Archive pour la catégorie Sécurité Personnelle

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Commander, poignard signé Perotti+Thiel


Cet été, j’ai eu la chance de passer une bonne partie de mes vacances… en France !  Des amis chinois venaient en terre gauloise et ce fût un plaisir de leur faire visiter quelques coins de l’hexagone, avec beaucoup de longues balades à la campagne : Volcans d’Auvergne, Aubrac, Alpes du Sud. J’avais donc besoin d’un couteau (entre autres), c’était la bonne occasion pour tester un peu le Commander.

Le Commander est une idée de Philippe Perotti (qui n’en est pas à son premier) et un assemblage Sacha Thiel (dont on ne fait plus l’éloge coutellistique — je sais, le mot n’existe pas). Un après-midi, les deux compères se sont réunis dans l’atelier de Sacha Thiel, Philippe Perotti avait déjà ce design en tête depuis pas mal de temps… prototypages, essais, ajustements, corrections… le concept Commander était né ! Peut-être bien le premier d’une série.

Ce couteau est pour moi le design type du « poignard » moderne. Côté choix des matériaux tout d’abord, on est sur de l’acier N690Co de 3,5mm d’épais. Cela fait du Commander une pièce relativement lourde (180g) qui sans être gênant, assure une robustesse certaine et une bonne sensation en main. Les autres matériaux utilisés sont aussi très modernes (moderne devenu classique) : G10 pour le manche (avec différents grips possibles), Kydex pour l’étui (différentes couleurs possibles).

L’ensemble m’a un peu rappelé le Cold Steel Master Tanto qui fût une de mes révélations coutelières quand j’étais ado (il n’y avait pas internet et je voyais ces pubs sur le San Mai dans les magazines US), et même si la forme est très différente ; c’est peut être l’étui, le poids et ce côté très poignard qui m’a rappelé ce souvenir d’enfance. Le Commander est plus court (22cm environ) et donc plus pratique. Je l’ai gardé 1 mois complet dans ma poche avant-droite de pantalons, étui attaché aux lacets de fonds de poche. Il ne dépassait pas, c’était la taille idéale pour avoir une bonne lame et de la praticité d’emport.

>>> Plus de photos ici <<<

L’ergonomie est un point fort de ce couteau… l’encoche à la base de la lame (« l’empreinte ») remplace la garde et permet de loger son index en prise couteau / son auriculaire en prise pic à glace. A aucun moment je n’ai senti de risque d’avoir un doigt qui s’engage vers le tranchant de la lame, la prise est safe. Le manche en G10 est épais (ce qui évite l’inconfort de certains manches plats), et l’apparence mat de l’ensemble (y compris l’acier de la lame qui a subi un traitement « stone-wash ») en fait un couteau qui brille peu. Le couteau est très bien aiguisé, mode « razor-sharp », ce qui fait qu’il excelle dans sa fonction première : COUPER !


Pour se procurer un Commander, c’est ici (ou si vous croisez Philippe Perotti au SICAC demain, ou ailleurs).


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Histoire de sauvegardes distantes

Un article évoqué sur le très bon blog maxime.sh a attiré mon attention et je voulais le partager avec vous. L’histoire nous vient de Detroit, et l’article s’intitule How a stolen MacBook Pro, Google Street View, Craigslist, and Backblaze led to a drug bust, ou comment un MacBook Pro volé, l’application Google Street, le site d’annonces Craiglist & l’outil de backup Backblaze ont conduit à dénicher un stock de drogue.

En résumé :
- La victime laisse un ordinateur & une tablette dans sa voiture (erreur)
- L’ordinateur est volé
- La police demande à la victime : « vos ordinateurs n’ont pas de systèmes de suivi » ?
- La victime a souscrit à un service de sauvegarde des données à distance (dans ce cas, c’était backblaze.com, mais le but n’est pas de faire la promo de cette solution plus qu’une autre) ; cette solution propose une fonction « localiser mon ordinateur »
- La localisation ne marche pas au début, puis fonctionne, mais ne donne pas d’adresse précise, juste un quartier ; la police ne souhaite pas intervenir sur une information jugée trop imprécise
- Mais l’outil de sauvegarde continue à sauvegarder… alors que le voleur stocke des informations sur l’ordinateur volé
- Ainsi le voleur dépose une annonce pour vendre sa voiture, et la photo est récupérée via sauvegarde par la victime
- Sur base de cette photo, le logement du voleur (en fond) est localisée & l’annonce de la voiture est retrouvée sur le site d’annonces Craiglist, ce qui permet d’avoir le numéro de téléphone du voleur ; avec tous ces éléments, la police se décide à intervenir
- La police découvrira aussi dans cette maison des sacs de Marijuana

Alors en conclusion,
- Pour ou contre les outils de sauvegarde distante ?
   => Pour des sauvegardes régulières oui, pour une protection forte des supports de sauvegarde locale (disque dur => crypté, dans un sac étanche, dans un coffre, dans un lieu différent), et… le risque de la sauvegarde « in the cloud » (distante) reste l’accès des données possible par des tiers (admin, hackers, voleurs de mot de passe) ; chacun choisira la solution de sauvegarde qu’il juge la plus adéquate à sa situation (pénibilité de réaliser des sauvegardes manuelles/locales versus risque de piratage d’une sauvegarde distante… risque qui peut être fortement diminué par le cryptage des données distantes)
- Pour ou contre les outils de localisation d’ordinateur/mobile/tablette/auto… ?
   => Pour les LBS (services de géo-localisation) bien pratiques, parfois utiles en cas de vol par des amateurs, mais en usage normal il faut que personne ne puisse s’accaparer le flux d’information généré et savoir ainsi à tous moments où vous êtes


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Norton Cybercrime Report 2012


Le rapport 2012 sur le Cybercrime de la société informatique spécialisée dans la sécurité, Norton, vient d’être publié.
Une bonne vingtaine de planches intéressantes qui décrivent statistiquement nos comportements sur ordinateur & sur mobile :
- 35% des gens ont déjà perdu ou se sont fait voler leur mobile
- 44% lisent leurs emails perso sur des Wi-Fi publics/gratuits
- 1/6 des utilisateurs de réseaux sociaux ne savent pas si leur compte est public ou privé
- 30% pensent que le cybercrime ne les touchera jamais ; autant de gens ne comprennent d’ailleurs pas vraiment ce que c’est
- 40% ne savent pas qu’un virus sur un ordinateur ne se manifeste pas forcément de manière ostensible


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Seulement 29% des gens…

Seulement 29% des utilisateurs de téléphone mobile verrouilleraient leur écran avec un code, d’après une étude mondiale du Time.

Et bien moi,
- je verrouille mon portable par un code (en paramétrant une veille de l’écran se déclenchant rapidement)
- j’ai changé le code de ma carte SIM (car tout le monde essaie 0000)
- je connais mon PUK au cas où
- je connais mon IMEI

Et vous ? :)

Pour éviter de chercher à certains :
SIM = Subscriber Identity Module = nom de la carte fournie par votre opérateur vous attribuant un numéro ; la carte se verrouille par un code à 4 chiffres, souvent initialisé à 0000 ; il est possible d’activer/inactiver cette protection, et de modifier le code directement sur votre téléphone
PUK = Pin Unlock Key = le mot de passe nécessaire pour débloquer votre carte SIM si elle a été bloquée après 3 mauvais codes successifs ; le code PUK est à demander à son opérateur, c’est en général un nombre à 8 chiffres
IMEI = International Mobile Equipment Identity =  tapez *#06# sur votre mobile et noter le numéro de 15 chiffres qui s’affiche, c’est la plaque d’immatriculation de votre téléphone, à connaître en cas de vol, etc.


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Les coques iPhone inspirées par la sécurité personnelle

L’iPhone et autres smartphones se sont développés à une vitesse fulgurante, devenant l’un des EDC les plus communs de beaucoup. Les accessoires & en particulier les coques « de protection » se sont multipliés dans tous les sens… voici quelques trouvailles qui tournent autour de nos pré-occupations :

- les bonnes vieilles coques « rugged » anti-chocs : Griffin, OtterboxOakley, Speck, Ballistic, Cygnett
- la coque pepper-spray Smartguard
- les coques batterie-additionnelle Mophie Juice Pack, PhoneSuite, Exogear, Kensington
- les coques étanches & parfois multi-fonctions SnowLizardMagellan,
CatalystdriSuit, iGills
- peut-être bientôt la coque « stun gun » Yellow Jacket avec ses décharges électriques (je suis pas fan des stun-guns cela dit)
- la coque balistique (pare-balle) japonaise Marudai (totalement inutile)
- la coque « poing américain » ou KnuckleCase (totalement gadget & inutilisable)

Quelle est votre préférée ?

Merci à Minh, Guillaume C. pour l’info sur YellowJacket & à Killaz pour SnowLizard !


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Social engineering, du psychologique dans le technologique

C’est un email de prévention d’une entreprise américaine à ses employés qui m’a appris que le détournement d’informations stockées sur un support électronique réalisé par ruse / imposture (et non par hacking / piratage informatique) avait un nom : le « Social Engineering » (« Ingénierie Sociale » en français, mais je ne trouve pas la traduction super).

Le Social Engineering, c’est le hacking du malin qui n’a pas besoin d’être expert en informatique. Contre une entreprise, le Social Engineering est utilisé pour accéder à des informations (quelqu’un vous appelle en se faisant passer pour un nouveau récemment arrivé et vous demande un fichier), à des systèmes (quelqu’un vous appelle d’une ligne interne en prétextant être du service bureautique et vous demande votre mot de passe) ou simplement aux locaux (comme le fameux coup de la fausse alerte incendie, quand tout le monde remonte dans les bureaux, les tourniquets sont souvent débrayés ; ou bien le « j’ai oublié mon badge à la maison, vous pouvez m’aider à entrer ? »).

Le succès d’un Social Engineer tient donc à sa capacité à gagner votre confiance, à exploiter votre crédulité, à son culot, etc.

Quelques conseils contre anti-Social Engineering :
- faire confiance mais vérifier avant de donner
- ne donner aucune information personnelle à un inconnu
- ne pas donner suite à des requêtes par téléphone si le correspondant n’est pas identifié & de confiance ; idem par email ou par IM (tchat)
- faire attention à toutes vos conversations verbales avec un inconnu
- en cas  de doute, vérifier avec une personne de confiance avant de donner l’information
- se méfier des « amis inconnus » dans les médias sociaux
- ne pas poster d’informations privées (ou de votre entreprise) sur les médias sociaux
- au bureau ou tout autre environnement où vous êtes très régulièrement, être prudent avec les visages inconnus
- ne pas aider une personne à franchir une entrée sécurisée (entreprise, co-propriété) en utilisant votre propre accès
- ne pas hésiter à interroger un inconnu qui se trouve dans un lieu sécurisé

Ces règles initialement pour le monde de l’entreprise s’appliquent à fortioti à la vie quotidienne, dans une optique de sécurité personnelle. Pour finir, un groupe d’étudiants canadiens ont réalisé quelques vidéos illustratives sur le sujet (en anglais). Je me demande si une université ou une école en France a déjà abordé le sujet… (le cas échéant, n’hésitez pas à me faire signe !).


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EDC by Loïc (9)

Loïc, qui nous avait déjà présenté différents ensembles d’EDC (1234567, 8) nous propose une nouvelle sélection simple et accessible (plutôt « ninja » donc).

On y touve :
- Timberline Key Tool (moins de 15€)
- Lampe coudée Energizer Romeo 43 lumens (moins de 25€)
- Stylo tactique Tom Anderson TA-93BK (moins de 15€)
- Clé USB étanche Square II 8 Go (moins de 8€)
- Mousqueton Nite Ize S-Biner (moins de 5€)
- Pochette quelconque en nylon (récup’)

… ce qui nous fait un ensemble de moins de 69€ qui pourrait être encore optimisé par une lampe moins chère :)


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Souvenirs… suivi par un individu au Louvre

Ce billet est le 500ème posté sur protegor.net !

Pour l’occasion, n’hésitez pas à surfer dans les archives (par mots clés dans le moteur de recherche, dans la liste « random » dans la colonne de droite, en prenant une page du blog au hasard, etc.) :)

Il y a quelques jours, je me suis remémoré une mésaventure de jeunesse, et m’amusais à voir les bons & mauvais réflexes que j’avais eus. Je venais d’arriver à Paris, j’avais 22-23 ans. C’était l’été, un soir de semaine, à la tombée de la nuit (cette demi-heure où il fait encore jour mais la luminosité est en train de flancher… et les lumières ne sont pas encore toutes allumées). Je me promenais sur la rue de Rivoli, près du Musée du Louvre, quand j’ai eu l’impression que quelqu’un me suivait. Pas totalement convaincu, je me décide de tourner dans une rue pour voir si l’individu me suivait. Il me suivait [bon point : l'awareness c'est être conscient de son environnement mais aussi savoir entendre certains signes que notre corps détecte, comme une intrusion dans sa zone de proximité, ou une sensation de suivi].

Pas encore très habitué à Paris, je venais en fait d’entrer dans l’un des passages couverts du Louvre qui amène près de la Pyramide. Vu l’heure, la pyramide était fermée et les touristes tous partis. Le passage couvert était désert et je regrettais un peu d’avoir pris ce chemin finalement plus risqué que si j’étais resté sur Rivoli (bien plus passante) [1e loupé : éviter de s'isoler]. J’accélère donc un peu le pas, à la fois pour m’éloigner de l’individu et pour rejoindre une zone que j’espérais moins déserte. Là, honnêtement, les idées commencent à s’entrechoquer dans ma tête [sans le savoir, je venais passer du mode "orange" à "rouge"]. Pourquoi ce mec à l’allure patibulaire me suit-il ? Que veut-il (me voler mon argent, me tuer…) ? Que faire si je me retrouve dans un cul-de-sac ? Que faire s’il a une arme ? etc. Je débouche dans la cour du Louvre où se tient la Pyramide. Là, pas plus de monde en visuel. Ah mais je me souviens, à l’entrée de la Pyramide, il y a des agents de sécurité. Je décide de contourner la Pyramide par l’arrière, un chemin assez peu usité, ce qui me confirmera définitivement si cet individu me suit. M****, il me suit. Là, je suis en train d’imaginer ce qu’il se passerait s’il s’approche. A l’époque, je sors de ma jeunesse consacrée au Karaté, et suis en train de goûter au Pankido. Encore souple, formaté Karaté, pas encore formé à la self-défense, la première idée qui me vient en tête, c’est « 1 coup, 1 mort » [2e loupé : dans la réalité, il vaut mieux envisager des enchaînement techniques, il est très difficile de mettre KO en 1 coup]… autrement dit, je n’envisage aucune discussion (je suis trop stressé anyway) [3e loupé : discuter, négocier, peut permettre de désescalader (idéal), ou au pire, de se positionner et de "cadrer"], et imagine un coup violent. Je vais être transparent avec vous… le coup que j’imaginais, c’était un Jôdan Mawashi Geri (coup de pied circulaire haut) [4e loupé : un coup de pied haut est évidemment à bannir en self-défense, c'est une technique à prise de risque inutile].

J’accélère et me rapproche de l’entrée de la Pyramide. Il y a des barrières de sécurité qui m’empêchent d’aller à l’entrée, mais les agents de sécurité sont toujours là, derrières les portes vitrées. Je décide de déclencher la prise de contact ici, car les agents sont à proximité [bon point : positionnement au plus près d'une force d'intervention probable]. Je me retourne et le laisse venir. Dans ma tête, j’ai comme un HUD qui s’allume. S’il approche trop, le pied part direct. Il est à peine plus grand que moi, bien plus âgé, s’il n’est pas entraîné, il ne verra pas le coup de pied partir et je peux le décapiter [bon & mauvais point : un plan d'attaque, une visualisation, mais beaucoup de stress qu'il faut espérer non inhibant]. Stressé comme pas possible, une phrase sort : « si tu approches encore, t’es mort ». C’est l’acmé de l’histoire là ;-)

L’individu s’arrête net, et dit d’une petit voix (je m’en souviens encore nettement) : « les choses auraient pu être dites plus gentiment ». Il fait demi-tour et s’éloigne, déçu. Moi je reste là, pantois.


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Petit brief à un usager du RER

Un jeune étudiant, un peu inquiet, me disait tout à l’heure… « ah demain, je dois aller en banlieue loin, je prends le RER D vers 8h du mat’ ». Naturellement, mais sans vouloir le paniquer, je lui dis « tu feras un peu attention, il n’y a pas beaucoup de monde un dimanche matin dans le RER ». Et il se mit à demander des conseils, qu’il est bon de partager ensemble :
- sur un quai de gare déserté, se placer dans une position permettant de fuir (donc pas trop loin d’une entrée/sortie) et idéalement à un endroit peu visible (pour éviter d’être « repéré » de loin et suivi par un « prédateur »)
- quand le RER entre en gare, prêter attention à la fréquentation des premières voitures (combien d’individus ? quels genres ?). Cela peut permettre, si besoin, de choisir avec pertinence une autre voiture que celle qui s’arrête devant vous
-  dans le cas d’une faible fréquentation, différents cas de figure d’observation peuvent se présenter avant d’entrer dans une rame :
. 0 voiture totalement vide
. 1 voiture avec 1 ou 2 individus ne semblant présenter aucun risque (femme, personne âgée, homme en costume)
. 2 voiture avec 1 ou 2 individus neutres voire menaçants
. 3 voiture avec un groupe de personnes ne se connaissant pas & ne semblant présenter aucun risque
. 4 voiture avec un groupe de personnes voyageant ensemble & potentiellement « à risque »
… il sera donc recherché  en priorité d’aller s’asseoir dans une rame de type 3, ou sinon 1 ou 0 en veillant alors à se placer dos à une paroi, près d’une issue (et donc normalement du signal d’alarme), et en limitant au maximum sa visibilité.

Ce jeune étudiant, qui avait déjà d’excellentes notions de sécurité personnelle sans le savoir (en tous cas sans le nommer ainsi), m’indiquait qu’il avait rarement eu des soucis dans les transports en commun : « j’ai une attitude / physionomie moins gentille dans les transports, et les gens sentent que je ne me laisserais pas faire (…) ; et puis quand je vais loin comme ça, en général j’évite tout joli vêtement ou bijou, je ne fais aucun effort, et on comprend vite que je n’ai pas d’argent ».


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Tests sur des plaques balistiques

Après un premier essai avec des armes de poing sur un gilet IIIA périmé de la Gendarmerie Nationale, nous avons testé cette fois-ci des plaques balistiques. Pour rappel, une plaque balistique est une couche dure qui s’ajoute par dessus un gilet pare-balles souple pour renforcer son niveau de protection, et ainsi stopper des calibres qu’un simple gilet pare-balles n’arrête pas.

Un des partenaires du blog nous a gentiment fourni 2 plaques, de niveau III+ et IV+, pour ces tests. Ces plaques avaient un peu servi en exposition/démonstration en magasin, mais n’avaient pas été portées et subi aucun choc. Elles avaient 5 à 8 ans d’âge. Nous ne préciserons pas la marque de ces plaques, juste la provenance de fabrication : Israël.
(je parle au passé car on peut les considérer définitivement mortes :) )

Pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec les niveaux de protection balistique, je vous invite à vous reporter à l’article récapitulatif sur le sujet. Les tests ont consisté en des tirs au fusil d’assaut contre les plaques, placées contre une couche de gilet IIIA (car les plaques n’étaient pas « stand-alone ») et un dummy en carton. Nous sommes conscients que le dummy en carton (constitué d’épaisseurs de cibles IPSC) n’est pas proche de la densité d’un corps humain et que cela peut jouer sur le comportement balistique.

Les armes utilisées furent une VZ et un M4. Les munitions respectives : 7,62 x 39 (dite « Soviet »), et du .223 Remington (Barnault).

Test sur la plaque III+
- 1e tir : le projectile issu du tir de M4 est arrêté dans la plaque
- 2e tir : le projectile issu du tir de VZ transperce la plaque, le gilet, avec apparemment une rotation du projectile (le trou dans le gilet est plus gros qu’en impact direct)

Conclusion partielle : il n’est pas possible de conclure que la plaque n’arrête pas le 7,62 soviet (alors que du III+ devrait) dans la mesure où c’était le 2e tir effectué sur la même plaque et que donc la céramique était déjà endommagée. En revanche, elle n’arrêtera pas 2 impacts de 7,62 soviet.

Test sur la plaque IV+
- 1e tir : le projectile issu du tir de la VZ est arrêté dans la plaque
- 2e tir : le projectile issu du tir de la VZ est arrêté dans la plaque

Conclusion partielle : cette plaque a tenu 2 impacts successifs de 7,62 soviet. Elle n’en aurait sûrement tenu un 3e vu l’état de la plaque.

La photo montre l’état de la plaque après ces 2 impacts : la céramique ne fournit alors plus aucune protection. Il est d’ailleurs amusant de voir la composition de cette plaque sur laquelle nous avions peu d’information : elle était composée d’une couche de céramique d’environ 5mm d’épais, sur une compression de couches de polytéthylène. La combinaison de plusieurs matériaux permet ainsi parfois de réaliser des plaques efficaces avec un poids réduit. Dans cet exemple on voit bien le rôle de la céramique qui encaisse une bonne partie du choc et réduit violemment la vitesse du projectile, puis du polyéthylène qui agit comme une multitude de toiles d’araignée superposées pour stopper l’ogive.

Conclusion personnelle : si vous cherchez à vous équiper pour de la « survie urbaine », prenez du IV ou du IV+ ; c’est une conclusion un peu bourrine je l’admets, ces plaques sont certes les plus lourdes à porter (et le gros inconvénient de cela, c’est qu’à la longue, on peut vouloir parfois les retirer), mais le 7,62 reste une munition très courante, hélas.

Deux vidéos du test, ici & ici.

Merci à YannC pour ce test.


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5.11 Stryke Pant, treillis moderne

Je dois avoir un problème avec les pantalons… j’ai l’impression de les collectionner !
Très fan du 5.11 Tactical Pro Pant (j’en ai plusieurs, couleurs obligent), après l’avoir été (et l’être toujours) de Carhartt, quand 5.11 a lancé il y a quelques mois le modèle Stryke, je voulais tester. Je le voulais car il est différent dans la coupe, le tissu & les détails. Et c’était un come-back du bon vieux modèle « treillis ».

Du coup, je l’ai testé lors de mon dernier voyage (encore les US), porté au quotidien pendant 1 semaine — aéroports, avions, balades à Runyon Canyon et près du Hollywood Sign à Beachwood Canyon (Los Angeles), etc.

En terme de coupe, le Stryke Pant est un « treillis » (ou « khaki » en anglais), ces pantalons d’inspiration militaire dont la principale caractéristique sont les poches cargos sur chaque bas de cuisse. Ce qui est génial dans les poches cargo sur Stryke, c’est 2 poches intérieures qui permettent de maintenir les différents objets (à l’origine ces 2 poches permettent de loger 2 chargeurs de fusil d’assaut)… car le problème des poches cargo, qui sont assez grandes, c’est que tout s’y entrechoque et vient même parfois frapper la cuisse ou le genou pendant une marche, ce qui est très désagréable. Ce n’est plus le cas avec le Stryke, puisqu’il est possible d’isoler les accessoires dans l’une des 2 poches et/ou d’utiliser ces poches internes pour clipper une lampe, un stylo, un couteau, etc. C’est vraiment pratique.

La poche extérieure « téléphone » du Pro Pant (sur le devant de la cuisse gauche) n’est pas présente sur le Stryke, mais 2 poches sans rabat sur le devant de chaque cuisse, qui permettent de glisser un téléphone, ou d’autres accessoires.
Il y a aussi bien sûr, 2 poches arrières (avec rabat) et les 2 poches avant.

Autres photos disponibles ici.

Il y a d’autres détails intéressants :
- la taille s’ajuste bien via un élastique caché qui maintient la « ceinture » du pantalon,
- au niveau de la taille & des passants de ceintures on peut trouver différentes ouvertures permettant de clipper/glisser des accessoires,
- la possibilité de glisser des protections de genou en mousse (comme pour le Pro Pant)…

… mais surtout à souligner le caractère « stretchable » du Flex-tac, le tissu spécifié par 5.11 pour ce pantalon. A la base c’est du coton Rip-Stop (comme pour beaucoup de pantalons de ce style, on reconnait le Rip-Stop par le motif quadrillé des fibres), dans lequel sont intégrées de nouvelles fibres aux caractéristiques élastiques, qui ne sont pas de l’Elasthanne (Spandex en anglais), la fibre élastique habituelle. Ces nouvelles fibres permettent une meilleure respirabilité du vêtement, une meilleure tenue des couleurs, et une meilleure durabilité.

Le pantalon Taclite Pro est disponible chez NEOPAX
NEOPAX (www.neopax.fr) – 85, Chemin Notre Dame, La Roseraie – 06220 Vallauris – France – Tél. 06.01.99.66.21

Note : le modèle en photo est de couleur TDU Green
Les autres vêtements sur les photos sont : chaussures Under Armour Mirage Running, polo Black Yak ou tee-shirt « thermal » American Apparel, sacoche PUSH.


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SOG BladeLight BLT50-N

Continuons dans l’idée de rassembler plusieurs usages autour d’un même accessoire, avec le BladeLight. En effet, la célèbre marque de couteaux SOG lancera sur Q3 2012 un couteau-lampe. La partie lampe, à base de 6 LEDS, alimentée par 2 batteries AAA, est étanche (enfin, c’est pas fait pour de la plongée non plus, mais cela survivra d’être trempé dans de l’eau). Puissance dans les 35 Lumens…