Gestion des conflits & self-défense… on en revient à « connais-toi toi même »

6 commentaires


Connaissez-vous votre style dominant en résolution de conflits ?

Pourtant, je suis certain que vous savez si vous êtes meilleur dans une confrontation au sol ou debout. A titre d’exemple, si de nature, je suis un style de personne orientée agressif, ma réponse risque d’être excessive par rapport à la situation, je vais chercher à blesser verbalement mon interlocuteur, je vise la personne. Par contre, si je suis son opposé, mon laisser-aller générera encore plus de frustration lors d’une crise relationnelle.

Dans tous les cas, ces styles de résolutions sont guidés par des réactions primitives de notre cerveau, ce qui induit souvent des décisions lourdes de conséquences et allant même, parfois, au-delà de l’antagonisme lui-même. Ainsi, toute personne allant à contre-sens de nos opinions, de notre vision du monde, pourra et sera certainement perçu comme un ennemi potentiel.

Nous nous laisserons guider par nos automatismes comportementaux. Notre vigilance et nos capacités longuement acquises au cours de nos entraînements de self-défense feront surface. Une part émotionnelle nous envahira pour traiter l’ami dont je n’ai pas aimé la remarque comme un danger, une menace potentielle générant, ipso facto, une éventuelle situation de violence ; l’objet réel du conflit sera oublié…

Il paraît donc nécessaire de maîtriser ces facettes de sa personnalité, les comprendre, les analyser et les maîtriser. Nous revenons à la phase essentielle de tout pratiquant : sais-tu vraiment qui tu es ? Si vous ne savez pas si vous êtes meilleur au sol ou debout, vous pouvez certainement améliorer votre pratique ; si vous ne maîtrisez pas – encore – vos réactions par rapport aux situations conflictuelles, vous pourrez aussi progresser. Alors, créez-vous un arsenal complet pour faire face aux interactions complexes ; de l’échange difficile avec son épouse à la confrontation avec des collègues sur des divergences d’opinions, en passant par le prédateur qui tentera de vous voler votre portefeuille, sachez analyser, comprendre, prendre du recul… pour pouvoir réagir & embrasser l’ensemble de ces situations et travailler afin qu’elles ne restent pas sans réponse.

Merci à Olivier Maillot de face-au-conflit pour ce billet et d’intervenir sur le blog Protegor



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6 Comments

  1. Franck Calgary

    13 juillet 2013 at 7:12

    Et alors quoi ? Un article qui n’apporte aucune réponse ! C’est quoi vos solutions pour s’améliorer dans les échanges et les réactions Mr Maillot ? « Travail incomplet » serait noté dans une copie comme celle ci remise à mes profs ! Ou alors… vous nous avez préparé une suite pour bientôt !?!

    • didier

      13 juillet 2013 at 14:01

      Bonjour,
      la solution, si on la veut meilleure n’est pas d’attendre des autres, mais de la trouver par soi même 😉 Maintenant Franck, c’est vrai que cela donne envie d’en savoir plus. Et je faits confiance en Olivier pour qu’il y ait une suite.
      Je conseille « le cerveau de bouddha » qui parle du loup d’amour et de haine

    • Olivier

      14 juillet 2013 at 23:24

      @Franck, oui tout à fait, c’est un commencement. D’ailleurs votre commentaire est super pour ça, puisque source potentiel de « conflit » ;)L’important est de bien discerner la cause réelle, de viser l’objet et non la personne. A titre d’exemple, la transposition vers le milieu scolaire et la citation d’une personne en amont peuvent prêter à confusion. Il y a une personnalisation puis transposition. La personne est interpellée et se sentira donc toucher personnellement. Il y a un risque émotionnel fort… Si vous souhaitez avoir plus détails, je suis disponible pour échanger avec vous…

      @Didier, merci ! Et à très bientôt j’espère…

    • didier

      19 juillet 2015 at 20:36

      Exact, c’est assez flou, mais c’est, j’espère, un point de départ sur un débat intéressant. A suivre

  2. alefe

    13 juillet 2013 at 12:06

    Justement, je suis en train de créer un site internet consacré à la méditation et notamment à un aspect peu évoqué de cette pratique. Pratique encore trop peu connue et trop connotée « hippy attardé » ou « moine reclus au fond de sa grotte », malgré les nombreux articles paraissant dans les médiat depuis que les médecins s’y intéressent.

    En attendant la mise en ligne de mon site, prévue courant aout, vous pouvez lire le dernier numéro de Sciences et Avenir.

  3. krabeurk

    10 juillet 2015 at 17:03

    «[…]; de l’échange difficile avec son épouse[…]»
    Et avec son époux aussi, d’ailleurs.

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