self-défense illustrée (4)

Self-défense illustrée (4)Voici une nouvelle séquence illustrée de self-défense mettant en exergue quelques « points clés ». Cliquez sur la séquence pour la voir en détail.

Un grand merci à l’Académie Franck Ropers pour les enchaînements (et à Pierre pour avoir jouer au méchant).


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