Gestion de situations de violence pour les intervenants sociaux

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L’organisme Gesivi spécialisé dans la formation pour la GEstion des SItuation de VIolence vient de publier un livre intéressant qui détaille les « Bonnes Postures pour l’Intervenant Social ». C’est donc par le titre un livre qui s’adresse plutôt aux professionnels, mais qui dans les faits, peut être utile à tout un chacun.

Au sommaire du bouquin, une première partie sur les théories, la compréhension de :
– la violence (génèse, typologies)
– l’agressivité (vs. la violence)
– l’agression (théorie, modes’op)
– les émotions
– les (fonctionnements des) agresseurs
et une seconde partie avec une vingtaine de fiches techniques détaillées sur la gestion du stress, la graduation de la force, le désaccord verbal, gifles & coups, dégagements, etc.

Le livre inclut de nombreux témoignages à la fois d’agresseurs et d’agressés, de professionnels qui expliquent comment ils ont géré telle ou telle situation.

Le livre s’achète sur le site de Gesivi ou bien sur Amazon.

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4 Comments

  1. dam

    12 janvier 2015 at 15:48

    Livre commandé, reçu dans un temps record, lecture en cours…
    Merci pour nous les faire découvrir !

  2. albrado

    15 janvier 2016 at 15:19

    L’année dernière, dans l’idée d’une éventuelle réorientation professionnelle, j’ai eu l’occasion de travailler brièvement dans une association dont la fonction caritative consistait à servir des repas à un public en grande précarité. Je me doutais bien, en signant mon contrat que ce job n’allait pas être de tout repos, mais j’étais encore loin de la vérité… Je m’en suis vite rendu compte en faisant le service de midi… En constatant notamment, qu’à l’heure de la popote, certaines pathologies liées à l’alcoolisme, la toxicomanie et la psychiatrie, cohabitaient difficilement, ce qui créait une atmosphère particulière où le chaos était la norme. Il arrivait par exemple, selon les jours, qu’autour d’une table soit cumulés jusqu’à 30 ans de prison en fonction du nombre d’individus et leur pedigree…
    En tant « qu’animateur/accueillant », j’étais donc chargé de réceptionner tout ce beau monde, d’être à son écoute et de veiller à ce que la meilleure entente possible règne au sein du réfectoire. C’était mon premier emploi dans le social, et je n’avais aucune expérience… Mais, pensais-je, j’avais quand même d’autres atouts… La pratique du RBSD (reality based self défense) entre autre, que j’avais découvert pour ma part, en 1992 à Montréal chez Tony Blauer. Blauer qui à l’époque ne parlait pas encore de scénario training mais de « panic attack ». Dans ces cours, il était assisté par Richard Dimitri, qui créera par la suite le Senshido, un système bien connu aujourd’hui, bien qu’il en ait abandonné le nom. Tout ça pour dire que sans prétendre rivaliser avec un négociateur du RAID, la technique de gestion des conflits m’est assez familière…
    Je dois cependant reconnaître que dans le cadre du boulot, j’ai été surpris par les compétences de mes collègues, femmes notamment, qui sans avoir été formé au scénario training, savaient parfaitement gérer toutes sortes de situations « à risque ».
    Avant ça, j’avais fait un peu dans la sécurité pour boucler des fins de mois. Et je pensais que cette petite expérience, couplée avec mon entraînement, serait un « plus » non négligeable pour démarrer dans un secteur professionnel assez agité. Mais ce fut loin d’être aussi si simple… Quand la tension montait, je me rendais compte par rapport à mes collègues, que mon attitude était plus celle d’un vigile que d’un animateur. Je connaissais bien entendu les principes de la « de escaladation » comme disent les anglo-saxons, mais mon seuil de tolérance, je dois l’avouer, était moins élevé que celui du reste de l’équipe composée d’éducateurs spécialisés et autres médiateurs sociaux. Du coup, j’avais constamment les neurones dans les starting-blocks, prêt à intervenir au cas où un problème pouvait dégénérer physique… Je me rendais compte de ce fait, que mes collègues, dans une ambiance surchauffée, restaient plus relaxes que moi et ça pour deux raisons : la première étant parce qu’ils avaient la « fibre » (fibre sociale). Et la seconde c’est que cette même fibre leur avait permis de s’accoutumer beaucoup plus facilement aux risques du métier. Sans ces deux conditions, impossible d’obtenir cette sorte de détachement qui permet de bosser dans une relative tranquillité… Je remarquais aussi que ce détachement face au chaos, n’était pas de l’indifférence mais bel et bien de l’altruisme, et même, allez tant pis, quasiment de la compassion… le dalaï lama appréciera. Rien à voir, donc, avec la motivation de base d’un râblé qui fait de la sécurité pour vérifier son taux de testostérone… Le directeur principalement, m’a impressionné. Bien plus que certains experts de self réputés ayant pignon sur rue. A la fois « aware » et indulgent, je le voyais un peu comme la réincarnation de Jean Vajean… Ce qui ne l’empêchait pas, quand une situation extrême l’exigeait, d’en arriver à faire le coup de poing pour solutionner certains problèmes ne pouvant se régler à l’amiable. A 59 ans, c’est pas donné à tout le monde…
    Maintenant, pour en arriver au bouquin qui fait l’objet de cet article, je pense aussi qu’en dehors des professionnels, il peut être utile à tout un chacun. Je pense de même que les « selfeux » (ou « selfistes »), qui se posent des questions sur leur arsenal technico-tactique – mais qui n’ont ni l’envie ni le besoin de jouer les videurs en discothèque – aurait tout à gagner à aller faire occasionnellement un peu de bénévolat dans une association. Juste histoire de faire du terrain tout en se rendant utile. La « self », c’est sûr, c’est pour soi-même… Mais l’assistance à autrui fait aussi partie du programme. Comme dirait le grand maître Gustave Parking : « Je vous laisse méditer là-dessus »…

    • alex

      18 février 2016 at 15:58

      merci pour ce commentaire, … vraiment merci,

  3. Franck LOUIS-MARIE

    21 février 2016 at 0:27

    Très interressants comme point de vu Albrado

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