Archive pour la catégorie Préparation aux catastrophes

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Être repéré dans l’eau après un naufrage

Vous connaissez la fluorescéine ? Moi, je dois vous avouer que je connais depuis peu.

Il s’agit d’une poudre qui en se dissolvant dans l’eau, créé une couleur fluorescente… idéal si des secours vous cherchent dans l’eau. Un élément d’EDC à considérer pour les marins ou lors d’une croisière !

Le produit ne s’achète pas au supermarché, j’en ai trouvé ici :

ASET PROTECTION SAS
57 rue de la République - F-67800 HOENHEIM
Tel : +33 (0)981 645 213
www.aset-protection.fr
www.aset-laboutique.fr

Survie UrbainePréparation aux catastrophesSécurité en voyage

La couverture de survie, mythe & réalité

12 mars 2013, la France est sous la neige, les journaux télévisés en parlent à tour de bras. A l’instant, un sujet sur M6 fait l’apologie de la couverture de survie. Je trouve impensable qu’aujourd’hui encore, nous continuions à transmettre des informations erronées à ce sujet, et surtout, qui peuvent mettre en péril la vie des victimes.

La couverture de survie, célèbre petite feuille en mylar, rassure énormément de personnes, dans le sens où elle sera toujours là en cas de pépin, afin de les réchauffer, de les protéger du froid, tout en attendant les secours.

Possible en cas de bonne utilisation, mais faux sinon. La couverture de survie est en général très mal utilisée, et profite d’une très mauvaise information diffusée par les médias.

Le principe annoncé de fonctionnement de cette feuille de mylar, est qu’elle réfléchit les rayonnements infra-rouges du corps humain, et permet ainsi, de réchauffer ce dernier. Cela était vrai sur les toutes premières couvertures de survie de l’époque de sa création (à ce moment-là, elles étaient beaucoup plus épaisses et de conception bien différentes), mais, à ce jour, sans doute par recherche de profit et surtout par une perte de qualité flagrante des produits utilisés, les couvertures de survie ne sont plus aussi efficaces.

Je ne suis pas partisan de ces « couvertures ». Utilisées à bon escient, elles peuvent être utiles, mais dans beaucoup de cas, elles peuvent aggraver la situation : on pensera maîtriser l’hypothermie d’une victime, qui en fait continuera à avoir froid.

En fait, dès que la place le permet, il vaut mieux apporter avec soi une couverture en laine polaire, qui vous réchauffera efficacement, où encore, des vêtements chauds. Dans un véhicule (le cas du JT incriminé dans ce billet), nous avons en général, largement la place de prendre une vraie couverture en polaire…

Pour conclure, n’utiliser la couverture de survie que par-dessus une couche conséquente de protection vestimentaire, où par-dessus une couverture (vous profiterez ainsi de la protection coupe-vent de la toile, ainsi que de la faible réfractions des IR). Pensez également à ne pas trop serrer la couverture survie autour de la victime, vous bénéficierez ainsi de la couche isolante offerte par la couche d’air ainsi produite.

Et pour rappel :
- côté doré vers le ciel pour maintenir au chaud
- côté argent vers le ciel pour maintenir au frais (et éviter les surchauffes, souvent fatales en été)

Kevin B., pompier de Paris


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Dexter & son BOB

Ceux qui ont vu le premier épisode de la Saison 7 de DEXTER (la série dont le héros est un tueur psychopathe qui tue des tueurs… ouais bon, ce n’est pas le modèle de la série que je souhaite mettre en avant, c’est du divertissement, hein) ont pu voir un exemple de BOB, « bug out bag » / sac d’alerte / sac d’évacuation.

Dexter appelle ça son « sac de fugitif » dans la série. Le sac est caché dans le mur de son appartement, derrière une paroi peu épaisse. Dans le sac on aperçoit des vêtements, quelques liasses de dollars, deux téléphones portables et des passeports/pièces d’identité. On est donc plus dans de la fiction que de la réalité, mais le concept de sac d’alerte est suffisamment parlant en sécurité personnelle & survie urbaine pour mentionner l’anecdote des scénaristes hollywoodiens.


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Kits chauds pour véhicule

lyophilise.fr est une société française qui fournit de l’alimentation lyophilisée et longue conservation. Basée à Lorient, elle est ouverte au milieu sportif (navigation, trail) mais aussi au domaine de la survie pour les randonneurs et autres amateurs d’efforts extrêmes.

Il y a quelques temps, cette société s’est inquiétée sur le moyen de « survivre » dans son véhicule d’un point de vue alimentaire, en prenant en compte certaines difficultés :
- ne pas avoir à sortir de son véhicule pour chauffer le repas,
- ne pas avoir besoin de feu pour chauffer le repas,
- ne pas prendre trop d’espace de stockage dans le véhicule,
- ne pas nécessiter de manipulation complexe (ie simple à utiliser).

Ainsi est né le kit EDV.

Présenté dans un sachet plastique type « zip-loc », il se compose d’un plat et de son kit auto-chauffant, d’une barre de céréales, et d’une boisson chaude. Niveau encombrement, le kit EDV a les dimensions suivantes : 20cmx10cm sur 5cm d’épaisseur.

Il est pratique, dans le sens où, pour réchauffer le plat, il suffit juste de le placer dans la pochette de réchauffe et d’y couler les 45ml d’eau fournie. Ainsi, une simple réaction chimique avec le sachet de réactif permettra de monter la température à 80°C, et, en 10mn, vous offrira un bon plat chaud.

Pour ma part, je mets plusieurs kit alimentaires dans mon véhicule (il faut penser aux autres aussi). D’ailleurs, lyophilise.fr offre un choix de menus différents, ce qui permet de varier les produits. Pour ranger ces kits, j’utilise une caisse à munitions militaire, dans laquelle il est possible de stocker 4 kits EDV. Un stockage solide, simple et pratique.

Kevin B., Pompier de Paris


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Masque à gaz, faut-il en posséder un ?

Quand on équipe son domicile « au cas où », ou quand on réfléchit à la composition de son BOB (bug-out-bag), le « masque à gaz » est-il un accessoire à prévoir ? Je me suis posé la question à titre personnelle, et ai finalement décidé de ne pas investir. Je vous livre ici mes découvertes.

J’avais quelques références fournies par des amis professionnels, et je me suis rapidement plongé dans les sites de vente pour trouver le meilleur modèle (celui qui protège le plus pour le meilleur coût). J’ai appris plein de choses… pour ceux qui ne se sont jamais plongé dans le sujet, voici quelques éléments de base à connaître :

- il y a plein de types de masques… les masques respiratoires légers/jetables (pour les épidémies, j’ai pu tester sur SARS en Chine, depuis j’ai quelques boîtes de FFP3 à la maison), les demi-masques & les masques complets… il y a aussi les appareils respiratoires à ventilation assistée (avec une bouteille donc) ; là je me suis focalisé sur les masques complets

- les marques classiques sont 3M & Honeywell qui a racheté les masques de la marque Sperian (anciennement Willson) ; j’ai trouvé en gros 3 modèles de masques intéressants (avec une seule recharge, j’ai évité les masques à double cartouche, moins pratiques) :
. le SGE 400/3 Infinity, qui est un modèle à la mode dans le milieu survivaliste
. le Sperian Survivair Opti-Fit CBRN (NIOSH), qui vise les professionnels des forces de l’ordre
. le Sperian/Honeywell Optifit du marché français (aux prix très variable d’un site à l’autre, regardez sur Otelo ou agrileader.fr)

- le niveau de protection est principalement défini par les cartouches (« canister » en anglais) ; il existe des cartouches plus ou moins filtrantes — cherchez du A2B2E2K2P3 pour couvrir un bon spectre de menaces :
Chaque filtre est qualifié selon un ensemble de lettres (A.B.E.K.P) & de chiffres (les classes d’absorption : 1-2-3) :
A : Protection contre les gaz et vapeurs organiques dont le point d’ébullition est supérieur à 65°C.
B : Protection contre les gaz et vapeurs inorganiques.
E : Protection contre les gaz acides et dioxyde de soufre.
K : Protection contre l’ammoniac et certains dérivés aminés.
P : Protection contre les particules, poussières et aérosols.
1 : Filtration à faible capacité (concentration de polluant < à 0.1% ou 1000ppm).
2 : Filtration à capacité moyenne (concentration de polluant < à 0.5% ou 5000ppm).
3 : Filtration à forte capacité (concentration de polluant < à 1% ou 10000ppm).

cliquez sur l’image pour la grossir

Ce genre d’achat n’étant pas neutre financièrement, je me suis penché sur l’intérêt d’un tel accessoire :

- Quand un masque peut-il être nécessaire ?
. Lors d’émeutes ou des gaz lacrymogènes seraient utilisés
. Lors d’une attaque « NRBC » (Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique)
- Quelles contraintes ?
. Les cartouches se périment (quelques années)
. Un cartouche tient quelques heures (selon le volume d’air respiré, on voit qu’il faut la changer quand des gouttes d’eau commencent à perler à l’orifice de la cartouche) ; il faut donc un stock avec plein de cartouches pour tenir une certaine durée
. Le masque s’utilise en extérieur, quand il reste plus de 17% d’O2

En conclusion, pour s’équiper, il faut compter un minimum de 250€ (150€ de masque, 4×25€ de cartouches) pour un kit masque complet durant quelques heures, et les probabilités de devoir un jour avoir besoin d’un tel système sont à l’appréciation de chacun (mais inférieures à de nombreux autres risques). Choisir de s’équiper est donc envisageable, si l’on estime personnellement le risque élevé (ce qui peut arriver dans certains contextes/régions), si l’on a déjà des solutions pour les risques supérieurs et que l’on est dans une démarche de sécurisation exhaustive, si l’on a le budget pour. Je ne suis pas encore prêt :)

Un grand merci à Yann & Kevin pour leurs infos


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Des symboles officiels pour mieux gérer les situations d’urgence

L’UNOCHA, branche des Nations Unis en charge de la Coordination des Affaires Humanitaires, s’est appuyé sur le TheNounProject pour réaliser toute une batterie de symboles parlant et utile dans les cas de situations d’urgence.

Ces symboles, beaucoup plus nombreux que l’image ci-dessus, sont classés dans la partie « OCHAAVMU » du site. Ils sont libres d’accès, n’hésitez pas à les parcourir / connaître / utiliser / partager…


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Abri Anti Atomique : mythe ou besoin réaliste ?

Quand j’étais jeune ado, à Clermont-Ferrand, je me souviens que dans le collège, il y avait un garçon dont le père était un entrepreneur local assez successful (pas Michelin hein, plus petit). Dans la cour, la rumeur disait qu’ils avaient un abri anti-atomique sous leur maison. Je n’ai jamais été ami avec ce garçon et n’ai jamais pu vérifier en réel. Mais cela avait contribué à renforcer ce mythe de l’abri anti-atomique à l’école, comme le cliché de la solution à la pire menace (et donc dans la tête des gens, à toutes les menaces, ce qui est faux on le sait). On était au lendemain de la guerre froide, les risques de catastrophes humaines étaient assez simplistes dans l’esprit de tous, le gros risque était l’affrontement brutal des états ou Tchernobyl… et pas des guérillas sournoises & intérieures, ni les tsunami.

En tous cas, j’étais resté sur l’abri anti-atomique de mon adolescence, et le cliché vieillissait dans l’esprit de tous… En 2007, je m’étais repenché dessus pendant la rédaction de Protegor, sans le mentionner, car un peu « N/A » (not applicable) dans le contexte actuel. Non pas que le risque de bombe nucléaire n’existe plus, mais tout simplement car il descendait à mon sens bien bas dans l’échelle des risques du moment. Fukushima m’a fait un peu regretter ce choix.

2012 et le faux-évènement marketing de « fin du monde » qui nous irrite tous (on peut le dire, hein)… il a juste l’avantage d’attirer un éclairage des médias sur le survivalisme (avec plus ou moins de succès, j’ai cru comprendre que certains n’étaient pas du tout contents du traitement fait du sujet par certains médias réputés sérieux), et, ce qui m’intéresse plus moi, sur certains éléments pratiques de gestion de situations d’urgence.

C’est la chaîne National Geographic qui ré-ouvre le sujet du Survivalisme et de l’Abri Anti Atomique aujourd’hui, avec un Jeu qui permet de gagner 1 nuit en AAA (tombé dans la presse aujourd’hui). Je n’ai pas encore été voir les vidéos & le quizz (je viens d’avoir le lien), je ne sais pas ce que ça va donner, regardons et voyons s’il y a, dans la programmation (plutôt quali en général de NatGeo) autour de ce jeu, des éclairages intéressants & des choses à (ap)prendre !

 (extrait 20minutes – cliquer sur l’image pour accéder au numéro du journal)


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De la phobie des séismes à la survie en kit

Dans Le Monde, il y a quelques mois, un article de Philippe Mesmer s’intitulait « Les japonais développent une véritable phobie des tremblements de terre ».

Le Japon connait donc lui aussi une forte tendance « preparedness », renforcée notamment par la catastrophe de Fukushima. Plusieurs marques ont donc développé des kits tous prêts, des BOB (bug-out-bag), des packs de nourriture lyophilisée… l’article mentionne Montbell et la photo de l’article en question illustre un pack de Survivor Industries. Et il y en a des dizaines d’autres.

Alors, le point de vue des survivalistes est clair : il vaut mieux faire ses kits/BOB, sa préparation soi-même, que de la confier à quelqu’un d’autre, et surtout à un chef de produit marketing qui sélectionnera les produits composant un éventuel kit en fonction de leur disponibilité en volume, et de leur bas coût (pour maximiser la marge de l’ensemble du pack). Par ailleurs, un kit de survie est personnel : des produits sont nécessaires/utiles à certains et inutiles à d’autres (selon les personnes, la zone où l’on vit, le type d’habitation, etc.).

Maintenant, plaçons nous du côté d’un non-survivaliste, de quelqu’un qui n’a pas l’envie et le temps de sélectionner un par un tous les éléments constitutifs de son BOB… bon ok, il va mourir. J/K. Sérieusement, ces « BOB tous faits » ne peuvent-ils pas être une base pour constituer son BOB perso ? Cela veut dire trouver un bon « BOB tout fait », et une fois qu’on l’a, ne pas le mettre dans un placard en se disant « c’est bon, je suis prêt » (ce qui constitue un autre piège des « BOB tous faits », la dé-responsabilisation de la préparation), mais prendre le temps de le vider entièrement, de voir/tester l’ensemble des produits qui le constituent (ne serait-ce déjà pour vérifier l’état des produits & dates éventuelles de péremption), et avoir la réflexion de se dire « que me manque-t-il ? ».

Question : certains d’entre vous ont-il déjà acheté des BOB complet ? des marques/produits à recommander en particulier ? (ou au contraire à ne pas recommander)


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2 magazines sur la Survie

5e fois au pays de l’Oncle Sam cette année, et un constat dans les bacs magazines de Barnes & Nobles : le nombre de titres d’arts martiaux baisse, le nombre de titres sur le free-fight a largement dépassé celui sur les arts martiaux, le nombre de titres sur les armes à feu est stable (et énorme, plus que free-fight & arts martiaux réunis), et les titres sur la sécurité personnelle & la survie se développent.

Après Home & Personal Defense (pur produit « sécu perso »), Recoil (mi-armes mi « sécu perso », le dernier numéro est toujours aussi bon que les 1e, c’est mon mag préféré), j’ai cette fois-ci acheté Personal Defense Survive & American Survival Guide.

Le premier, Personal Defense Survive, est un hors-série de American Handgunner, comme l’est déjà Home & Personal Defense, moins orienté défense & plus orienté survie… mais globalement très similaire ; épais, mais avec la moitié en catalogue d’armes en noir & blanc. Quelques articles de ce numéro automne/hiver 2012 : construire sa batterie d’armes de défense, couteaux de survie, sarbacanes de survie, matériels médical de survie vu par un docteur, vehicle prep, stocker de l’essence, urban bug out, etc.

Le second, American Survival Guide, est quant à lui un numéro 1, édité par Gun World, qui reprend le titre d’un magazine des années 90 aujourd’hui disparu. Maquette différente, très illustrée d’images de catastrophes naturelles américaines récentes (inondations, tornades, …), le contenu est construit sous la forme d’articles suivis d’une sélection de produits avec leurs avantages/inconvénients/prix/site-commerçant, et full color — assez sympa à lire !
Les articles sont classés dans 3 parties : préparation urbaine, préparation sauvage, préparation générale. Quelques exemples d’articles : les couvertures de survie, armed & ready, que faire avant/pendant/après un séisme, autosuffisance alimentaire, Les Stroud, se diriger avec un gps, les 10 essentiels, 3 histoires de survivants, fast food survival, entraînement avec Cody Lundin…


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Run, Hide, Fight : une recette texane face à un tueur fou


Relayée largement sur les médias sociaux ces derniers jours, l’initiative vidéo de ReadyHouston va être relancée à chaque nouvelle fusillade (et ça n’a pas traîné avec Oak Creek). Il s’agit d’un clip vidéo de près de 6 minutes illustrant un cas de fusillade et les différentes solutions pour optimiser ses chances de s’en sortir.

Voici le script des conseils de la vidéo en version française :

Courir > (se) Cacher > Combattre
Survivre à une fusillade
Courir lorsque le tueur est à proximité
> si une issue le permet, essayer d'évacuer au plus vite
> évacuer à tous prix, que les autres vous suivent ou pas
> laisser ses effets personnels sur place
> si possible, aider les autres à évacuer
> empêcher les personnes extérieures à pénétrer dans la zone à risques
> appeler les secours dès que vous êtes à distance suffisante
Se cacher si l'évacuation n'est pas possible
> verrouiller et/ou bloquer la porte (avec des meubles...)
> couper la sonnerie et le vibreur de votre téléphone
> se cacher derrière des objets de grandes tailles
> ne faire aucun bruit
 Votre cache doit :
> être hors de vue du tireur
> pouvoir vous protéger si des coups sont tirés
> permettre une fuite (donc ne pas se piéger dans un recoin)
 Combattre en dernier recours, seulement si votre vie est en danger 
> essayer d'incapaciter le tireur
> déclencher une agression physique
> utiliser des armes improvisées
> s'engager à fond dans vos actions
Quand les forces de police investissent les lieux :
> rester calme & suivre les instructions
> laisser vos mains visible à tout moment
> ne pas crier
> les secours pour les blessés sont en route

Remarques :
- attention au niveau de protection des meubles & cloisons de bureau, rarement capables de stopper une balle…
- dans le cas d’un tueur bardé d’explosifs, la recette run/run/run serait peut-être plus adéquate
- dans la fuite, minimiser votre surface d’exposition (être de profil/trois-quart/face) & zig-zagguer brusquement peut rendre plus compliqué la tâche du tireur
- dans la fuite, faire tomber des meubles & fermer des portes derrière soi peut gêner le tireur (cela peut gêner d’autres personnes qui évacuent aussi si vous n’êtes pas le dernier…)
- si plusieurs choix de fuite sont possibles, il faudrait idéalement choisir celui qui rend le tir le plus complexe (donc durée & superficie d’exposition au tireur la plus réduite), mais dans la panique, cela reste difficile à évaluer


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Retirer du cash à la banque

Vous avez certainement déjà connu ce moment de désarroi quand, au guichet de votre banque, le préposé vous dit « ah mais pour un tel montant, il faut prévenir 4 jours à l’avance, votre CNI et remplir ce formulaire »… ce sentiment de ne pas pouvoir récupérer SON argent simplement est terrible, et impacte négativement l’image de confiance que l’on a naturellement des banques.

 
Finalement, cet écriteau « pour tout retrait supérieur à … » de plus en plus présent aux guichets est une bonne chose, il permet de rappeler à chacun que :
- votre argent, quand il est à la banque, n’est plus vraiment votre argent… c’est votre argent, surveillé & contrôlé par un tiers sur lequel vous n’avez pas ou très peu d’emprise
- si la crise économique s’emballait, les banques bloqueraient aisément les retraits d’argent (en baissant encore plus ce seuil de retrait & le délai de commande) – pour rappel et bien comprendre, une banque n’est pas capable dans une période de temps de quelques semaines de rendre à une majorité de ses clients, l’argent qu’ils ont déposé, car cet argent est en cours d’utilisation ailleurs
- si vous avez un besoin urgent, ponctuel & personnel de votre argent (indépendamment de la situation du pays), il faut connaître les règles & jouer avec — c’est l’objet du présent billet : des astuces pratiques (et pas un pamphlet anti-banques :) )

Voici donc quelques conseils pour obtenir votre cash au plus vite :
- retirer plusieurs fois le plafond max au même bureau ; dans certaines banques, si vous êtes au bureau où est localisé votre compte, c’est techniquement possible (testé pour vous), donc ça se tente
- retirer le plafond max dans plusieurs bureaux de la banque ; la procédure de seuil est en effet généralement locale au bureau (une des raisons de ce seuil étant la gestion du volume de billets stockés localement, il n’y a pas forcément de lien avec un retrait réalisé dans un autre bureau)
- retirer le plafond max chaque jour ; et oui, ce plafond est en général quotidien, donc si vous avez 4500€ à retirer et que le seuil est de 1500€, en vous y prenant 3 jours à l’avance, c’est bon (et parfois plus rapide que la commande)
- retirer le plafond max sur ses différentes cartes de retrait ou bleue ; pour rappel, une carte a un plafond de paiement et un plafond de retrait DAB, ces 2 plafonds sont souvent hebdomadaires (glissant ou pas — quand pas glissant, atteindre le plafond un dimanche permet de pouvoir tirer à nouveau dès le lundi) et ne sont pas liés. Retirer le max à un DAB ne bloquera pas la carte pour le paiement
- il est aussi parfois de demander exceptionnellement l’augmentation du plafond de retrait d’une de ses cartes de retrait ou CB à sa banque ou à son centre financier
- il est aussi possible de tenter de pleurnicher à la banque en expliquant que c’est urgent… ou faire un scandale ; pour avoir testé, ce qui marche le mieux n’est clairement pas le scandale (qui se rapproche de l’agression et le préposé au guichet va se réfugier derrière ses procédures qui sont très claires & ne vous permettront pas de dépasser le seuil), mais d’avoir tisser auparavant une bonne relation avec certains guichetiers et conseillers financiers, qui eux, ont les clés/astuces pour parfois contourner certaines règles
- avoir du cash chez soi, sécurisé (sac étanche, coffres, plusieurs endroits)
- et pour rappel, largement évoqué dans PROTEGOR, avoir de l’argent dans au moins 2 banques (comme ça on peut faire tout ce qui est cité plus haut, pour chacune des banques)


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Questions à Justine P., une française au Japon pendant Fukushima

Comment réagir quand on subit une catastrophe dans un pays où l’on ne comprend pas la langue ? Quelles informations l’Ambassade fournit-elle ? A quel moment décide-t-on de tout plaquer pour sa survie ? … voici l’exemple de Justine P., étudiante française en V.I.E. au Japon pendant le drame de Fukushima.

Interview exclusive pour PROTEGOR.


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