FAK de poche

14 commentaires


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En déplacement, avoir un FAK (first aid kit, kit de premiers secours) fait partie des principes de base de sécurité personnelle. Quand on a un sac, tout va bien, et l’on peut constituer un FAK avec la méthodologie classique :
– quels sont les principaux « maux » auxquels je veux pouvoir faire face rapidement (coupure, coup/bleu, poussière/lacrymogène dans les yeux, hypothermie, mal de crâne, saignement de nez, piqûre, douleur, brûlure, etc.) ?
– donc, quels produits médicaux dois-je donc prendre dans mon FAK ?
– et maintenant, comment optimiser le volume de mon FAK — en sélectionnait les produits les plus compacts, en supprimant d’éventuels produits superflus & en minimisant les emballages.
Et avec un peu de chance, le FAK rentre dans votre sac ! 🙂

Maintenant, en balade urbaine, les plus minimalistes d’entre nous peuvent aimer ne pas s’encombrer d’un sac. A fortiori quand on a des vêtements pleins de poches. C’est le cas par exemple avec le Sabre Jacket 5.11, et c’est pour ce vêtement que je me suis décidé à m’organiser un « FAK de poche », destiné à entrer dans la poche de manche du blouson.

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Le contenu que j’ai pu loger dans cette poche :
> 1 Quikclot Sport, qui permet de gérer une hémorragie moyenne
> 1 tube d’Efferalgan Odis, du paracetamol qui se prend sans eau
> 1 mini-capsule de baume du tigre (pour chauffer un muscle, pour déboucher le nez quand on est enrhumé, pour calmer un bouton d’insecte, éloigner les moustiques…)
> 1 couverture de survie, dans le sachet zippé de laquelle j’ai introduit :
– 1 compresse alcoolisée, pour désinfecter une éventuelle égratignure
– 1 sachet de 2 compresses 7,5×7,5cm, pour protéger une plaie si besoin
– 2 pansements de taille moyenne
– 1 capsule de solution ophtalmique, pour pouvoir se rincer l’oeil 🙂

Ci-dessous une « scorecard » de ce FAK pour mesurer sa couverture et souligner ses points forts/faibles.

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14 Comments

  1. YannC.

    21 juin 2011 at 9:00

    @ admin : quikclot+compresse tu stop un saignement superficiel ! certainement pas une hémorragie qui soit réclame un traitement spécifique (garrot tactique ou wound packing)
    Pour des raisons de compacité on peut prendre un pansement de combat URIEL qui peut faire compressif et garrot d’urgence et qui est très compact !

    Pour la désinfection, il vaut mieux prendre de la

  2. YannC.

    21 juin 2011 at 9:04

    Pour la désinfection, il vaut mieux prendre de la chlorhexidine (nota :irritant pour les yeux et les muqueuses !) qui a un spectre très large et ne pique pas ! (pour les ptit !) dispo en unidose je crois !

  3. RATATOSK

    21 juin 2011 at 10:12

    @YannC

    Je me balade toujours avec un KIT 1er secours (différent du kit 1er soins). Ce Kit comprend :

    – un crochet benchmade pour déchirer sangles et vêtements
    – des gants latex
    – une membrane pour faire du bouche à bouche
    – une couverture de survie
    – un pansement compressif / garrot (le uriel en question)

    Pour ce qui est du pansement hémostatique Uriel: une critique. Il est emballé sous vide, ce qui est très bien pour l’encombrement. Mais ça le rend très difficile à ouvrir. J’espère ne jamais avoir à l’utiliser en étant blessé à la main / au bras.

    Tout ce qui est réduction de la douleur, traitement des bobos, dans une OPTIQUE EDC urbain… AMHA, ça n’a aucun intérêt: il n’y a pas d’urgence à traiter une égratignure au point de transporter avec soi désinfectants, pansements et compresses.

    Par contre traiter un type en arrêt cardiaque, respiratoire et ou en train de se vider de son sang, là il y a urgence et ça justifie d’avoir un minimum sur soi.

  4. RATATOSK

    21 juin 2011 at 10:13

    J’oubliai d’ajouter que pour parfaitement compresser l’ensemble du kit et dans un souci de poids, j’emballe le matériel dans du plastique alimentaire en pressant. Ca fonctionne à merveille pour faire un petit paquet compact à déchirer en cas d’urgence.

  5. YannC.

    21 juin 2011 at 10:53

    @ ratatosk :
    Yes, excellente remarque, c’est le défaut du uriel ! mais j’ai pas trouver + compact et le fameux adage : 1 item 2 usages ( compressif /garrot ) est respecté .
    Note que c’est pareil (soucis à l’ouverture ) pour les autres: genre israélien classique ou OALES us, perso en inter réelle, c ma binôme qui l’a ouvert pour moi.
    C comme les gants 2 fois j’ai pas eu le temps…..

    Pour le reste je fais comme admin, je pense, une différence entre un FAK (first aid kit pour la bobologie perso ou de la petite famille ) et une ITK (individual trauma kit ) pour la blessure grave (balle, arme blanche, arrêt cardio-ventilatoire etc…)

    Pour le stockage le ziplock c top ! pour les gens fortunés ya les machines sous vide mais ne pas oublier les petites encoches avec le ciseau ad-hoc pour l’ouverture.

  6. Curieux

    21 juin 2011 at 11:07

    Je profite de cet article pour poser une question..
    Les sachets Quikclot sont ils vraiment intéressants? Parce qu’ils ont l’air assez peu pratiques. On trouve des videos de gars qui se battent avec leur sachets en essayant de les utiliser et finissent par se bruler avec le produit…

  7. admin

    21 juin 2011 at 11:55

    Merci à tous pour les bonnes idées !

    Oui en effet ce kit n’est pas pour la guerre, mais bien pour le quotidien, donc avec une bonne dose de bobologie… j’ai toujours cette anecdote (que j’ai du déjà raconter 5 fois), d’un ami qui s’est bien rappé la jambe sur une pierre dans la campagne chinoise, rien de grave au sens où il ne risquait pas de se vider de son sang, mais c’était bien pratique d’avoir 2-3 bricoles pour désinfecter, éviter de mettre du sang partout et pouvoir continuer la balade. Sans le minimum de matos, ça change les plans car il faut rentrer chez soi / à l’hôtel pour panser la chose (c’est presque psychologique), alors que là on a pu continuer comme si de rien n’était. On est autant dans l’efficacité psychologique que dans la sécurité physique là…

    D’ailleurs, autre argument qui rejoint un peu le sujet du « home survival kit » — on peut être des durs (mentalement) et ne pas avoir besoin d’assiette, de chocolat, de désinfectant, de pansements… sans aucun impact psychologique, mais ce n’est pas le cas de bcp de gens autour de nous. J’ai parfois l’impression d’être équipé plus pour les autres que pour moi, lol.

    @Curieux : Pour les Quikclot, les brûlures dont tu parles doivent être celles causées par la poudre (sachets khaki)… là il s’agit de compresses, le principal inconvénient étant celui cité précédemment, la difficulté à ouvrir un conditionnement sous vide.

  8. YannC.

    22 juin 2011 at 9:43

    @ curieux : les poudres et leur variantes prennent tout un chapitre en tccc comme dans la partie itk/fak du cours « survie urbaine ».
    En substance : oui c pas facile à utiliser en version poudre , oui ça chauffe +ou – selon les marques (c lié à la composition chimique ), c trés efficace mais ce n’est pas un médoc miracle, choisir la version gaze ou applicateur (celox A), les chirurgiens en opex sont mitigés ça pose soucis lors du nettoyage de la blessure…
    C ce que je disais en intro, c vaste et complexe je peux causer dessus 2h donc attention c un truc pour personne entrainée.

  9. Pingback: Protection contre le froid - PROTEGOR® guide & blog de sécurité personnelle, self-défense & survie urbaine

  10. Le Spé

    14 octobre 2012 at 23:45

    Bonjour, j’ai découvert le livre Protegor par hasard dans une boutique et me voilà maintenant à écumer le site!bravo à vous pour ces bonnes idées!

    Je ne sais pas si le principe à été repris,mais le « score card » est une bonne idée qui permet à elle seule de se fabriquer un kit avec une bonne base de réflexion.

    Pourriez vous en faire une pour l’article FAK de votre sac de sport(section urgence et premier secours)?

    Merci et courage pour gérer le site…c’est un travail « admin »!

    • Guillaume [admin]

      15 octobre 2012 at 10:06

      Merci 🙂

      Le principe de scorecard vient du monde de l’entreprise, c’est très classique.

      En sécu perso & en survie, une méthodo classique est :
      1 – de lister l’ensemble des risques que l’on veut couvrir (dont on veut se protéger)… là il faut brainstormer un peu & être exhaustif
      2 – pour chacun des risques identifiés, lister les solutions permettant de réduire ces risques
      3 – rationaliser (car en général, on ne peut pas cumuler l’ensemble des solutions sur l’ensemble des risques… déjà en équipement c’est trop lourd) : il faut donc garder avant tout les solutions/équipements qui permettent d’adresser plusieurs risques, et faire des concessions (pondérer les risques aide à faire ces concessions)

      J’ai utilisé ce principe de scorecard dans l’article sur les émeutes aussi :
      http://www.protegor.net/blog/2012/04/riot-preparedness-comment-se-preparer-a-une-emeute/

      Pour l’autre FAK, je vous laisse faire, c’est un bon exercice, il faut driller ;-)))

  11. Simon95

    28 mai 2013 at 1:30

    Ce que je ne vois jamais dans aucun kit, c’est d’avoir un peu d’argile en poudre sur soi.
    L’argile à de multiples applications :
    – en cas de blessure, mettre de l’argile en poudre verte directement sur la plaie, sur le sang. L’argile est bactéricide. Et a un avantage assez intéressant : les coupures soignées à l’argile ne laissent pas de trace. Ma main a traversé une vitre, donc de multiples coupures. Que j’ai soignée à l’argile : pas une trace. Formidable, non ?
    – En cas d’intoxication, ou tout simplement de nausée. Verser un peu d’argile dans de l’eau et boire. L’argile neutralise les poisons (le charbon activé le fait aussi).
    Des fois, dans des repas un peu trop arrosés, je me sens nauséeux. Un peu d’argile, et je me sens rapidement de nouveau bien.
    – Une douleur quelque part ? Faire un emplatre en rajoutant de l’eau, et le déposer sur la partie douloureuse. L’argile est un aspirateur à douleur.
    – Quand on des flatulences (qu’on pête, quoi), c’est des fois gênant, surtout quand on a un rendez-vous important (Rdv avec un futur employeur, avec un(e) fiancé(e)…). Les gaz s’en vont dans les 5 minutes. Et je l’ai expérimenté maintes fois.

    Et pour finir, certaines ONG n’utilisent que l’argile pour purifier l’eau. C’est dire…

    Conclusion : Ayez toujours avec vous un peu d’argile, dans un tube, par exemple.

  12. MINA

    4 octobre 2014 at 15:00

    Bonjour,

    Je commercialise des pochettes qui sont à la base destinées çà ranger du matériel pour diabétique ou pour allergiques.
    Point interessant pour vous est qu’elles sont personnalisables : ce qui veut dire que vous pouvez mettre n’importe quels consignes ou messages sur la face avant ou arrière.
    N’hésitez pas à consulter le site http://www.diabete-seven.com pour en savoir plus. A vous d’être imaginatif pour voir ce que vous pouvez y stocker.
    Michael

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