Pugilat, art martial occidental

41 commentaires

Nous avions fait une brève présentation de la canne l’an passé. Devant l’engouement suscité par cet article nous sommes revenus à la rencontre de Philippe Choisy pour qu’il nous présente un autre art martial ancien s’il en est : le pugilat.

Pour les références historiques du pugilat nous vous invitons à consulter simplement l’article Pugilat sur Wikipédia qui reflète bien la violence de cette forme de boxe et qui vous plongera très loin dans l’histoire. C’est un art martial d’origine européenne, tombé en désuétude tout comme la canne mais grâce à quelques passionnés comme Philippe aujourd’hui encore, en France et en Europe, la pratique perdure.

Philippe, quelle fut ta motivation première pour remettre le pugilat au goût du jour ?
J’ai eu la « révélation » il y a 4 ans lors d’un stage de Brice Lopez (ACTA). C’était un stage de Pugilat Antique et ce fut pour moi une grande découverte. L’idée a germée d’en faire un cours hebdomadaire et je suis donc parti sur la trace de cet art martial ancien qui nous vient du fond des âges. Parallèlement j’avais beaucoup étudié l’escrime historique des 16e et 17e siècles et j’ai donc monté une méthode que je qualifie d’escrime à mains nues avec les techniques du pugilat. Cela a suffisamment éveillé la curiosité de certains de mes élèves en canne : le cours de pugilat était né.

Pour tes élèves en canne qu’est-ce que la pratique du pugilat apporte en plus ?
Les élèves ont trouvé dans les techniques du pugilisme antique la même gestuelle et les mêmes armés qu’à la canne, j’ai observé que mes élèves progressaient d’autant plus vite à la canne qu’ils en pratiquaient la gestuelle « boxée » dans le même temps, d’où l’idée de développer cette boxe qui autorise le combat à mains nues aussi bien qu’à la canne.

Peux-tu nous décrire les grands principes du pugilat ?
La position de garde s’exécute les bras en extension à hauteur du visage. Elle est contraire à la boxe « traditionnelle ». Si l’on est droitier ce sera la main droite qui sera devant. Au niveau de l’attaque c’est instinctif : les frappes se font en « poing-boxe », « poing-marteau » ou mains ouvertes avec le tranchant de la main. Concernant les attaques toutes les zones sont autorisées. La défense est l’un des points essentiels : l’idée de fond est que l’attaquant vienne se briser les doigts sur les coudes de son adversaire, les coudes sont très durs et des coups portés à pleine puissance sur cette zone provoquent des dommages importants.

Pour avoir assisté à l’un de tes cours j’ai constaté l’absence de combat, pour quelle raison ?
La violence… (rires). En fait cet art martial en combat se pratique sans gants de protection et avec des coups particulièrement « durs » (coudes, frappes en marteau, etc..). Un véritable combat ne durerait même pas une poignée de minutes avant un KO total et le risque de sévères dommages pour les pratiquants. Malgré tout nous travaillons l’intensité grâce à des masques et des gants de canne à environ la moitié de la puissance.

Merci à toi Philippe pour cette remontée dans le temps aux racines de la boxe, si certains lecteurs veulent en savoir plus sur le pugilat comment prendre contact avec toi ?
Je donne un cours de pugilat le jeudi ainsi que le samedi midi (ndlr: en région parisienne) et nous organisons régulièrement des stages, pour de plus amples renseignements contactez moi (philippe[at]france-gom.fr) ou consultez notre site schola-martis.fr.

Merci à Steve pour l’interview.

41 Comments

  1. Jmarc

    26 février 2014 at 11:20

    Bonjour, j’enseigne la canne mais ne suis pas boxeur, ni quoi que ce soit d’autres. La méthode mise au poing (:-) par Philippe est particulièrement intéressante dans mon cas ( et celui des escrimeurs en général) parce qu’elle fonctionne sur des logiques et gestuelles similaires. C’est une occasion formidable qui nous est offert d’accéder à une self-défense en profitant de nos acquis. Bravo à lui !

  2. Jean-Luc

    26 février 2014 at 16:16

    Découverte, et partagée lors d’un stage, cette discipline offre un côté « martial » ludique très intéressant, et pour le Jouteur de Bâton que je suis, un excellent moyen de travailler mes techniques sans instruments puisque les gestuelles sont les mêmes. D’ailleurs, en Tuatha Penn Bazh nous avons une pratique similaire appelée « Barr an gwez » « les branches de l’Arbre » qui reprend les techniques de Canne, Bâton, Bois, à mains nues. Encore un grand BRAVO à Philippe et un bel avenir au Pugilat !

  3. Philippe Lavoie

    26 février 2014 at 18:23

    Merci pour l’article! Image # 3 similaire au Pi Chuan du Xing Yi (un style de kung fu chinois). Comme quoi le pratique dépasse les styles. Continuer votre bon travail.

  4. André

    26 février 2014 at 18:24

    Le Pugilat répond à la question qu’on pose souvent à propos de la canne défense : « et si tu n’as pas de canne, tu fais comment ? »

    Plus qu’un complément c’est une logique de travail qui fonctionne pour la canne, le couteau, les mains nues et une ouverture vers les clés de Jiu Jitsu.

  5. Michel Biays

    26 février 2014 at 18:34

    Excellent travail de recherche sur les transitions de l’arme à la main.
    Plusieurs stages en commun et toujours dans une bonne ambiance.

  6. eddy

    26 février 2014 at 18:56

    je trouve un peu fort d’oser dire « Parallèlement j’avais beaucoup étudié l’escrime historique des 16e et 17e siècles et j’ai donc monté une méthode que je qualifie d’escrime à mains nues avec les techniques du pugilat. »
    Ce n’est rien d’autre que la definition de la boxe anglaise des l’origine, reprise egalement au 19e siecle pour la savate. Mr RBINSON, grand professeur d’anglaise aujourd’hui decedé, n’avait de cesse de le repeter : vous faites de l’escrime a mains nues. Robert PATUREL de même.
    Rien de nouveau sous le soleil, donc. Notamment l’utilisation des coudes en defense contre les poings. Elle figure dans nombre de systemes de self : close-combat, krav-maga, boxe de rue etc. Et ce depuis longtemps.
    Je ne nie pas l’interet possible du pugilat, mais le coté « on ne combat pas, c’est trop violent » et « on a inventé l’eau chaude » est un rien pueril et exasperante, tant c’est redondant chez nombre d’experts ou declarés tels.

  7. Sam

    26 février 2014 at 20:20

    J’ai eu l’occasion de tester la méthode et le personnage à plusieurs reprise :

    Aucune prétention de ré inventer quoique ce soit, aucune grosse tête ou « gouroutisme » comme parfois dans certaines disciplines citées plus haut, simplement, une ré appropriation de certaines méthodes, une mise en commun de plusieurs styles, une personne très ouverte et sympathique qui partage son expérience, sa maîtrise et sa connaissance.

    Avant de juger, il faut tester et découvrir, avant de condamner aussi.

    Merci encore Philippe pour ces stages très intéressants, au plaisir d’un prochain stage ou d’une prochaine rencontre, j’y reviendrai très certainement 🙂

  8. eddy

    26 février 2014 at 21:56

    @sam
    Vous prenez facilement la mouche…
    vous semblez me preter des intentions et des formulations que je n’ai pas exprimees.
    Je ne juge pas encore moins ne condamne. (Re) faites une lecture attentive de mes propos.
    J’ai simplement, sur la foi des propos tenus dans l’interview, fait un constat : celui d’une affirmation un rien pretentieuse « j’ai donc monté une méthode que je qualifie d’escrime à mains nues » et d’une autre affirmation un peu puerile  » on ne combat pas, c’est trop violent ». En apportant quelques precisions d’ordre techniques et historiques.Rien de plus, rien de moins.
    je veux bien vous donner acte de ce que vous affirmez, mais il aurait mieux valu que cela soit dit dans l’interview. Le message en aurait été mieux perçu.
    Vous noterez que , contrairement a vous (aucune grosse tête ou « gouroutisme » comme parfois dans certaines disciplines citées plus haut), je n’ai pas porté de jugements de nature polemique sur le pugilat…
    Sachez que j’ai bien evidemment l’intention de me rendre a un cours, etant parisien.

    • Steve

      26 février 2014 at 23:52

      Loin de poursuivre toute polémique je pense que Philippe est plus un « chercheur », un « passionné », qu’un expert.
      Plutôt que de dire « on a inventé l’eau chaude » ce serait plutôt le genre à dire avec un grand sourire « on a retrouvé l’eau froide! »
      Connaissant un peu le personnage et sa situation il n’y a aucun intérêt financier dans cette affaire, juste un peu d’histoire, beaucoup de convivialité et du pragmatisme.
      C’est puéril de ma part mais de nos jours c’est désuet, suspect et de fait terriblement bon…
      A voir, à faire, sauf pour les Experts…

  9. eddy

    27 février 2014 at 0:07

    mettons alors ses propos lors de l’interview sur le compte d’une maladresse dans la formulation. Je vous en donne volontiers acte.
    Et tant mieux si tel est l’homme.

    • Rey

      27 février 2014 at 0:31

      Dans un contexte ou l’on promeut de plus en plus la spécialisation à outrance, la vision parcellaire, au détriment de la polyvalence, il est bon de voir que l’on peut encore trouver des gens qui remettent au gout du jour l’idéal du « guerrier » : Faire flèche de tout bois, toute distance, toute circonstance. Armé ou non armé,l’important est de pouvoir répondre… Nos fiers sportifs martiaux formatés devraient en prendre de la graine… accessoirement s’entrainer dans les parcs ça relativise pas mal de déplacements et le positionnement, bases de l’affrontement.

      • eddy

        27 février 2014 at 3:03

        je ne vois pas bien où vous voulez en venir. Un sportif est un sportif. La defense de rue n’est pas de son ressort et de sa competence.

        • Rey

          27 février 2014 at 11:30

          Certes, mais il se trouve que parfois/souvent la compétence sportive pense justifier le droit de donner des leçons sur tous les contextes (le syndrome du champion…)
          Certains sportifs n’ont pas l’humilité de penser que leur compétence/expérience se limite à leur aire de combat-duel (ce qui, en soit est déjà énorme et largement respectable ! )

  10. Choisy philippe

    27 février 2014 at 9:40

    Cher Eddy
    C’est avec grande joie que je vous invite à une semaine complète de découverte de Schola Martis et cela sans aucune arrière-pensée et pour tout paiement je vous demande de m’offrir un verre pour pouvoir en parler dans la convivialité et le plaisir du partage !
    Cordialement

    • eddy

      27 février 2014 at 13:28

      ALORS SI EN PLUS ON PEUT BOIRE UN COUP !
      c’est avec plaisir que j’accepte votre invitation, meme si sur une semaine, ça sera un peu compliqué. Je vous contacte par mail.

  11. Jmarc

    27 février 2014 at 9:53

    Re, je pense que la réaction d’Eddy est aussi motivée par l’aspect concis de l’article. Difficile d’exprimer le résultat de tant d’années de pratiques et de plusieurs années de recherches. Bien sur qu’historiquement la boxe est une escrime (enfin surtout la boxe française) mais on ne peut réduire une pratique aux fait qu’elle utilise pieds-poings-coudes. La forme de corps, les stratégies, la logique peut avec les mêmes « armes » produire des choses très différentes. Quand à l’aspect violent douloureux qui empêche les combats je prendrait un parallèle. J’enseigne la canne italienne, nous travaillons en assaut mais aussi au mannequin (mobile et fixe) pour la précision couplée à un impact maximum. Et bien je peux vous dire que ce n’est pas par lâcheté physique ou intellectuelle que les techniques d’assaut et de self de rue sont sensiblement différentes :-). Difficile de demander à un pratiquant de frapper vite et fort quand il sait le genre de parade qui va lui être opposée 🙂

    • eddy

      27 février 2014 at 13:26

      Les dogs brothers organisent des combats tres realistes et reels, avec protections minimalistes, sans qu’il y est mort d’hommes.

      • Jmarc

        27 février 2014 at 17:59

        Eddy, je pense que tu confond violence et réalisme. Si les dogs bothers ne portaient pas de masque est autorisaient les estoques il n’y aurait aucun combat et aucun échange. Il y aurait des morts et ce serait con. Ils vont au bout de ce qui est possible en maintenant un échange.

        • eddy

          27 février 2014 at 20:42

          je ne confonds rien, merci. Je suis con, mais pas a ce point….
          Ceci dit, je crois que vous ne comprenez pas mon propos. Toutes les formes de combat/defense, y compris sportives comme les differentes boxes, peuvent mener a la mort de l’adversaire, si il n’ y a ni regles, ni protections.
          Ce que je veux dire, c’est que le combat est certainement praticable en pugilat comme dans les autres formes de self/combat.

      • R.

        27 février 2014 at 18:20

        Il faut une bonne condition physique pour faire comme les Dog Brothers, ce n’est pas le cas de tous les cannistes et pugilistes.

        Cotoyer des gens qui ont tourné avec eux, sachez que Lonely dog (le suisse) a besoin de 2-3 mois pour se préparer à un « gathering » (rassemblement).

        Aucun intêret à taper plein pot pendant l’entrainement, surtout quand on voit où l’on vise en pugilat (joue, oreille, tempe, machoire…), c’est KO garanti si le partenaire n’est pas attentif.

        Les dog brothers ne s’entrainent pas pendant les gatherings, ils se mettent en situation réelle afin de voir ce qui passe (et surtout ce qui ne passe pas !). Et c’est assez traumatisant pour le corps de certains !

        À très bientôt au gymnase !

        • eddy

          27 février 2014 at 20:50

          je connais le DBMA, et lonely dog, et parfaitement ce qu’est un gathering et ses regles d’engagement. J’ai fait quelques stages avec eux.
          La aussi, je crois que vous n’avez pas compris mon propos et vous me donnez l’impression de me prendre pour un imbecile…
          Je n’ai jamais dit qu’il fallait s’entrainer a frappant a fond (j’enseigne depuis plus de vingt ans, ca serait dommage de ne pas le savoir…),je n’ai jamais dit que les gathering etaient de l’entrainement etc etc. Il est un peu lassant de se voir opposer des reponses a des propos non tenus.

  12. Odilon

    27 février 2014 at 11:45

    Le pugilat, c’est un peu comme… c’est un peu comme un veston en tweed : ça a la classe, la prestance, le panache des choses d’antant, un peu désuètes à présent, mais toujours diablement efficaces. C’est pur laine, et ça se sent, ça tient chaud l’hiver ou dans les ruelles sombres ; en effet, le pugilat c’est un peu un voyage vicieux dans les points faibles de note anatomie, mais toujours avec une élégance très victorienne. Bref, comme le tweed, le pugilat, l’essayer, c’est l’adopter.
    Et pour la petite histoire, je suis venu voir Philippe pour la canne et suis resté pour le pugilat.

  13. Olivier

    27 février 2014 at 21:13

    Tout ceci est très intéressant mais les pôv provinciaux comme moi n’ont pas la possibilité d’essayer canne ou pugilat, trop loin… Y-a-t-il quelqu’un de compétent dans ces domaines en Rhône-alpes ? Ou des stages de temps à autres ?

  14. Armel

    27 février 2014 at 23:20

    Bon ben, j’ai l’impression d’avoir fait une fausse manip’ … Pffff.
    Donc, je disait qu’il ne sert à rien de comparer a l’autre ce que je fait si je ne fais pas la même chose. Discutions stériles qui n’apportent rien si ce n’est une non-réponse puisque ayant raison je lis mal l’argument de l’autre. En conséquence : Rien !
    C’est super ce que fait Philippe CHOISY. Gros travail de recherche, d’actualisation et de formation …. Bravo !
    J’adhère et je prends une formation … Combien de jours déjà ?

  15. eddy

    28 février 2014 at 0:25

    pas d’accord avec vous. Rien de stérile. Du constructif, au contraire. L’incompréhension amène l’explication qui mène a la compréhension. L’echange n’implique pas l’adhesion totale.

  16. Robin

    28 février 2014 at 10:46

    De mon côté, je suis escrimeur. Je porte un masque noir, j’aime le kevlar blanc, et je tire avec une poignée crosse pour allumer des lampes.
    Alors le pugilat de Philippe, ça a un goût de grand-parentèle : ça vous emmène à la pêche avec de vraies cannes et sans Wiimote, ça vous inculque une base de connaissances communes, ça vous enseigne vos racines, ça vous apprend des gardes, des schémas corporels partagés, et ça fait d’excellentes confitures.

    Si l’on peut difficilement innover avec (à la louche) 5000 ans d’existence du pugilat dans les pattes (imaginez le goût de la confiture) et des ramifications à tire-larigot, ce qu’enseigne Philippe a le mérite de reprendre ces techniques sous l’angle de leur évolution, notamment avec la canne, les étudier par l’escrime historique et les enrichir par ses connaissances en arts martiaux orientaux.

    Cette pratique peut n’être ni neuve, ni exclusive, ça ne l’empêche pas d’être chouette : Merci Philippe !

  17. Kushti

    1 mars 2014 at 15:23

    On peut trouver quelques vidéos très intéressantes sur le web mais j’aimerai bien voir un exemple de self plus concret sur ces pages, c’est possible? Les techniques de combats antiques sont certainement trés réalistes car elles sont issues de périodes violentes, âpres, où la survie était nécessaire à chaque instants!

  18. sébastien

    1 mars 2014 at 20:03

    Bonjour,
    en lisant l’article j’ai eu l’impression de lire une définition du Panantukan en kali. Le kali (Inosanto notamment) ne distingue pas fondamentalement le combat avec et sans armes, ce sont les mêmes angles, les mêmes attaques et les mêmes défenses, de manière à ancrer dans le schéma neuromusculaire les réponses adéquates selon l’attaque adverse (simple ou multiple), ou les ouvertures potentielles.
    Le Panantukan a pour but de détruire les poings, avant-bras et bras de l’adversaire avec les coudes, avant-bras et phalanges.

    D’ailleurs la référence aux Dogs Brothers nous ramènent au Kali Inosanto dont sont issus les 3 fondateurs.

    Le kali ne distingue pas non plus les phases de combat en percussion, en coupe, les projections, les clés, et les soumissions. C’est un ensemble continu de techniques depuis une distance éloignée (plus de 2 pas) jusqu’au sol.

    Dans le genre qui aime bien se faire mal, regardez les vidéos de stick grappling en Sayoc Kali avec Tuhon Tom Kier
    http://www.youtube.com/watch?v=mWlcG94N1Es

    Je ne pense pas qu’on veuille tester ces techniques pour voir comment çà fait avant d’y être vraiment obligé, parce que perdre un œil, une pomme d’Adam, ou se faire péter une épaule ou un omoplate, ce n’est pas vraiment cool.

    Une autre vidéo de Tuhon Felix Cortes, pour vous rendre compte.

    http://www.youtube.com/watch?v=kV3cAYZNcYk

    Ce dernier s’entraine notamment en s’écrasant les doigts avec des bâton de kali, et en se faisant taper dessus sans se protéger avec des bâtons de Kali.

    http://www.youtube.com/watch?v=vAZhAWi6zSI

    Et contrairement aux Dogs Brothers, il réalise les combats uniquement avec son bâton, et des gants de mma.

    Pour aller dans le sens d’eddy, je pense que c’est possible de combattre de cette manière, mais il faut de la pratique et du contrôle pour ne pas outrepasser la violence des coups. La self défense, c’est aussi se maitriser, et ne pas tout balancer parce qu’on a eu peur, ou qu’on ne veut pas perdre la face.
    Je pense aussi qu’avec deux bras et deux jambes, il n’y a pas beaucoup de manière différentes de combattre efficacement, en grèce, aux philippines ou en italie

    Cordialement.

    Sébastien.

    • Gevers Andréas

      3 mars 2014 at 17:16

      J’en prend bonne note , merci

  19. nicolas

    5 mars 2014 at 17:36

    Je voudrais revenir un instant sur l’expression d' »escrime à mains nues », « escrime des poings », par laquelle nous désignons notre pugilat. On peut peut trouver cette manière de dire chez d’autres personnes, qui en s’en servent pour désigner, de manière imagée, la boxe qu’ils pratiquent. Seulement ce n’est que par manière de dire, et leur boxe est une boxe qui ne présente aucune des caractéristiques de l’escrimes. Il est à remarquer que ceux qui emploient ce mot ne sont en général ni pratiquant d’escrime sportive (encore moins d’une escrime historique) et jamais maîtres d’armes.
    Pour ce qui nous regarde, ce n’est pas pour le plaisir de la formule que nous employons cette expression. Notre boxe est VRAIMENT une escrime : elle est le décalque à mains nues de la gestuelle avec laquelle nous manions cannes ou rapière. Et de fait, notre gestuelle, la manière dont nous employons les diverses « armes naturelles » de la main et des bras, les trajectoires très particulières qui sont les nôtres, les modes de percussions qui en dépendent et qui varient selon l’arme et/ou sa trajectoire, tout cela ne se retrouve dans aucune autre boxe, pour cette raison qui peut sembler banale mais qui fait toute l’originalité de notre pratique à mains nues : c’est que ces boxes sont des manières de boxer avec les poings, tandis que nous utilisons nos poings « comme si » ils étaient une canne ou un lame.

    • eddy

      7 mars 2014 at 19:46

      non, vous vous trompez. La boxe anglaise a été, des l’origine, denommée escrime a mains nues et elle reprend bien les principes. Il en est de meme de la boxe française qui est une forme d’escrime a mains nues. Cela, ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’histoire. Votre post me parait un rien pretentieux et condescendant a l’egard et des differentes formes de boxe et de leurs pratiquants.

  20. Julien

    6 mars 2014 at 20:12

    J’assiste régulièrement à la séance du jeudi midi, j’y trouve systématiquement Philippe accueillant et toujours bien disposé envers nous, des conseils et de l’expérience vécue de combat toujours instructifs, ainsi que des camarades pratiquants à chaque fois conviviaux et sympas! A bientôt et Rdv au bois de Vincennes!

    Julien

  21. Polymetis odysseus

    7 mars 2014 at 14:19

    Pour avoir fait un stage, je dirai que c’est cohérent, simple, efficace, et le sentiment de revenir aux sources de l’art du combat… L’essayer c’est l’adopter.
    La porte est ouverte aux réflexions, aux recherches, c’est donc très intéressant d’avoir sous les yeux un art martial en constitution. Philippe est un gars qui mérite le respect.

  22. LK

    9 mars 2014 at 12:26

    Ayant bon nombre de lacunes concernant le combat à mains nues, le pugilat de Philippe parallèlement aux techniques d’Acta, à la base de la discipline en France, m’a permis d’obtenir une base solide et efficace dans le combat sans armes.

    Le terme « escrime de main » renvois avant tout à la pédagogie qui fait un parallèle entre les mouvements de canne, rapière, sabre, fauchon et bon nombre d’autres armes. Savoir qui a été le premier à utiliser l’expression, franchement est-ce vraiment utile quand il s’agit d’une simple description?

    Quoi qu’il en soit, quiconque désire découvrir une partie des arts martiaux européens est le bienvenu chez Schola Martis.

    • eddy

      9 mars 2014 at 12:57

      J’entendais simplement rendre a cesar ce qui est a cesar (et c’est historiquement indiscutable, l’expression appartient bien a l’origine a la boxe anglaise). Et remettre les choses a leur place. Car, encore une fois, le côté « j’ai decouvert le feu et l’eau chaude » de certains commentateurs est irritante et lassante.

      • LK

        9 mars 2014 at 13:44

        Je ne demande, monsieur, qu’à vous croire, cependant je ne m’y connais guère en matière d’histoire de la boxe anglaise. Je vous demanderai donc si vous le voulez bien de me présenter la preuve de vos propos car votre simple parole ne peut suffire à faire loi, vous y conviendrez.
        Offrez nous la preuve de vos dires et partagez vos connaissances, nous sommes ici pour apprendre.

  23. eddy

    9 mars 2014 at 14:48

    le pere de la boxe anglaise est james FIGG au 18e siecle. James FIGG etait un…escrimeur de tres haut niveau, et egalement de baton. Il redecouvrit le pugilat greco-romain, organisa des combats et est consideré comme le 1er champion. Il baptisa dans un premier la discipline « d’escrime sans armes » avant d’utiliser le terme de boxe a mains nues.
    Pour info, pugilat vient du grec  » du grec pugme » signifiant main fermée.
    En boxe anglaise, les sont designés sous les termes prevot d’armes et maitre d’arme.
    J’espere que ses quelques precisions concourront a votre edification.

    • Daniel

      25 août 2016 at 20:56

      Merci pour ces précisions historiques et tout à fait en phase avec vos propos!?

  24. eddy

    9 mars 2014 at 14:53

    L’ouvrage de reference est le « ‘The Boxing Register’ de James B. Roberts and Alexander G. Skutt. Il n’a pas ete traduit en français

  25. eddy

    9 mars 2014 at 17:50

    En boxe anglaise, les enseignants sont designés sous les termes prevot d’armes et maitre d’armes.

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