Survie UrbainePréparation aux catastrophesSécurité en voyage
Posté le 15 mars 2013 |
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12 mars 2013, la France est sous la neige, les journaux télévisés en parlent à tour de bras. A l’instant, un sujet sur M6 fait l’apologie de la couverture de survie. Je trouve impensable qu’aujourd’hui encore, nous continuions à transmettre des informations erronées à ce sujet, et surtout, qui peuvent mettre en péril la vie des victimes.
La couverture de survie, célèbre petite feuille en mylar, rassure énormément de personnes, dans le sens où elle sera toujours là en cas de pépin, afin de les réchauffer, de les protéger du froid, tout en attendant les secours.
Possible en cas de bonne utilisation, mais faux sinon. La couverture de survie est en général très mal utilisée, et profite d’une très mauvaise information diffusée par les médias.
Le principe annoncé de fonctionnement de cette feuille de mylar, est qu’elle réfléchit les rayonnements infra-rouges du corps humain, et permet ainsi, de réchauffer ce dernier. Cela était vrai sur les toutes premières couvertures de survie de l’époque de sa création (à ce moment-là, elles étaient beaucoup plus épaisses et de conception bien différentes), mais, à ce jour, sans doute par recherche de profit et surtout par une perte de qualité flagrante des produits utilisés, les couvertures de survie ne sont plus aussi efficaces.
Je ne suis pas partisan de ces « couvertures ». Utilisées à bon escient, elles peuvent être utiles, mais dans beaucoup de cas, elles peuvent aggraver la situation : on pensera maîtriser l’hypothermie d’une victime, qui en fait continuera à avoir froid.
En fait, dès que la place le permet, il vaut mieux apporter avec soi une couverture en laine polaire, qui vous réchauffera efficacement, où encore, des vêtements chauds. Dans un véhicule (le cas du JT incriminé dans ce billet), nous avons en général, largement la place de prendre une vraie couverture en polaire…
Pour conclure, n’utiliser la couverture de survie que par-dessus une couche conséquente de protection vestimentaire, où par-dessus une couverture (vous profiterez ainsi de la protection coupe-vent de la toile, ainsi que de la faible réfractions des IR). Pensez également à ne pas trop serrer la couverture survie autour de la victime, vous bénéficierez ainsi de la couche isolante offerte par la couche d’air ainsi produite.
Et pour rappel :
- côté doré vers le ciel pour maintenir au chaud
- côté argent vers le ciel pour maintenir au frais (et éviter les surchauffes, souvent fatales en été)
Kevin B., pompier de Paris