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Archive pour la catégorie Matériels & équipements

Sécurité PersonnelleMatériels & équipements

Polo pare-balles Miguel Caballero

Je discutais il y a quelques temps avec un distributeur et lui livrais mon envie de « personal protective clothing », moins « tactical ». Car en fait, la majorité d’entre nous n’a pas envie d’être habillé comme les forces de l’ordre dans la vie de tous les jours, et pourtant, nous aimons la praticité et la protection additionnelle que délivre certains produits dits « tactiques ». La marque 5.11 s’essaie dans cette tendance, avec une gamme de produits très « neutres » (les chemises par exemple)… mais pour la plupart des produits, il reste un peu de « trace tactique » (dès qu’il y a du MOLLE par exemple).

Il y a quelques temps, je suis tombé un peu par hasard sur un blog tendance américain (largement repris depuis en France) qui présentait le polo ci-contre, vendu comme pare-balles. La marque colombienne « Miguel Caballero », a allié design vestimentaire & expertise de spécialistes du blindages… pour donner une gamme de vêtements pare-balles au look neutre et relativement légère. Ces produits sont déjà utilisés par certaines personnalités du continent américain.

Le concept n’est pas nouveau-nouveau… sauf que le design n’était souvent pas là, et la couche protectrice mal dissimulée.

En termes de protection, ce polo peut monter jusqu’au niveau IIIA. Bon le bas blesse quand on arrive au prix, encore inaccessible pour la plupart des particuliers. Mais si vous voulez en acheter un ou m’en offrir un (je le prendrai en noir et M :D ), c’est ici.

Un article du Figaro sur ce produit.


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Téléphone de secours pour les Freenautes

Un téléphone est très utile en cas d’urgence. Être équipé d’un mobile (bien chargé & qui ne se décharge pas en quelques heures, qui capte bien, solide…) est bien un acte de « préparation ».

On a déjà parlé du concept de la Panic Room (la pièce de la maison où se réfugier/protéger en cas de problème). Cette pièce doit être équipée d’une solution de communication avec l’extérieur et y avoir un mobile en état de fonctionnement est idéal. Mais jusque là, il fallait soit un abonnement pour ce téléphone de secours, soit une carte prépayée à recharger tous les N mois (les cartes prépayées ayant des délais d’expiration super courts).

Idem en randonnée, balade, voiture, etc. un 2e téléphone mobile éteint, chargé et fonctionnel peut être utile.

Les Freenautes ont désormais une solution gratuite (ou presque… 10€ de frais). En effet pour 0€, ils disposent d’une carte SIM gratuite avec entre autre 1h d’appels par mois. Or, on a tous un vieux mobile dans un tiroir (ou sinon ça se trouve facilement à très bas prix sur eBay, Priceminister, etc.) => Les mobiles de secours vont se développer avec cette offre de Free !!!

 


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Le LASER vomitif… une nouvelle arme « non létale »

Les problèmes de pirates dans différentes mers du monde, et l’intervention de forces de sécurité militaires internationales ou privées, a conduit des entreprises comme Lasersec Systems ou Profrom Marine à réfléchir à des armes non létales & de longue distance.

Leurs recherches ont conduit au produit ci-dessus (fiche technique sur le site de Lasersec), à destination principalement militaire : un LASER efficace jusqu’à 1500m, très gênant pour la/les personnes visées (éblouissant et générateur de nausées fortes) et non létal (pas de blessure aux yeux par exemple).

Je n’ai pas de feedbacks/retex d’utilisation (peut-être certains lecteurs pro ont-ils vu cet engin en exercice ?), mais le concept est intéressant à suivre… en se demandant si un tel produit pourrait un jour arriver en milieu urbain (avec une distance de couverture moindre), pour les forces de l’ordre voire en arme de défense de son habitat*. A voir aussi ce qu’il se passe dans la « Hazard Distance », à très courte distance — a priori, ça doit laisser quelques lésions…

* bon ok, certains vont s’amuser avec depuis leur fenêtre d’immeuble pour faire vomir les passants… bad idea


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Coques Griffin pour smartphones


Cela faisait longtemps que je cherchais une coque vraiment solide pour mon iPhone, j’avais hésité à prendre la coque Otterbox qui restait l’unique coque vraiment protectrice… jusqu’à l’arrivée du Griffin Survivor.

Ca fait plus d’un mois qu’elle équipe mon iPhone, je l’ai trainé en Auvergne, dans des séances bricolages voiture où il a raclé par terre, a glissé, est tombé, puis sous la pluie… mais aussi simplement au bureau (bon, ok, ça passe pas inaperçu) avec quelques tests de chute, et je suis bluffé par le système.

Le système est composé de :
- 1 coque en plastique dur au plus près du téléphone
- 1 coque en caoutchouc mou & épaisse, amovible qui entoure la coque dure

Chaque bouton est accessible soit directement, soit en levant une découpe en mousse. Idem pour l’orifice photo. Aucune perte de fonctionnalité liée à cette coque massive. L’utilisation tactile est aussi fluide qu’en direct sur le téléphone (il y a pourtant une couche « écran » supplémentaire)… il y a juste pour les lettres situées à l’extrême du clavier pour lesquelles il faut bien appuyer (la hauteur des bords en mousse faisant que le doigt à tendance à ne pas aller jusqu’à ces touches).


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GPB, ce qu’il faut savoir sur les gilets pare-balles

Les « GPB » (gilets pare-balles) sont à la fois mythe & mystère : tout le monde connait mais peu connaissent vraiment. Peu de gens connaissent vraiment car le monde des munitions est complexe et car les niveaux de protection sont peu parlants. J’ai pensé qu’un article de vulgarisation pourrait avoir de la valeur ajoutée pour les lecteurs du blog. Les spécialistes relèveront quelques imprécisions ou oublis, normalement pas d’erreur — j’ai volontairement fait synthétique pour rendre accessible le sujet à une audience large.

Minimum à connaître sur les munitions
- côté armes de poing, les revolvers sont souvent en .38* ou en .357* (et peuvent aller jusqu’au .44* voire .50* ; le qualificatif Magnum adossé à une munition signifie une charge plus importante de poudre) et les pistolets souvent en 9mm ou en .45* (aux US, le .40* est courant)
- côté fusils d’assaut, les calibres les plus courants sont le 5,56 OTAN (permettant de tirer la munition .223* Remington) pour le FAMAS français et le fameux M4 (M16) américain, le 7,62 Russe pour la très célèbre Kalashnikov (AK47), et le 7,62 OTAN (munition .308 winchester) pour les FAL, M14, SIG 751, AR10, etc.
- côté fusils d’assaut, le diamètre de l’ogive est donc assez petit, la charge de poudre supérieure (ce qui confère à la balle une vitesse souvent 2 à 3 fois plus rapide que pour une arme de poing), et donc la pénétration beaucoup plus forte que pour une arme de poing
- côté armes de chasse & fusils à pompe, la munition est souvent en « calibre 12 » (18,5mm de diamètre) et son contenu peut être très varié (chevrotine de différents grains, Brenneke ou « slug » quand la cartouche ne contient qu’un seul projectile)
- malgré ces généralités, il existe des centaines de munitions différentes, variant de diamètre, de poids de l’ogive, de charge, etc. Pour aller plus loin, un des ouvrages de référence sur les munitions est le Malfatti
* (diamètre de l’ogive en pouce ; 1 pouce = 2,54cm)

Minimum à connaître sur les niveaux de protection balistique
- il existe plusieurs standards balistiques qui peuvent permettre de mesurer le niveau de protection d’un GPB
- le standard le plus connu est le standard américain NIJ (National Institute of Justice) et est composé des niveaux IIA, II, IIIA, III et IV. Vous pouvez retenir :
- les niveaux IIA et II arrêtent certaines balles d’armes de poing, considérez ces niveaux comme désuets
- le niveau IIIA arrête la majorité des munitions d’armes de poing, y compris les plus fortes (.44 Magnum par exemple)
- les niveaux III et IV permettent d’arrêter certaines munitions de fusils d’assaut, ainsi que les Brenneke ; le niveau III permet d’arrêter des munitions blindées standards (noyau en plomb), alors que le niveau  IV stoppe les balles dites perforantes (pointue avec noyau acier)
- certaines entreprises productrices de GPB créent parfois leurs propres niveaux intermédiaires (III+, III++, IV+, etc.)

Minimum à connaître sur les GPB
- un gilet pare-balles souple est, à ce jour & niveau de technologie, au plus de niveau IIIA ; il n’arrêtera donc jamais une munition de fusil d’assaut
- un gilet pare-balles souple simple ne protège en général pas des attaques au couteau (un coup d’estoc traversera la couche pare-balles), sans l’ajout d’un insert spécifique anti-couteaux
- pour protéger d’un fusil d’assaut, il faut des plaques dures (inserts additionnels) dites « plaques balistiques »
- il est possible d’ajouter ces plaques par dessus son gilet souple IIIA (c’est le concept ICW, « In Conjuction With »), grâce à un gilet porte-plaques (en anglais « plate-carrier » ou « armor-carrier »), pour atteindre le niveau III ou IV ; pendant des années, la référence de porte-plaques était le CIRAS de la marque Eagle – ce modèle a depuis été largement copié, amélioré… des marques comme Crye Precision ou TYR Tactical propose des systèmes désormais encore plus évolués
- il est aussi possible de ne porter qu’un gilet porte-plaques équipés de plaques dite « stand alone » et protégeant à elle-seule le porteur dans un niveau III ou IV
- les plaques dures couvrent moins le corps qu’un gilet souple ; une plaque stand-alone est en général plus lourde qu’une plaque non stand-alone ; une plaque IV est en général plus lourde qu’une plaque III ; la capacité « multi-impact » d’une plaque n’est pas un élément constitutif de son niveau standard de protection, c’est donc un point supplémentaire à vérifier
- certains gilets pare-balles disposent d’une plaque anti-trauma ayant pour objectif d’absorber une partie du choc de l’impact ; il ne faut pas confondre cette petite plaque fine avec une plaque balistique bien plus épaisse & massive
- les matériaux fréquemment utilisés pour les gilets souples sont le fameux Kevlar® (fibres d’aramide), ou des dérivés comme le Twaron®, le GoldShield®, ou des produits à base de PolyEthylène comme le Dyneema®
- les matériaux fréquemment utilisés pour les plaques balistiques sont la céramique (de différents types), le PE (PolyEthylène), l’acier pur, etc.
- la détention de gilet pare-balle souple, de porte-plaques, et de plaques balistiques personnelles est libre en France (et dans la plupart des pays) ; l’acquisition reste toutefois plus compliquée (certains revendeurs demandant par précaution une carte professionnelle de crainte de vendre du matériel qui serait ensuite utilisé dans un casse)

En photo,
– à gauche, un gilet pare-balles souple IIIA de marque SecondChance, avec plaque anti-trauma
– à droite, un porte-plaques Blackhawk (disponible chez USMC), équipé de plaques de niveau IV, par-dessus le gilet souple ; à noter la poignée ici sur l’épaule gauche, permettant de dégrafer tout le gilet en urgence

Merci à Terräng pour les essais de plaques, et à YannC pour les corrections sur l’article


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Rally Fighter, voiture communautaire

Ceux qui ont vu Turbo dimanche dernier ont pu découvrir la Rally Fighter, une voiture de la marque Local Motors conçue par une communauté d’internautes (et ça, c’est vraiment intéressant)…

Le résultat est très « fighter », dans un format très américain, avec des suspensions surdimensionnées, un moteur de Corvette, la bug-out-car idéale ?

En tous cas, je me suis dit que ça pourrait plaire à certains ici :)


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Presse-papier balistique

La société américaine Impact Armor Technologies propose, pour les policiers, un presse-papier* blindé. Le blindage est de niveau IIIA (munitions d’armes de poing, pas celle des fusils d’assaut).

Ce produit semble bien fini, avec un travail sur le poids (900g tout de même, les autres modèles sont plutôt autour de 1,3kg), l’ergonomie… pas sur le prix.

Dans le même genre de produits, on notera :
- une version plus amateur, mais plus abordable aussi
- la version Ballistic System
- la version United Shield

Un tel accessoire est une bonne alternative au « GPB usagé » évoqué dans Protegor, pour une protection balistique simple dans son sac urbain.

(*) « clipboard » en anglais


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Goruck, sacs & poches de qualité

Récemment découvert sur un blog de mode tendance, la marque (fièrement américaine) GoRuck propose des sacs à dos de diverses tailles & des sacoches/poches… je vous laisse découvrir leur catalogue en ligne.

Ces produits relativement chers (pour nos « samurai ») sont vendus pour être très résistants et garantis à vie (genre « pas besoin de nous montrer la facture, on sait reconnaître nos produits, et nous vous les réparerons s’ils défaillent ») — ça c’est premium et ça donne envie de mettre ces sacs à rude épreuve !


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Nylon, Cordura & autres tissus…

J’ai demandé à Filip Postolek, Directeur du Design de Civilian Lab & Hazard 4, d’expliquer les grandes différences entre les tissus que l’on peut trouver parmi le florilège de produits « tactiques ». Il a eu la gentillesse, en exclusivité pour le blog Protegor, de nous faire un topo sur le sujet :

« Les matériaux utilisés pour les sacs/pochettes & vêtements peuvent être classés en 4 catégories :
1 – les tissus en Nylon standard (« Plain Nylon »)
2 – les tissus en Nylon de marque (« Cordura™« , « Goretex™« )
3 – les tissus non tissés
4 – les tissus à base de fibres naturelles

Les nylons standards peuvent être tissés selon différents motifs comme le classique « motif en croix » ou des motifs plus compliqués, appelés « Dobby style nylons ». En général, les nylons basiques simplement tissés sont utilisés pour les usages professionnels, alors que les tissages complexes servent à ce qui relève du loisir & du prêt-à-porter. Quand le tissage est une répétition d’un motif de 1cm par 1cm (ou moins), c’est du « Rip-stop », et sert à rendre le tissu plus résistant à la coupe. La densité du brin de nylon se mesure en Deniers, le plus de Deniers (D) il y a, le plus robuste (et le plus cher) est le tissu. Le 1000D est donc plus costaud, plus épais et dure plus longtemps que le 500D — et ainsi de suite.

Les nylons font partie de la 2e famille dès lors qu’ils sont fabriqués par un fabricant reconnu, comme pour le Cordura™. La qualité de leur tissus est plus sûre, en termes de résistance, de fiabilité, de tenue des couleurs, que ce soit d’une fabrication/série à une autre (ndlr : ce qui est important pour ne pas avoir de différences au sein d’une gamme de produits), ou dans le temps. Ces nylons de meilleure qualité sont cependant bien plus chers, c’est du « premium ». Du coup, la marque du tissu est souvent mentionnée sur le produit final.

Les tissus non tissés sont ceux qui ne contiennent pas de fibres et sont issus de feuilles continues de polymères ou de caoutchoucs synthétiques, etc. Ces tissus peuvent aussi être conjugués à un tissu de type filet (en fibres) pour les renforcer — cela s’appelle alors Tarpaulin (ndlr : comme les bonnes vieilles bâches bleues). Ces tissus sont plus simples à nettoyer que les matériaux tissés, ils sont souvent 100% imperméables, et résistent mieux à l’abrasion. Cependant, cela dépend beaucoup du type de matériau utilisé et lorsque c’est de la mauvaise qualité, ces tissus se déchirent ou se trouent aisément. Pour rester étanches, ces tissus nécessitent d’être soudés à chaud ou bien doublé aux coutures. Ces tissus sont pratiques pour les sacs étanches, ou pour les zones sujettes à forte abrasion. Le bas des bagages est souvent doublé avec ce genre de tissu, à la fois pour l’abrasion et la protection contre l’humidité.

Cela nous amène au sujet de l’imperméabilité. Les matériaux tissés deviennent étanches quand ils sont enduits de Poly-Ethylène ou d’une autre substance, d’un côté. Ils subissent aussi un traitement déperlant comme Scotchguard® pour repousser l’eau à l’extérieur des fibres. Pour être à la fois étanche & respirant, il est nécessaire d’ajouter une membrane laminée, ce qui forme un tissu « en sandwich » comme le Goretex™ par exemple. Ces tissus ne sont toutefois pas aussi respirant que l’on peut l’imaginer, et lors d’activités sportives, on va transpirer plus vite qu’avec des tissus non-imperméables. Quand la transpiration est un problème, il vaut mieux considérer un vêtement respirant non imperméable, c’est d’ailleurs bien moins cher.

Pour les vêtements, le stretch & la flexibilité du tissu sont aussi des éléments clés. Ces attributs se calibrent en insérant un brin élastique, comme du Lycra par exemple, dans les fils. Cet aspect élastique ajouté au fil va jouer sur le confort du vêtement. En revanche, plus on rajoute de l’élasticité, plus on réduit la résistance du tissu à l’abrasion. Les tissus élastiques de type « softshell » vont par exemple mal supporter d’être frottés sur le sol ou un élément un peu abrasif. Il y a toujours un équilibre à trouver.

La 4e et dernière catégorie sont les fibres naturelles, comme le coton, le chanvre, etc. Ce sont des matériaux historiques utilisés pour les sacs & vêtements d’extérieur qui sont désormais plutôt réservés à la mode pour donner un aspect « old school » / rétro. Le problème de ces tissus est qu’ils absorbent l’eau, et donc rétrécissent, pourrissent, perdent leurs couleurs, craquellent au soleil, … voilà pourquoi ils ne sont plus utilisés dans les produits un peu « techniques ». Ils restent toutefois doux & confortables sur la peau dans des conditions désertiques, et sont peu chers. Le coton fait de plus un come-back dans le tactique grâce à ses propriétés de résistance au feu. Tissé en combinaison avec du nylon pour un uniforme, le coton permet d’éviter au vêtement de fondre & de goutter sur la peau face à une exposition à un flash de chaleur. La laine revient aussi pour certains vêtements comme les chaussettes & les sweat-shirts, pour ses propriétés de maintien de la chaleur même mouillée. Elle reste moins populaire que les fibres synthétiques car parfois un peu irritante pour la peau et sujette aux déformations. Elle est aussi plus chère (mais résistante).

 

Question bonus : 500 Deniers, 1000 Deniers ? que faut-il prendre ?

A mon avis, tout ce qui est en dessous de 500D commence à être trop fin / léger pour permettre de bien maintenir la structure de ce que l’on fabrique avec le tissu (pour un sac par exemple). Mais la qualité dépend finalement plus du fabricant du tissu choisi que du nombre de Deniers. Par exemple, du Cordura 500D sera moins durable que du Cordura 1000D mais pourra être plus durable que du nylon générique 1000D. Le 500D est plus léger et plus flexible que le 1000D, donc c’est un meilleur choix pour un sac qui se veut léger & qui n’a pas vocation à subir de fortes abrasions (comme les petits sacs de voyage par exemple). Chez Hazard 4, on utilise en général du Cordura 1000D mais récemment on a certains sacs camouflages Multicam ou ATACS sortis en 500D pour garder le prix attractif pour le client, tout en restant à un très bon niveau de qualité, et léger. »

Merci Filip !


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Tests sur un gilet pare-balles périmé


Nous avons testé quelques munitions sur un gilet pare-balles de niveau IIIA de marque GK âgé fabriqué en 1996 (15 ans). Ce test avait pour objectif de produire un matériel pédagogique pour les stages « tcccfrance » (« un exemple valant mieux que de long discours »). Ce gilet a été porté intensivement pendant la période, et stocké dans de bonnes conditions. Il est considéré comme périmé.

Les tests effectués ont porté sur les munitions suivantes :

Stoppé (niveau IIIA)
- 22LR lead round nose CCI
- 9mm parabellum sellier et bellot 115 gr FMJ
- 9mm parabellum hydra shock federal 147 gr
- 38 special golden saber remington 125 gr
- 45 acp winchester FMJ 230 gr

A noter tout de même, pour ces 5 munitions stoppées par le gilet, l’impact sur les épaisseurs de cartons placées derrière le gilet malgré l’âge du gilet. Pour le 45 ACP en particulier, cet impact constitue un risque majeur de lésion interne sans pénétration du projectile (e.g. éclatement du foie). Pour rappel, tout porteur d’un gilet ayant subi un impact doit impérativement  être hospitalisé pour subir des radios/échographies de la zone touchée, afin de prévenir toute hémorragie interne.

Transpercé (niveau III)
- .223 (5,56mm) barnault FMJ 55 gr
- 7,62×39 russian surplus origine inconnue FMJ 123 gr
Le but de ces tirs était ici de vérifier le comportement du projectile après la traversée de la plaque souple… les deux projectiles n’ont subi aucune déviation.

En conclusion, les munitions sensées être stoppées par un gilet de niveau IIIA ont été stoppées. Ceci ne doit pas être une règle générale, un GPB ne reste garanti que 10 ans.

Vidéos de quelques tirs :
- tir au H&K USP en calibre .45 : stoppé
(normal pour un niveau IIIA, mais bien vu l’âge du gilet)
- tir au M4 en calibre .223 : traversé
(normal, le niveau IIIA n’arrête pas les calibres de fusils d’assaut)

Merci à YannC pour ce test


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Arktis Rainshield, veste imperméable légère


La gamme des produits anglais Arktis est connue de beaucoup, pour sa qualité dans le choix des matériaux. Producteurs de différents systèmes de vestes de combat (la veste « Smock » étant la plus connue), chaque produit passe par une longue étape de R&D. J’ai depuis des années un Stowaway, dont la taille & le poids en font un super accessoire de voyage : parfait coupe-vent et bon « k-way » imperméable pour des petites pluies (sous une très grosse pluie en Chine cet été j’ai tout de même été mouillé au niveau des coutures d’une épaule).

Lors de mon dernier voyage en Irlande (pour l’anecdote photo, Blackwater est un village du sud de l’Irlande), en voiture, j’ai décidé d’emmener avec moi quelque chose de plus imperméable que le Stowaway et j’en ai profité pour expérimenter la veste Rainshield, toujours de chez Arktis.

Bon, il faut comprendre tout d’abord que c’est un usage un peu détourné que cette veste, qui est à la base, prévue (comme le Stowaway) pour être portée sous une veste de combat, et ainsi rendre l’ensemble efficace face aux intempéries. D’ailleurs, c’est pour cela que les surfaces des deux produits sont très lisses, pour un port plus aisé sous une autre veste. Mais la Rainshield peut s’utiliser seule si l’on évite des situations mettant la veste à l’épreuve des accrocs (broussailles à épines, etc.), car elle est plus fragile qu’une veste en Gore-tex par exemple (elle est plus fine/légère aussi…).

La Rainshield fait à peu près deux fois le poids du Stowaway, soit moins de 400gr, pliée dans un sac qui la compresse au maximum. Elle convient donc très bien aux voyages, et même en randonnée (dans une grande poche ou dans le sac). Elle est fine et sèche donc très vite. Cela la rend aussi agréable à porter. Son imperméabilité est bonne, les jours de pluie que j’ai subis n’ont jamais réussi à atteindre mes tee/sweat-shirts. Elle coupe aussi bien le vent.

Le matériaux utilisé est technique : Proline (doublure), Pertex & Téflon (déperlant).
La veste est simple : 4 poches (2 fermées, 2 ouvertes), 1 capuche, 2 cordons de serrage (capuche & bas de veste).

Pour les parisiens, la Rainshield est visible au magasin Terräng, sinon elle se commande en ligne ici.


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Camelbak Urban Assault, sac à dos urbain

En 1998, la préparation de mon premier périple en backpack en Chine fût une véritable plongée dans le matériel tactique. Je découvrais le site américain USCAV et passais commande d’un gilet Blackhawk® (pour porter les pellicules photos, et oui à l’époque on n’était pas encore au numérique) et d’un… Camelbak® : pas un sac (à l’époque je ne sais même pas s’ils en faisaient), mais juste le système d’hydratation qui bâtit la réputation de cette marque, car je voulais pouvoir boire de l’eau potable quand je voulais ! Aujourd’hui, Camelbak® (littéralement le « dos de chameau ») est une marque qui s’est imposée sur le marché comme l’inventeur des systèmes d’hydratation « hands free » (sans les mains, par opposition aux gourdes & autres récipients qu’il faut tenir d’une main pour boire).

Cette marque qui s’adressait à l’origine plutôt aux cyclistes & motards de toutes sortes, a rapidement élargi son public. Skieurs & snowboardeurs, promeneurs & randonneurs, coureurs & autres athlètes, soldats & autres aventuriers… autant de cibles conquises par une solution permettant de boire en plein effort tout en économisant un geste. Puis cette entreprise californienne au marketing bien rôdé (au sens noble du terme : étudier un marché & comprendre le besoin de ses clients) a élargi sa gamme de produits pour mieux servir chacune de ces cibles, et c’est ainsi que toute une gamme de sacs à dos est née, en particulier pour les soldats & autres « outdoorsmen » (comment traduire… hmm « amateurs d’activités en plein air »).

Le sac Urban Assault de Camelbak m’a été présenté par Terräng, distributeur de la marque en France. J’étais encore resté sur « Camelbak® = système d’hydratation » et mes sacs à dos de week-ends étaient un vieux « 3-days assault pack » noir de Blackhawk® et un plus récent Tactical Taylor® en Multicam® pas super discret en ville. Et je fus très vite séduit en fait par le modèle que Terräng me présentait car il était vraiment designé pour une utilisation citadine, bien plus que mes autres sacs. Je m’explique.

Le Urban Assault de Camelbak® existe dans deux versions (normale et XL) qui varient principalement par le volume (plus de 10 litres d’écart). Ce sac est à la fois un « Day Pack » pouvant donc servir de sac quotidien, très pratique dans les transports et permettant d’emporter ses affaires de travail, et un « 3-Day Pack », un sac de week-end ou de petits voyages (déplacements professionnels, déplacements pour formation, ou simple tourisme), permettant de transporter vêtements et autres nécessaires de voyage. Le volume du Urban Assault est donc ajustable, en particulier grâce à des sangles de compression latérales qui ajustent l’épaisseur du sac à son contenu.

Le Urban Assault est de conception moderne, prévoyant des emplacements pour un ordinateur portable (un compartiment dédié située contre la mousse du dos du sac et dont la fermeture éclair est thermo-soudée pour une meilleure imperméabilisation de cet espace), pour un lecteur MP3 et autres accessoires électroniques assimilés (une poche accessible sur le haut du sac et un système de rangement par petites poches internes).

Côté port, le Urban Assault possède deux bretelles larges et confortables, accrochées au sac par des « D-ring » (anneaux métalliques en forme de D) rendant les bretelles amovibles. Les bretelles peuvent être reliées au niveau du sternum pour recentrer le poids sur l’axe central. Il est aussi possible de compléter le port du sac par une sangle de hanches, elle aussi amovible, permettant d’alléger la charge sur les épaules. Le dos du sac est constitué d’une mousse EVA épaisse de 15mm permettant la circulation d’air.

<< Album photos ici >>

Côté rangement, le sac est composé de 4 grands compartiments en couches, et d’une multitude de poches. Le premier compartiment est dédié à un ordinateur portable (pas plus de 15″ a priori aux vues de la largeur de la fente) et/ou à une poche d’hydratation Camelbak® (quand même !) pouvant contenir 2 litres de liquide. Le second compartiment est l’espace le plus grand du sac pour stocker livres, vêtements, chaussures, etc.. Le troisième est un espace de rangement multi-poches pour tous les petits et moyens objets que l’on souhaite séparer de l’espace principal. Le quatrième compartiment est une couche semi-extérieure permettant de placer des objets facilement accessibles et toutefois bien sécurisés puisque la poche en question permet de bien recouvrir et fermer la zone avec des boucles ajustables. A ce « zoning » principal du sac, il faut ajouter 2 grandes poches latérales permettant d’emporter des bouteilles si besoin et/ou une multitude d’autres accessoires (le chargeur de l’ordinateur portable par exemple).

Côté poches, l’intérieur gris clair de ce sac extérieurement noir permet de mieux voir les objets. Les poches intérieures sont nombreuses et permettent de bien séparer stylos, clés, cartes, trousse d’urgence, affaires personnelles, etc. La plupart de ces poches sont zippées, et l’une d’entre elle est en fin grillage pour voir ce qu’elle contient. Une poche noire pour « petits objets accessibles » est aussi placée en haut du second compartiment et convient parfaitement à une lampe ou une paire de lunettes de soleil.

En conclusion, le Camelbak® Urban Assault est aujourd’hui le sac urbain par excellence, discret, avec un système de rangement évolué et adapté aux accessoires modernes, suffisamment de place pour transporter des affaires pour plusieurs jours mais aussi un système de serrage permettant d’optimiser l’encombrement lorsqu’une partie de l’espace offert n’est pas occupé.

Le distributeur français est MP-SEC France (www.mp-sec.fr, info@mp-sec.fr), et le sac est visible dans les magasins Terräng : 3 rue de l’Estrapade, 75005 Paris (tél. 01 43 54 08 27) ou voie Helios, ZI Lavigne, 31190 Auterive (tél. 05 61 50 09 04). Achat possible sur internet sur www.terrang.fr.

 

Des détails qui tuent !
Descartes disait que le diable était dans les détails… je ne sais pas si c’est pour cela que Camelbak® a porté autant d’attention aux détails sur le Urban Assault, en tous cas, voici quelques exemples qui devraient vous séduire :
-    Structure plastique protégeant l’intérieur, permettant au sac de tenir debout
-    Fermetures éclair métal YKK, certaines imperméabilisées
-    Boucles plastiques en « ITW Nexus » & « Woo Jin Duraflex »
-    Chaque élément de fermeture est terminé par quelques centimètres de paracorde nouée et protégée par un tube plastique
-    Les parties de sangle qui dépassent après avoir été ajustées peuvent être pliées et fixées avec un velcro pour éviter « les sangles qui pendent »
-    Velcro arrière pour pouvoir ajouter un élément de personnalisation ou un panneau réfléchissant (e.g. pour les cyclistes) – non fourni
-    Un anneau plastique permet de suspendre le pack d’hydratation Camelbak® dans le premier compartiment
-    La forme du premier compartiment permet d’éviter que l’ordinateur portable transporté ne touche le sol lors que le sac est posé par terre
-    Un panneau plastique interne situé contre la mousse EVA du dos du sac, permet de protéger le dos du porteur d’objets pointus


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