Bientôt plus de sac à dos ?

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La Tribune de Genève vient de publier un article qui annonce une possible complication pour tous les « EDC-istes », et tous ceux qui aiment bien sortir de chez eux avec un peu de préparation matérielle… je pense notamment à un kit d’urgence, et quelques autres accessoires pouvant être utiles dans une journée (eau, lampe, stylo, k-way, parapluie, …).

Cet article informe en effet de la décision, suite à l’attentat de Manchester, d’une société de production organisatrice d’événements en Suisse, d’interdire les sac à dos et les besaces à leurs clients (les spectateurs). Seront autorisés les sacs de taille A5 (une feuille A4 pliée en 2…).

Que ce soit dans sa ville ou bien quand on est touriste / en visite, les EDC sont déjà très contrôlés, limités. J’étais à New York il y a peu, et pour visiter la statue de la liberté ou monter au One World Observatory (le nouveau « World Trade Center »), il faut passer un contrôle similaire à une entrée dans un avion… pas de bouteille / liquide, pas de lacrymo, bien sûr pas de couteau ni d’arme à feu. Sur les lieux du 9/11, cela peut se comprendre. Et bon, on peut toujours avoir un sac avec une plaque balistique « special-options » et un kit d’urgence.

La suppression des sacs (à dos, en bandoulière, etc.) dans certains lieux publics fortement fréquentés, si elle se généralisait, pourrait avoir des impacts forts sur notre organisation et préparation… un max de choses dans les poches, et le développement de micro-sacs (oh non pitié, pas le retour de la banane, svp). Le retour au port de cheville aussi peut-être ?

Enfin, j’ai l’impression qu’il s’agit encore d’une décision à chaud suite à un événement particulier, et que ce ne sont pas ces solutions réactives et coercitives sur la liberté de chacun qui résoudront quoique ce soit hélas… ça entretient la « terreur », ça empêche de se protéger (un sac à dos, c’est un bouclier vous dirait Philippe Choisy), ça complexifie fortement la possibilité d’avoir un kit « FAK » (avec pansement compressif et garrot-tourniquet) et donc de pouvoir compter sur l’aide de chacun. Je ne reconnais pas la Suisse ici.

Bon, j’entends déjà les plus bougons dirent « bah c’est simple, il suffit de ne pas y aller à cet événement ou cet endroit si les sacs sont interdits » — mouais ok, mais c’est aussi se refermer sur soi, et ce n’est surtout pas le bon sens de la sécu perso !

Vous prendriez quoi sur vous deviez aller à un concert / événement sans sac ?



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5 Comments

  1. Vincent

    3 juin 2017 at 18:15

    Je vous rejoins sur la coercition sur nos libertés mais pas sur le fait du repli sur soi. Le boycott est une arme et aussi un bon moyen d’attirer l’attention sur les mauvaises mesures.
    Le bon sens est bien malmené par l’émotion. Mais bizarrement cette émotion n’est jamais de la colère ou bien on nous la cache.
    Vive la technicité et le bon sens de PROTEGOR

    • Guillaume [admin]

      3 juin 2017 at 19:41

      Je te rejoins, le boycott n’est pas une mauvaise chose parfois, mais là il faudrait qu’il soit de suite et massif… si après la chose s’installe, ce n’est pas le boycott de quelques 5% de personnes qui s’intéressent à leur sécu perso qui va impacter les recettes de l’organisateur, et à part se pourrir la vie à ne plus sortir, ça n’aura aucun impact… c’est dans ce sens que je parlais de repli sur soi.

  2. brandigz2

    5 juin 2017 at 9:38

    Novel project
    http://arab.aunties.porndairy.in/?post-trinity
    clit usmanov milwaukee per slaves

  3. Christophe

    9 juin 2017 at 19:17

    Effectivement si on va vers l’interdiction de sac a dos cela va être très problématique, il faudra s’adapter peut-être aussi le retour du gilet type reporter photos qui sait !!

  4. Evilemile

    14 juin 2017 at 10:33

    L’ouvrage « La gestion de la barbarie » évoque justement à longueur de page l’épuisement et l’humiliation. L’épuisement des ressources si personne ne va aux manifestations publiques, mais aussi l’épuisement d’une population empêchée sur son propre sol de vivre pleinement.
    Ces mesures n’empêcheront en aucun cas les attentats commis par des gens très imaginatifs au ratio motivant (1 mort pour 5) mais nous devrons nous adapter par un repli largement adopté pour des raisons multiples.
    Cette simple interdiction est un véritable barrage, comme quoi nous sommes vraiment fragiles, non face au terrorisme, mais face à ceux qui nous pondent des restrictions complètement inadaptées.

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