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Commander, poignard signé Perotti+Thiel

Cet été, j’ai eu la chance de passer une bonne partie de mes vacances… en France ! Des amis chinois venaient en terre gauloise et ce fût un plaisir de leur faire visiter quelques coins de l’hexagone, avec beaucoup de longues balades à la campagne : Volcans d’Auvergne, Aubrac, Alpes du Sud. J’avais donc besoin d’un couteau (entre autres), c’était la bonne occasion pour tester un peu le Commander.
Le Commander est une idée de Philippe Perotti (qui n’en est pas à son premier) et un assemblage Sacha Thiel (dont on ne fait plus l’éloge coutellistique — je sais, le mot n’existe pas). Un après-midi, les deux compères se sont réunis dans l’atelier de Sacha Thiel, Philippe Perotti avait déjà ce design en tête depuis pas mal de temps… prototypages, essais, ajustements, corrections… le concept Commander était né ! Peut-être bien le premier d’une série.
Ce couteau est pour moi le design type du « poignard » moderne. Côté choix des matériaux tout d’abord, on est sur de l’acier N690Co de 3,5mm d’épais. Cela fait du Commander une pièce relativement lourde (180g) qui sans être gênant, assure une robustesse certaine et une bonne sensation en main. Les autres matériaux utilisés sont aussi très modernes (moderne devenu classique) : G10 pour le manche (avec différents grips possibles), Kydex pour l’étui (différentes couleurs possibles).
L’ensemble m’a un peu rappelé le Cold Steel Master Tanto qui fût une de mes révélations coutelières quand j’étais ado (il n’y avait pas internet et je voyais ces pubs sur le San Mai dans les magazines US), et même si la forme est très différente ; c’est peut être l’étui, le poids et ce côté très poignard qui m’a rappelé ce souvenir d’enfance. Le Commander est plus court (22cm environ) et donc plus pratique. Je l’ai gardé 1 mois complet dans ma poche avant-droite de pantalons, étui attaché aux lacets de fonds de poche. Il ne dépassait pas, c’était la taille idéale pour avoir une bonne lame et de la praticité d’emport.
L’ergonomie est un point fort de ce couteau… l’encoche à la base de la lame (« l’empreinte ») remplace la garde et permet de loger son index en prise couteau / son auriculaire en prise pic à glace. A aucun moment je n’ai senti de risque d’avoir un doigt qui s’engage vers le tranchant de la lame, la prise est safe. Le manche en G10 est épais (ce qui évite l’inconfort de certains manches plats), et l’apparence mat de l’ensemble (y compris l’acier de la lame qui a subi un traitement « stone-wash ») en fait un couteau qui brille peu. Le couteau est très bien aiguisé, mode « razor-sharp », ce qui fait qu’il excelle dans sa fonction première : COUPER !

Pour se procurer un Commander, c’est ici (ou si vous croisez Philippe Perotti au SICAC demain, ou ailleurs).



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